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Un aperçu de l'alignement des États-Unis à la Coupe du monde de hockey 2016

Les Américains devraient miser sur une défensive mobile

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal LNH.com

Cela fait maintenant 20 ans que Brett Hull, Brian Leetch et Mike Modano ont permis à Équipe États-Unis de revenir sous les projecteurs du hockey international, influençant du même coup la prochaine génération de joueurs américains en remportant la médaille d'or à la Coupe du monde de hockey 1996.

Cela ne fait que deux ans que les joueurs issus de cette génération ont failli aux Jeux olympiques 2014 de Sotchi en s'inclinant 1-0 devant le Canada en demi-finale avant d'être dominés au dôme de glace du Bolshoy 5-0 par la Finlande dans le match pour la médaille de bronze.

 

Patrick Kane, Zach Parise, Ryan Suter et compagnie auront une autre chance cette année d'imiter leurs idoles d'enfance et de procurer une médaille d'or aux États-Unis 20 ans après avoir été inspirés par celles-ci.

La pression reposera sur l'entraîneur John Tortorella, le directeur général Dean Lombardi et Équipe États-Unis à la Coupe du monde de hockey 2016. Non, les Américains ne seront pas les favoris. Ce titre reviendra au pays hôte, le Canada. Cependant, ils possèdent le talent nécessaire pour aspirer à la médaille d'or à Toronto.

Ce qu'Équipe États-Unis a accompli il y a 20 ans était somme toute surprenant malgré la présence évidente de talent. Une absence pour le match de la médaille d'or cette année représentait une déception pour plusieurs.

Voici ce dont pourrait avoir l'air l'alignement d'Équipe États-Unis pour ce tournoi, qui aura lieu du 17 septembre au 1er octobre 2016, à Toronto (par ordre alphabétique par position) :

ATTAQUANTS

Joe Pavelski, Sharks de San Jose, C - Pavelski mène tous les joueurs américains avec 119 buts depuis la saison 2012-13. Il occupe le deuxième rang de la LNH à ce chapitre au cours de cette période derrière l'ailier gauche des Capitals de Washington Alex Ovechkin. Il peut évoluer aux trois positions à l'attaque, et son intelligence dans toutes les situations sera essentielle pour les Américains.

Ryan Kesler, Ducks d'Anaheim, C - Le gabarit de Kesler (6 pieds 2 pouces, 202 livres), sa ténacité et son talent font de lui le centre numéro deux idéal pour une équipe qui devra faire preuve de résilience pour venir à bout de ses adversaires. Il est un centre qui joue dans l'axe nord-sud et qui excelle dans les trois zones. Kesler frustre également les joueurs adverses en raison de son style hargneux. Il crée de l'espace pour ses ailiers et il peut aussi trouver le fond du filet. Il a peut-être été le meilleur attaquant des États-Unis aux Jeux olympiques 2014 de Sotchi.

Tyler Johnson, Lightning de Tampa Bay, C - Il connaît une saison difficile marquée par les blessures et la malchance, mais ce n'est pas assez pour l'évincer de cette équipe. Il est toujours l'un des centres américains les plus intelligents et talentueux dans la LNH. Comme Pavelski et Kesler, Johnson joue de manière intelligente dans les deux sens de la patinoire, et il n'a jamais laissé son petit gabarit (5 pieds 8 pouces, 185 livres) lui nuire. En fait, sa nature agressive a fait en sorte d'annuler ce désavantage contre des adversaires plus imposants.

David Backes, Blues de St. Louis, C - Il est le centre de quatrième trio ultime dans un tournoi international disputé sur une patinoire aux dimensions de la LNH, car il peut faire un peu de tout, peu importe le nombre de minutes qu'il passe sur la glace. Backes a été un pilier d'Équipe États-Unis au cours de la dernière décennie.

Derek Stepan, Rangers de New York, C - L'excellent sens du jeu de Stepan et sa capacité à bien voir la glace et à réaliser des jeux dans des espaces restreints pourraient se révéler inestimables pour Équipe États-Unis. Il connaît aussi très bien la manière dont Tortorella aime diriger, et de quelle manière ce dernier aime que son équipe joue en raison des années que les deux hommes ont passées ensemble à New York.

