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Fleury est la pierre angulaire des étonnants Golden Knights

Le gardien a mené l'équipe d'expansion au titre de la section Pacifique et il vise un autre championnat

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

LAS VEGAS -- Marc-André Fleury était le joueur le plus renommé sélectionné par les Golden Knights de Vegas lors du repêchage d'expansion de la LNH. Il avait accumulé 375 victoires en carrière en saison régulière et 62 pendant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley devant le filet des Penguins de Pittsburgh. Il avait remporté la Coupe Stanley à trois reprises.

Par contre, même avec un tel palmarès, ce joueur n'était pas différent des autres réclamés ce jour-là.

Il n'était plus désiré par son ancienne équipe.

« Un joueur qui a gagné trois fois la Coupe Stanley n'a plus rien à prouver, normalement », a révélé l'attaquant James Neal. « Mais je pense que parmi tous ceux qui avaient quelque chose à prouver ici, c'est lui qui avait le plus à gagner. »

Fleury a fait preuve d'une grande classe quand Matt Murray lui a ravi le poste de gardien numéro un à Pittsburgh. Après que les Penguins eurent défendu leur titre l'an passé, c'est Fleury qui a remis la coupe à Murray. D'une certaine façon, c'était compréhensible : il avait 32 ans, Murray en avait 23 et il avait été excellent.

Fleury, maintenant âgé de 33 ans, a conservé cette grande classe. Il ne peut tout simplement pas faire autrement.

« Je me suis souvent retrouvé sur le banc au cours des dernières années, a mentionné Fleury. J'adore ce sport et j'adore jouer. J'ai eu l'occasion de venir le faire ici, alors je voulais seulement m'amuser. »

Or, Fleury aimait Pittsburgh et les Penguins. C'est tout ce qu'il avait connu depuis qu'ils l'avaient réclamé au premier rang du repêchage 2003 de la LNH. C'est là qu'il a gagné la Coupe Stanley comme gardien partant en 2009.

Bien entendu, il a éprouvé des difficultés par moment. Il venait de connaître deux de ses meilleures campagnes lorsqu'il a subi une commotion cérébrale vers la fin de la saison 2015-16. Il a donc regardé Murray gagner la Coupe comme gardien partant. Il a partagé le filet avec Murray en 2016-17 et après avoir présenté une fiche de 8-4 avec une moyenne de buts accordés de 2,55, un pourcentage d'arrêts de ,927 et un jeu blanc pendant les deux premières rondes des séries, alors que Murray était blessé, il a de nouveau dû se contenter du rôle de spectateur quand son jeune coéquipier a encore remporté la Coupe comme partant.

Ce fut sûrement difficile pour lui et cela lui a probablement servi de source de motivation. En plus de réaffirmer son statut de gardien numéro un, il a connu la meilleure saison de sa carrière pour aider les Golden Knights à remporter le titre de la section Pacifique à leur campagne inaugurale. Ils affronteront les Kings de Los Angeles lors du premier match du premier tour des séries de l'Association de l'Ouest, mercredi (22 h HE; NBCSN, CBC, TVAS, NHL.TV).

Sa moyenne de buts accordés de 2,24 et son pourcentage d'arrêts de ,927 sont des nouvelles marques personnelles pour lui. D'ailleurs, il a partagé le premier rang avec Antti Raanta des Coyotes de l'Arizona pour la moyenne et le deuxième rang avec Pekka Rinne des Predators de Nashville pour le pourcentage d'arrêts parmi tous les gardiens qui ont disputé au moins 45 parties.

Dans le dernier match de la saison, samedi, il a accordé six buts sur 18 lancers dans un revers de 7-1 contre les Flames de Calgary. Cette rencontre n'avait aucune signification pour Vegas, qui a ainsi décidé de reposer certains joueurs blessés et d'en réinsérer d'autres dans l'alignement. Or, sans ce match, il aurait conclu l'année avec une moyenne de 2,14 et un pourcentage d'arrêts de ,931. Il aurait pris le premier rang dans ces deux catégories.

« Il a eu une saison extraordinaire », a déclaré l'entraîneur Gerard Gallant. « Et je pense que l'élément le plus important dans tout ça, c'est qu'il est très fier et il voulait prouver au monde qu'il était encore un excellent gardien. »

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Avant que Dave Prior devienne l'entraîneur des gardiens de but des Golden Knights et que George McPhee soit nommé directeur général de cette nouvelle organisation, ils ont occupé les mêmes postes avec les Capitals de Washington. Prior avait observé Fleury en prévision du repêchage et il a dû l'affronter pendant plusieurs années.

« Dave a toujours cru qu'il pouvait être meilleur qu'il l'était, a confié McPhee. Et il avait raison. »

Prior se décrit comme une sorte de grand-père grincheux avec une vision inhabituelle de la position de gardien. Il accorde plus d'importance au positionnement qu'à la mécanique. Il veut que ses gardiens restent à leur place et non qu'ils reculent et trichent.

