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FIHG : Le « trio des jeunes » s'impose pour le Canada

Mitch Marner, Travis Konecky et Brayden Point ont développé une belle chimie au Championnat du monde

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

PARIS, France - On parle souvent de l'importance d'avoir des vétérans dans une équipe, des joueurs qui peuvent amener du leadership. 

On s'attarde beaucoup sur le nombre d'années d'expérience pour juger de la qualité d'un joueur, surtout dans des évènements internationaux tels que le Championnat du monde 2017 de la FIHG.

Mais au sein d'Équipe Canada cette année, ce sont les jeunes qui mènent la charge.

Le centre de l'Avalanche du Colorado Nathan MacKinnon figure au sommet du classement des buteurs du tournoi après trois matchs grâce à ses cinq filets. Et que dire du trio de Travis Konecny, Brayden Point et Mitch Marner qui est tout feu tout flamme depuis le début du Championnat du monde.

« Les jeunes sont pas mal », a déclaré l'entraîneur-chef du Canada, Jon Cooper, sourire en coin lundi. « Lors des trois matchs qu'on a disputés, ils ont été notre trio le plus constant, énergique et enthousiaste. Je ne peux pointer un seul joueur et dire qu'il a été le moteur de ce trio, ils ont tous les trois trouvé une chimie. Ils sont assis côte à côte dans le vestiaire et ils sont beaux à voir aller. Chaque fois où notre équipe a connu une petite baisse de régime, ce trio a été notre étincelle. »

Dans la victoire sans équivoque de 6-0 du Canada contre le Bélarus lundi, le trio a terminé la rencontre avec un total de six points. Point a inscrit deux buts, alors que Konecny et Marner ont chacun amassé deux aides. Au même titre que le trio « That 70s line » avec les Kings de Los Angeles ou le trio des « Triplés » avec le Lightning de Tampa Bay, les performances récentes du trio de Konecny-Point-Marner leur ont elles aussi valu un surnom : le « trio des jeunes » (Kid Line).

« Personne ne nous appelle vraiment comme ça dans le vestiaire, mais j'imagine que c'est un surnom qui commence à faire le tour, a évoqué Marner. On fait toujours des blagues sur le fait qu'on a de jeunes jambes et qu'on n'a donc pas le choix de bien les utiliser quand on est sur la glace. On a beaucoup de plaisir ensemble, on se connaît très bien après avoir joué tous les trois pour le Canada lors du Championnat mondial junior [2016]. Je suis certain que notre chimie ne va aller qu'en s'améliorant. »

Comme l'a souligné Marner, Konecny et lui se connaissent très bien. Les deux Ontariens ont le même âge et ont tous les deux joué leur hockey junior dans la Ligue de l'Ontario, Marner avec les Knights de London et Konecny avec les 67s d'Ottawa. Point, originaire de Calgary, a quant à lui évolué pour les Warriors de Moose Jaw dans la Ligue de l'Ouest, mais a appris à connaître les deux autres lors du Championnat mondial junior 2016 de la FIHG, à Helsinki.

« [Cooper] sait qu'on se connaît très bien, a dit Marner. TK et moi avons grandi en jouant parfois l'un contre l'autre et aussi ensemble lors de camps d'entraînement estivaux. J'ai appris à connaître Point l'an dernier au Championnat mondial junior et même si je n'avais joué ni contre lui ni avec lui par le passé, je n'avais entendu que de bonnes choses à son sujet. C'est au Championnat mondial junior que nous avons vraiment été réunis et quand j'ai su que j'allais évoluer sur le même trio que ces deux-là ici, j'ai tout de suite su qu'on aurait beaucoup de plaisir. »

Mais Cooper a tenu à préciser qu'il n'avait pas seulement décidé de jumeler les trois jeunes en raison de leur historique; il l'a surtout fait parce que ce serait selon lui la façon idéale de soutirer le meilleur de chacun d'entre eux.

« Quand tu t'assois pour bâtir ton équipe et essayer de placer une bande de joueurs aux bons endroits qui ne se connaissent pas nécessairement, tu cherches des styles de jeu, des éléments qui vont bien ensemble, a indiqué Cooper. Un autre détail auquel tu penses aussi : tu enlèves de la pression sur les épaules des jeunes quand tu les places ensemble. Parfois, ils vont peut-être faire des choses qu'ils ne feraient pas nécessairement parce qu'ils évoluent avec un plus gros nom. Je me suis dit que les mettre sur le même trio les relaxerait un peu. 

« Mais ils n'ont pas seulement relaxé; ils ont véritablement excellé. »

Des fleurs pour Point

Cooper a vu l'évolution de Point de près cette année, lui qui est aussi son entraîneur à Tampa Bay. Point a terminé la campagne - sa première dans la LNH - avec 18 buts et 40 points en 68 rencontres, lui qui a raté 14 matchs en raison d'une fracture à une main.

Point a notamment excellé lorsqu'il a été appelé à remplacer un Steven Stamkos blessé sur le premier trio du Lightning et, aux dires de Cooper, l'équipe n'aurait jamais pu faire une aussi bonne poussée en fin de saison et passer aussi près de se tailler une place en séries éliminatoires de la Coupe Stanley n'eût été de Point. 

Sa participation au Championnat du monde 2017 de la FIHG n'est maintenant qu'un autre exploit à ajouter au curriculum vitae du centre de 20 ans.

« Mentalement, ça l'aide déjà beaucoup de pouvoir se dire, "J'ai réussi à faire ma place dans la LNH", a expliqué Cooper. Mais tout à coup, voilà que l'équipe canadienne l'appelle pour qu'il participe au Championnat du monde. 

« Les joueurs excellent lorsqu'ils sont confiants. Plus ils ont confiance en eux, meilleurs ils sont. Et tout ce qui se passe en ce moment ne fait que renforcer sa confiance puisqu'il peut maintenant se dire, "Je joue aux côtés de joueurs exceptionnels et contre certains des meilleurs joueurs au monde". Et en plus, il fait bien, ce qui ne peut que l'aider davantage. »

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