Max Pacioretty, Canadiens de Montréal, AG - Pacioretty occupe le deuxième rang derrière Pavelski parmi les buteurs Américains depuis le début de la saison 2013-14 avec 95 filets. Il se classe aussi cinquième pour les points (164) parmi tous les joueurs américains au cours de cette période. Il est un buteur qui appartient à l'élite, car son meilleur atout est son tir, qu'il décoche notamment sans avertissement. Il est de plus devenu un leader au cours des dernières saisons.

Zach Parise, Wild du Minnesota, AG - Il est difficile de trouver un joueur dans la LNH qui travaille davantage pour marquer ses buts que Parisé, qui marque d'ailleurs assez souvent, surtout grâce à son échec avant acharné. Il fait partie de la crème des ailiers gauches, et son poste est assuré avec Équipe États-Unis. Il était le capitaine de l'équipe américaine à Sotchi, et il pourrait se voir confier ce rôle à nouveau à Toronto.

James van Riemsdyk, Maple Leafs de Toronto, AG - Van Riemsdyk, qui est présentement à l'écart du jeu en raison d'une blessure à un pied, est un autre ailier imposant (6 pieds 3 pouces, 217 livres), doté d'un bon lancer et qui est capable de se rendre au filet. Il serait tentant de placer van Riemsdyk sur le même trio que son ancien coéquipier des Maple Leafs Phil Kessel. Ces deux joueurs possédaient une belle chimie.

Bobby Ryan, Sénateurs d'Ottawa, AD/AG - L'omission de Ryan sur l'alignement de l'équipe américaine à Sotchi il y a deux ans avait fait couler beaucoup d'encre. Cependant, Ryan n'a pas laissé cette déception avoir le meilleur de lui, et il est l'un des meilleurs buteurs au monde. L'équipe américaine, qui a éprouvé de la difficulté à marquer à Sotchi, ne peut compter dans ses rangs trop de marqueurs de la trempe de Ryan en vue de ce tournoi. Ryan a récolté 18 buts en 51 matchs cette saison.

Patrick Kane, Blackhawks de Chicago, AD - Kane a été le meilleur joueur de la LNH cette saison. Sa candidature au sein d'Équipe États-Unis ne fait l'objet d'aucun doute. Il a toujours été dynamique, mais il semble avoir développé une mentalité de tireur cette année. C'est la principale raison qui explique ses 31 buts, un sommet en carrière, en 55 matchs.

Phil Kessel, Penguins de Pittsburgh, AD - Kessel a éprouvé des difficultés par moments cette saison, sa première avec les Penguins, mais cela ne devrait pas avoir d'incidence sur sa candidature en vue de la Coupe du monde. Il fait partie des meilleurs buteurs naturels disponibles pour Équipe États-Unis.

Blake Wheeler, Jets de Winnipeg, AD - Wheeler est un autre ailier imposant (6 pieds 5 pouces, 225 livres) dans le même moule que Pacioretty et van Riemsdyk. Il est devenu un fabricant de jeux dynamique sur l'aile droite. Il connaît la meilleure saison de sa carrière de huit campagnes. Il aurait pu prendre part au Match des étoiles cette saison.

T.J. Oshie, Capitals de Washington, AD - Le spécialiste des tirs de barrage à Sotchi a été le complément parfait aux côtés de Nicklas Backstrom et Alex Ovechkin à Washington. Oshie apporte une énergie sans limites sur la patinoire et il possède le talent pour faire la différence. Il peut jouer un rôle de soutien sur l'un des deux derniers trios ou encore évoluer sur l'une des deux premières unités sans devoir changer son jeu.

DÉFENSEURS

Ryan Suter, Wild du Minnesota - Suter est un pilier à la ligne bleue des États-Unis, et c'est le cas depuis les Jeux olympiques 2010 de Vancouver. Il peut passer la moitié de la partie tout en contribuant à l'attaque et en étant fiable en défensive. Il n'aura pas à jouer la moitié du match pour Équipe États-Unis, ce qui pourrait idéalement le rendre encore plus efficace. Attendez-vous à ce que Tortorella s'en remette néanmoins souvent à lui.