« Quand on essaie de réagir aux lancers, on veut se donner le plus de temps possible. Donc, on va essayer de s'accorder du temps et de l'espace pour mieux réagir, a expliqué Prior. On ne le fait pas toujours. On n'expose pas toujours une plus grande partie du filet pour faire plaisir à l'attaquant. »

Pour rester en place, il faut être suffisamment athlétique pour exploser lors des déplacements latéraux. Fleury a toujours été reconnu pour ses qualités athlétiques. Quand Prior a observé Fleury lors des dernières séries éliminatoires, il a trouvé qu'il semblait avoir retrouvé la fougue de ses 25 ans. Il était donc très heureux de pouvoir le réclamer au repêchage d'expansion.

Alors, pourquoi Fleury a-t-il enregistré une moyenne de 3,02 en 2016-17, sa pire depuis que les Penguins avaient terminé avant-derniers au classement général en 2005-06?

« J'ai demandé à Marc-André de me l'expliquer, a raconté Prior. Il venait de disputer deux saisons avec les champions de la Coupe Stanley, alors pourquoi avait-il une moyenne de [3,02]?

« C'est comme ça qu'on a commencé avant le début de la saison parce qu'à mes yeux, son rendement était inférieur à son potentiel. Il m'a donné quelques raisons et aucune d'elles n'était insurmontable. Je lui ai dit qu'on devrait remonter dans le top cinq. »

Fleury a peaufiné son jeu et il a entrepris l'année en lion. Il a subi une commotion cérébrale lors du quatrième match et il a raté les 25 parties suivantes. À son retour, il a disputé 41 rencontres sur 50 entre le 12 décembre et le 31 mars, dont 27 au cours des 61 derniers jours.

« Je sais qu'il adore jouer, a ajouté Prior. On en a discuté parce que ça faisait beaucoup de matchs pour quelqu'un qui veut gagner la Coupe Stanley. Il m'a toutefois rappelé qu'il avait eu deux mois de congé et il s'en est plutôt bien sorti. »

Après que les Golden Knights eurent remporté le titre de la section Pacifique avec une victoire de 3-2 contre les Sharks de San Jose le 31 mars, il a pu prendre quelques parties de congé.

« Il voulait être la pierre angulaire de notre équipe et c'est ce qu'il a été, a affirmé Neal. Il a été incroyable. Il est en santé et il va entreprendre les séries bien reposé. On voit qu'il est prêt. Quand on a une telle confiance envers notre gardien, ça peut nous mener loin. »

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La dernière fois que Fleury a affronté les Kings, c'était le 26 février au Staples Center. Alors que les Golden Knights menaient 1-0 en première période, la rondelle a bondi sur la bande et s'est arrêtée juste à l'extérieur du trapèze du gardien, hors de l'atteinte de Fleury.

Lorsque le défenseur Colin Miller est venu récupérer le disque, Fleury a balayé la glace comme s'il jouait au curling aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

« J'ai ri quand j'ai pris la rondelle, a révélé Miller. C'est parfois difficile de ne pas rire quand [Fleury] est dans les buts. Il s'amuse tout le temps et il fait toujours des blagues. »

Tout comme il le faisait à Pittsburgh, Fleury sait toujours comment alléger l'atmosphère.

« Il fait des arrêts en criant "Wouh!" », a poursuivi le défenseur Nate Schmidt. « Quand la rondelle est dans le coin, il crie "Wouh!" Il parle constamment quand on est sur la glace. "Excellent jeu, Schmitty!" Quand on entend ça, ça nous calme. Avec sa personnalité, pendant toute l'année, il a été génial. »

Encore plus qu'à Pittsburgh, Fleury est devenu un véritable meneur. Il a participé à 115 matchs en séries, plus que quiconque à Vegas.

« Quand on sort la tête basse de l'aréna, on ne sait pas trop quoi faire. C'est là que les vétérans peuvent aider », a indiqué Neal, qui a disputé 80 parties en séries éliminatoires, le deuxième plus haut total chez les Golden Knights. « Il faut laisser ça derrière nous et se concentrer sur le prochain match. Plus on réussit à mettre ça derrière nous rapidement en séries, plus on peut passer à autre chose rapidement et ça aide beaucoup. [Fleury] va donc être excellent pour ça. »

Or, le plus important, c'est que Fleury est à nouveau un véritable gardien numéro un. Il a une nouvelle chance de jouer et, contre toute attente, de rafler les grands honneurs.

« Je veux gagner d'autres coupes, a révélé Fleury. C'est pendant les séries qu'on s'amuse le plus. J'avais hâte de venir ici pour que notre équipe puisse prouver à tous qu'ils avaient tort. »

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