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FIHG : Nathan MacKinnon heureux de s'aligner avec une équipe gagnante

Après une saison difficile avec l'Avalanche du Colorado, l'attaquant est fier de représenter son pays

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

PARIS, France - « Gagner », « marquer », « but » et « succès » sont des mots qui n'ont pas particulièrement souvent été utilisés dans l'entourage de l'Avalanche du Colorado cette saison.

L'équipe a terminé au tout dernier rang de la Ligue nationale avec le plus bas total de victoires (22), le plus grand nombre de défaites (56), le pire différentiel de buts (moins-112) et le plus bas cumulatif de points (48), 21 points derrière les Canucks de Vancouver et l'avant-dernier échelon.

Pour Nathan MacKinnon, joueur de centre de l'Avalanche, accepter l'invitation d'Équipe Canada pour le Championnat du monde 2017 de la FIHG n'était pas seulement une façon de tourner la page sur la mauvaise saison du Colorado, mais aussi de se rappeler ce que c'est, jouer pour une équipe gagnante. 

« Je voulais représenter mon pays, mais le plus important pour moi était de jouer du bon hockey et de gagner quelques matchs », a-t-il déclaré, dimanche, après avoir inscrit un tour du chapeau et amassé quatre points dans la victoire de 7-2 des siens contre la Slovénie. « On ne l'a pas fait souvent [au Colorado] cette saison et c'était difficile, mais ça fait du bien de signer quelques victoires et de faire partie d'une bonne équipe. »

Quand MacKinnon dit que « ça fait du bien de signer quelques victoires et de faire partie d'une bonne équipe », il ne lance peut-être pas intentionnellement de flèches à l'Avalanche, mais le constat est le même; l'attaquant de 21 ans et premier choix au total du repêchage 2013 de la LNH en a clairement marre d'évoluer pour une formation qui utilise constamment l'excuse de la « reconstruction » pour expliquer ses déboires des dernières années.

C'est que même si le Colorado a fini bon dernier dans la LNH cette saison, l'équipe n'en est pas à ses premiers insuccès. L'Avalanche n'a participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley qu'une seule fois au cours des sept dernières campagnes - c'était lors de la saison recrue de MacKinnon, justement - et peine à définir son identité. Et repêcher Matt Duchene en 2009, Gabriel Landeskog en 2011 et MacKinnon en 2013, pour ne nommer que ceux-là, ne semble pas avoir aidé l'équipe à renverser la vapeur.

MacKinnon a terminé la saison 2016-17 avec 16 buts et 53 points, ce qui lui a valu son lot de critiques à Denver. Un peu injustement, peut-être, si l'on considère que lorsqu'une équipe termine tout au bas du classement, un joueur ne peut en être le seul responsable.

Calvin Pickard, gardien et coéquipier de MacKinnon au Colorado ainsi qu'au sein de l'équipe canadienne au Championnat du monde 2017 de la FIHG, est heureux de voir cette compétition internationale sourire à MacKinnon. 

« C'est un joueur spécial. Ça ne me surprend pas qu'il réussisse à inscrire un tour du chapeau, c'est un des meilleurs joueurs au monde, a mentionné Pickard. C'est bien de voir un de mes coéquipiers chez l'Avalanche connaître du succès et être récompensé pour son travail après une saison difficile pour nous tous à Denver. Je suis très content pour lui. » 

D'après l'entraîneur du Canada, Jon Cooper, représenter le Canada dans un évènement comme le Championnat du monde de la FIHG ne peut être que bénéfique pour tous ceux qui souhaitent faire oublier leurs insuccès récents dans la LNH.

« Je pense que pour plusieurs d'entre nous, moi-même inclus, quand tu occupes ton emploi courant - qui est de jouer dans la Ligue nationale de hockey - l'objectif de tout le monde est de participer aux séries éliminatoires. Quand tu n'y parviens pas, c'est désagréable, mais une des choses qui rend le tout un peu plus facile à digérer, c'est l'honneur de pouvoir représenter ton pays, a-t-il évoqué. Nate est un très bon joueur, il n'a pas été repêché au tout premier rang pour rien. Mais pour ces gars-là, c'est gratifiant d'avoir la chance de jouer à ce niveau au mois de mai. Et de pouvoir le faire en arborant l'unifolié, ça rend le tout encore plus spécial. »

Nate ou Nathan?

Cooper n'est pas le seul à avoir appelé MacKinnon « Nate » au lieu de « Nathan » dimanche, alors que l'annonceur maison à l'AccorHotels Arena de Paris en a fait de même pendant tout le match. Même sur le site Web officiel de la FIHG, on le désigne comme « Nate », ce qui diffère de ce à quoi il est habitué dans la LNH.

Ce détail ayant piqué la curiosité des médias canadiens présents au tournoi, nous avons demandé à MacKinnon s'il avait carrément décidé de changer de nom au cours de la saison morte.

« Je ne sais vraiment pas pourquoi ils disent "Nate" », a-t-il déclaré, sourire en coin. « Tous mes amis m'appellent "Nate", oui, mais je n'ai jamais vraiment été appelé de cette façon par quelqu'un d'autre. En fait oui, ma mère avait demandé à Gord Miller [qui est à la description des matchs du Canada pour le réseau TSN] de m'appeler "Nate" lors des Championnats mondiaux junior, mais je lui ai dit de ne pas le faire. Je pense qu'il m'en veut encore… (rires) Je préfère en rester à "Nathan". »

S'il continue de connaître des performances comme celle de dimanche à ce tournoi, parions que la FIHG rectifiera le tir plus tôt que tard.

 

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