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FIHG : Colton Parayko ne passe plus inaperçu

Le défenseur du Canada représente son pays pour la première fois au championnat du monde

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

PARIS, France - Jon Cooper a probablement raison lorsqu'il dit que peu de gens savaient qui était Colton Parayko le 1er septembre dernier.

« Il y en a qui n'auraient probablement même pas pu dire quel sport il pratiquait », avait déclaré l'entraîneur-chef du Canada, samedi, à la suite du premier match de Parayko avec l'équipe canadienne au Championnat du monde 2017 de la FIHG.

C'est que le défenseur des Blues de St. Louis en est également à sa toute première présence à vie dans un tournoi international et qu'avant de participer à la Coupe du monde de hockey 2016 avec Équipe Amérique du Nord au mois de septembre, il n'était pas particulièrement connu du grand public.

Préférant prendre le chemin des collèges américains plutôt que de jouer son hockey junior dans la Ligue canadienne, l'athlète de St. Albert en Alberta n'a donc pas eu la même attention médiatique que le joueur de hockey canadien moyen.

« J'imagine qu'on peut dire que ce n'était pas la route typique, mais je suis heureux de l'avoir fait et je n'y changerais rien », a évoqué Parayko, qui a évolué avec l'équipe de hockey de l'Université de l'Alaska Fairbanks pendant trois ans. « J'ai rencontré beaucoup de bonnes personnes tout au long de mon parcours et ça m'a mené où je suis aujourd'hui. »

Parayko avait impressionné à sa première année dans la LNH en 2015-16 avec une récolte de neuf buts, 33 points et un différentiel de plus-28 en 79 parties, le deuxième meilleur différentiel de la ligue chez les défenseurs après le plus-31 de Brian Campbell alors qu'il s'alignait avec les Panthers de la Floride. Et après une deuxième saison complète dans la LNH avec les Blues, au cours de laquelle il a amassé 35 points en 81 rencontres, et maintenant un printemps unifolié, le défenseur qui vient tout juste de fêter ses 24 ans ne passe plus inaperçu.

« Il a participé à la Coupe du monde, passé l'année avec les Blues de St. Louis et voilà maintenant qu'il se trouve avec Équipe Canada à participer au Championnat du monde 2017 de la FIHG. Il s'est fait un nom, c'est très mérité, a ajouté Cooper. Et avec l'année qu'il vient de connaître, il ne fait que s'améliorer de plus en plus. »

L'élimination des Blues en six matchs aux mains des Predators de Nashville au deuxième tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley ce printemps jumelée à la blessure du défenseur d'Équipe Canada Tyson Barrie en tout début de tournoi ont permis à Parayko de recevoir un appel de Hockey Canada.

Et il n'a pas déçu.

« Il a fait tout ce qu'on s'attendait à ce qu'il fasse, a dit Cooper. Il n'avait jamais joué sur une patinoire aux dimensions olympiques auparavant alors c'est nouveau pour lui. Je suis certain qu'il était un peu nerveux avant son premier match avec Équipe Canada, mais il s'est amélioré au fur et à mesure de la rencontre, il a travaillé dur et c'est dont on avait besoin. »

Avec 21:00 de temps de glace à son premier match face à la Suisse, une défaite de 3-2 pour le Canada en prolongation, Parayko a terminé deuxième à ce chapitre derrière son partenaire à la ligne bleue, Marc-Édouard Vlasic.

Et à sa deuxième rencontre face à la Norvège, une victoire écrasante de 5-0, Parayko a inscrit deux des quatre buts des siens sur le jeu de puissance grâce à son puissant tir, qualifié de « coup de canon » par son entraîneur Cooper - qui était aussi adjoint avec Équipe Amérique du Nord - et louangé par ses coéquipiers.

« Il a un excellent tir c'est évident, on a pu le voir ce soir (lundi), mais il est également capable de faire de très bons jeux », a mentionné l'attaquant Nathan MacKinnon, qui a également fait partie d'Équipe Amérique du Nord. « C'est un très bon gars sur le jeu de puissance. Avec la blessure de Tyson Barrie, on avait besoin d'un droitier et on est très chanceux de pouvoir compter sur lui. »

« C'est un gros bonhomme qui patine bien, qui a un bon lancer, et qui fait de bonnes passes. Il a tout pour être un défenseur dominant dans la Ligue nationale », a quant à lui indiqué Sean Couturier, lui aussi un membre de l'équipe des 23 ans et moins à la dernière Coupe du monde. « Je pense qu'il a bien démontré ce soir (lundi) à quel point son tir était puissant. C'est… c'est assez impressionnant. »

Vlasic n'a peut-être pas évolué aux côtés de Parayko à la Coupe du monde, mais il l'a côtoyé de près dans la Ligue nationale, notamment quand ses Sharks de San Jose ont battu les Blues de Parayko en finale de l'Ouest lors des séries éliminatoires 2016. Et il sait probablement mieux que n'importe lequel de ses coéquipiers ce que Parayko peut amener à la formation canadienne.

« Gabarit, vitesse, il garde les choses simples et ça fait le travail, a résumé Vlasic. C'est facile de jouer à ses côtés parce que je sais où ça s'en va. Il joue sur le jeu de puissance, en désavantage numérique… il fait tout pour nous. »

Motivation évidente

La question de la longue saison revient souvent. Après la Coupe du monde en début d'année, une saison complète dans la Ligue nationale et quelques rondes de séries éliminatoires, les joueurs qui font le choix d'aussi traverser l'Atlantique pour représenter leur pays au Championnat du monde de la FIHG sont toujours questionnés par rapport à leur motivation et le niveau d'énergie qui leur reste.

Mais Parayko n'a pas eu à y songer à deux fois.

« La première chose qui m'a convaincue de venir, c'est évidemment d'avoir la chance de représenter mon pays. C'est le no 1. C'est assez particulier de pouvoir arborer le chandail unifolié, a-t-il déclaré. Deuxièmement, c'est toujours plaisant d'apprendre de nouveaux entraîneurs, de nouveaux coéquipiers. Je crois qu'on n'en apprend jamais trop en tant que joueur de hockey. Et finalement, c'était l'occasion de découvrir des villes comme Paris et Cologne. »

La performance de deux buts du colosse de 6 pieds 5 pouces et 214 livres lundi a fait de lui un des joueurs les plus en demande auprès des journalistes à la suite de la rencontre, en plus de lui avoir valu le premier rang des recherches sur le site Web de statistiques HockeyDB.com.

Comme l'a si bien dit Cooper : « On sait tous qui il est maintenant. »

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