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FIHG : Des adversaires bien connus pour le Canada en demi-finale

La troupe de Jon Cooper affrontera plusieurs visages connus du côté de la Russie

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

COLOGNE, Allemagne - Chris Lee a beau n'avoir jamais affronté la Russie lors d'un tournoi de la FIHG puisqu'il en est cette année à sa toute première participation, il pourrait tout de même être le joueur canadien le mieux placé pour évaluer les prochains adversaires d'Équipe Canada au Championnat du monde 2017.

À l'aube du duel Canada-Russie en demi-finale, Lee a livré ces états d'âme par rapport à des joueurs russes qu'il connaît bien pour avoir joué avec ou contre plusieurs d'entre eux au cours de ses quatre dernières années dans la KHL.

« Je pense qu'ils sont incroyablement talentueux. C'est un gros élément du hockey en Russie; les habiletés personnelles, leur jeu avec la rondelle, leur vitesse, a déclaré Lee. Ils vont être très dangereux. Si on ne respecte pas notre plan de match, leur talent de fabricants de jeux va nous faire mal. Ça devrait être un bon match. »

Le défenseur du Metallurg de Magnitogorsk a entre autres vu de près les huit joueurs de la Russie qui évoluent pour le SKA de St-Pétersbourg puisqu'il les a affrontés en finale de la Coupe Gagarin en avril dernier. Lee et le Metallurg se sont cependant inclinés en cinq matchs contre le SKA et un certain Vadim Shipachyov, l'attaquant vedette des Golden Knights de Vegas qui a amassé 12 points depuis le début du Championnat du monde 2017.

« Je ne crois pas avoir fait du très bon boulot contre lui en finale [de la Coupe Gagarin] cette année », a mentionné Lee, qui a souvent eu la mission de contrer le trio de Shipachyov en séries éliminatoires. « Il faut qu'on demeure calmes et posés et on ne peut pas être pris hors position parce qu'il est probablement le meilleur passeur de la KHL, un des meilleurs fabricants de jeux que j'ai jamais vus. Si tu lui laisses trop de temps, il va trouver une ouverture. »

L'attaquant du Canada Alex Killorn et l'entraîneur-chef Jon Cooper, tous les deux membres du Lightning de Tampa Bay dans la LNH, devraient aussi avoir une longueur d'avance sur le reste de leur équipe quant à ce qu'ils connaissent de la formation russe, qui comporte trois joueurs du Lightning en Nikita Kucherov, Vladislav Namestnikov et Andrei Vasilevskiy.

« Kucherov est un des meilleurs joueurs de la LNH. C'est un fin marqueur et il fait bien depuis le début de ce tournoi, a évoqué Killorn. Tout le monde sait ce qu'il peut apporter à une équipe, il est très dangereux sur le jeu de puissance. On va devoir l'observer de près. Namestnikov est aussi très doué, il est tenace. Vasilevskiy a quant à lui été un excellent gardien pour nous toute l'année donc ce sera tout un défi. Il n'a pas vraiment de faiblesses. Il est compétitif sur chacune des rondelles auxquelles il fait face. On va devoir s'assurer de le bombarder de tirs et espérer que certains d'entre eux se frayent un chemin jusque derrière lui. 

« Mais je vais les traiter comme n'importe quel autre joueur de cette équipe : comme des adversaires. Peu importe si je joue avec eux pendant la saison ou pas, ce sont maintenant des adversaires. On veut gagner l'or et ils sont un des obstacles que nous devons tasser pour y parvenir. »

La Russie a terminé au deuxième échelon de son groupe, un point derrière les États-Unis (qui ont été éliminés par la Finlande en quarts de finale), grâce à une fiche de 5-1-0-1 en ronde préliminaire. Les Russes ont par la suite blanchi la République tchèque 3-0 en quarts, eux qui comptent parmi leurs rangs les deux meilleurs pointeurs du tournoi jusqu'à maintenant avec Artemi Panarin (14 points) et Kucherov (13).

Le dernier duel Canada-Russie au Championnat du monde remonte à 2015, alors que le Canada des Sidney Crosby, Tyler Seguin, Brent Burns, mais aussi Nathan MacKinnon, Matt Duchene et Ryan O'Reilly - tous les trois encore d'office en 2017 - avait battu la Russie d'Alex Ovechkin, Evgeni Malkin et Vladimir Tarasenko 6-1 en grande finale.

« En grandissant, j'ai été témoin de beaucoup de grands moments entre le Canada et la Russie, a expliqué MacKinnon. Comme lors du Championnat mondial junior 2005, ou le fameux but de [Jordan] Eberle (en demi-finale en 2009), ce genre de choses. Mais je pense que battre les Russes au Championnat du monde (en 2015) était assez cool. C'était un gros défi pour nous parce qu'ils avaient une bonne équipe, avec les [Alex] Ovechkin et les [Evgeni] Malkin. Mais on les a dominés donc c'était super. C'est probablement mon plus beau souvenir. »

Cooper l'a répété; il est « allé à la guerre » avec plusieurs des joueurs de la Russie. Ce sont eux avec qui il passe habituellement le plus clair de son temps, avec qui il fait son « travail de jour », comme il le dit si bien.

Mais même s'il souhaite le meilleur des succès aux Kucherov, Namestnikov et Vasilevskiy, Cooper ne veut pas que la situation affecte son réel objectif: ramener une médaille d'or au Canada.

« Le meilleur scénario serait que le Canada gagne le match et que tous les joueurs de Tampa Bay marquent, a rigolé Cooper. Mais au final, le match oppose le Canada et la Russie, pas mes joueurs du Lightning et moi. Alors que le meilleur gagne. »

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