Ryan McDonagh, Rangers de New York - McDonagh, un gaucher, a été déplacé à la droite de Suter à Sotchi, et il a impressionné tout le monde, incluant ses propres entraîneurs à New York, qui ne savaient pas qu'il possédait ce fait d'armes. Idéalement, Tortorella placerait McDonagh du côté gauche en compagnie d'un droitier qui peut transporter la rondelle tout comme lui. McDonagh est l'un des défenseurs de la LNH dotés du meilleur coup de patin.

John Carlson, Capitals de Washington - Carlson, un droitier, semble le candidat idéal pour jouer avec Suter ou McDonagh. Ces deux arrières ne sont absolument pas des défenseurs à caractère défensif, mais ils sont suffisamment bons pour garder à l'esprit leurs responsabilités défensives s'ils sont jumelés à Carlson. Il ne s'agit pas d'une critique envers les aptitudes défensives de Carlson, car il est plus que solide dans cette facette du jeu, mais il est à son mieux lorsqu'il peut faire confiance à son partenaire, ce qui lui permet de s'impliquer à l'attaque.

Justin Faulk, Hurricanes de la Caroline - Faulk, un autre droitier, pourrait aussi jouer aux côtés de McDonagh ou Suter. Il est un autre patineur hors pair qui peut soutenir l'attaque en plus de pouvoir tirer du haut de la zone. Il est aussi une menace sur le jeu de puissance, comme en témoignent ses 12 buts en avantage numérique cette saison.

Kevin Shattenkirk, Blues de St. Louis - Shattenkirk est un autre candidat pour jouer à la droite de Suter ou McDonagh. Il est un autre excellent patineur capable de transporter le disque. Équipe États-Unis pourrait compter sur plusieurs défenseurs du genre et devrait être en mesure de générer de l'attaque à partir de la défense. Shattenkirk le fait bien avec les Blues, lui qui passe en moyenne 22 minutes par match sur la glace.

Cam Fowler, Ducks d'Anaheim - Fowler est fiable, ce qui pourrait fortement plaire à Équipe États-Unis. Il n'est pas spectaculaire, mais il peut acheminer la rondelle rapidement en zone adverse et être une menace en territoire offensif. Il possède l'expérience des Jeux olympiques et a connu de longs parcours en séries éliminatoires de la Coupe Stanley au cours des dernières années. Il est devenu un leader à Anaheim et il n'est âgé que de 24 ans. Son expérience devrait être un facteur.

Dustin Byfuglien, Jets de Winnipeg - Le puissant tir du droitier Byfuglien devrait être un élément suffisant pour convaincre Lombardi de l'amener à Toronto. Son tir est redoutable. Il serait une menace majeure en supériorité numérique. Son tir est la principale raison qui expliquerait sa présence sur l'alignement au détriment du droitier Erik Johnson de l'Avalanche du Colorado. Keith Yandle pourrait être une autre option si Lombardi souhaite compter sur quatre gauchers plutôt que sur quatre droitiers.

GARDIENS

Jonathan Quick, Kings de Los Angeles - Quick était le partant des États-Unis à Sotchi. Il a aussi soulevé la Coupe Stanley à deux reprises. Il a bien rebondi cette saison après avoir offert un rendement moyen la saison dernière, ce qui explique en grande partie pourquoi les Kings ont raté les séries éliminatoires l'an dernier, et qu'ils occupent le premier rang de la section Pacifique cette saison. Il est celui qui possède le plus d'expérience parmi les trois gardiens de la formation.

Cory Schneider, Devils du New Jersey - Il s'est établi comme l'un des meilleurs gardiens au monde depuis le début de la dernière campagne. Schneider est possiblement la principale raison qui explique pourquoi les Devils se trouvent dans la course aux séries éliminatoires malgré le fait qu'ils soient sans cesse dominés dans la colonne des tirs. Il devrait être finaliste au trophée Vézina au terme de la saison.

Ben Bishop, Lightning de Tampa Bay - Bishop est assez bon pour aspirer au poste de partant d'Équipe États-Unis. Il a aidé le Lightning à demeurer dans la course alors que Tamp Bay éprouvait de la difficulté à marquer plus tôt cette saison, et il a récemment aidé son équipe à grimper au classement et à resserrer son emprise sur une place en séries. Il a été finaliste au trophée Vézina en 2014 et a aidé le Lightning à atteindre la Finale de la Coupe Stanley l'an dernier.

 

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