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FIHG : La Hongrie est fière de sa performance

Victoire écrasante pour le Canada, mais victoire morale pour la Hongrie

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

ST-PÉTERSBOURG, Russie - Le Canada a beau avoir disposé de la Hongrie 7-1, dimanche, dans le cadre de son deuxième match de tour préliminaire au Championnat du monde 2016 de la FIHG, les visages des Hongrois étaient loin d'être longs au terme de la rencontre.
 
De leurs partisans bruyants et festifs dans les gradins de l'aréna Yubileiny aux joueurs et à leur entraîneur-chef - un Canadien - Rich Chernomaz, tout le monde s'entendait pour dire que la Hongrie avait livré une performance honnête face au Canada et qu'elle restera à jamais gravée dans leur mémoire.

Surtout dans celle d'Istvan Bartalis, le seul marqueur du côté des Hongrois dimanche.
 
« C'est une immense étape dans ma vie de hockeyeur de marquer un but contre le Canada. Tu rêves à ce genre de moment », a-t-il dit, les yeux remplis d'émotion, lui qui a fait vibrer les cordages à 18:14 de la première période pour permettre aux siens de réduire l'écart à 2-1. « J'en parlerai encore pendant plusieurs années et je m'en souviendrai toujours.
 
« J'ai hâte de revoir mon but, je ne m'en souviens même plus. C'était la meilleure expérience de ma vie. »
 
Mark Scheifele, Corey Perry, Mark Stone, Brad Marchand, Derick Brassard, Michael Matheson et Taylor Hall ont été les buteurs pour la troupe de Bill Peters, qui a semblé surprise par le début de match des Hongrois.
 
« Il y a toujours un côté mystérieux quand tu affrontes un plus petit pays sur la scène internationale, a affirmé le défenseur canadien Matt Dumba. Tu ne sais pas trop comment te préparer. Mais la Hongrie peut ressortir la tête haute de ce match. »
 
Ce que l'entraîneur Chermonaz a surtout souligné lors de sa conférence de presse d'après-match, c'est l'immense progression réalisée par l'équipe nationale hongroise au cours des dernières années.
 
Petit pays de moins de 10 millions d'habitants, comptant seulement 24 arénas et 4622 joueurs de hockey répertoriés, la Hongrie a réussi à se tailler une place au sein du Championnat du monde 2016 en terminant au deuxième échelon du Groupe A lors du tournoi à la ronde présenté en Pologne au printemps 2015.
 
Les Hongrois s'étaient hissés devant le Japon, l'Italie et l'Ukraine, mais derrière le Kazakhstan, qui s'est aussi mérité un billet pour le tournoi en Russie.
 
« Il s'agit de mon quatrième Championnat du monde et à ma première année, il y a quatre ans, on avait un bassin de 25 joueurs duquel on pouvait piger pour former une équipe. Cette année, au moment de l'ouverture du camp d'entraînement, on en comptait 70 », a mentionné Chermonaz.
 
Une nette amélioration sur le plan des effectifs pour la Hongrie, mais Chermonaz croit qu'il faille tout de même garder les choses en perspective et demeurer réaliste par rapport aux objectifs que l'équipe se fixe.
 
« Si on veut une chance de demeurer [dans le groupe mondial élite], on va devoir dominer contre l'Allemagne, contre la France, et essayer de soutirer un ou deux points au Bélarus. Ce sont toutes des équipes qui sont un peu moins talentueuses que les grandes puissances se trouvant dans notre groupe, comme la Finlande, les États-Unis et le Canada. »
 
Et bonne performance ou pas dimanche, le Canada a tout de même réussi à enfiler sept buts contre la Hongrie, dont cinq en moins de cinq minutes en deuxième période, le sixième (Matheson) chassant du même coup le gardien partant Zoltan Hetenyi.
 
Son auxiliaire, Adam Vay, a sauté dans la mêlée pour le reste de la rencontre et a alloué un filet à Hall sur les 12 lancers auxquels il a fait face.
 
« Je m'excuse pour mon anglais, mais j'étais [extrêmement] nerveux », a admis Vay, sourire aux lèvres. « J'ai essayé de me calmer rapidement, mais ce n'était pas facile. Finalement, c'était une bonne expérience.
 
« Je dirais que tout était parfait, même si nous avons perdu. »

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