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Esposito raconte sa première rencontre avec Howe

Le membre du Temple de la renommée se souvient de sa première rencontre avec M. Hockey, et son coude

par Dave Stubbs @dave_stubbs / Chroniqueur NHL.com

PITTSBURGH - Phil Esposito a rencontré Gordie Howe - en fait, le coude légendaire de Howe - à son deuxième match en carrière dans la LNH.

Esposito, alors une recrue âgée de 21 ans qui s'alignait avec les Black Hawks de Chicago, comme ils étaient appelés à l'époque, a fait ses débuts dans la LNH contre les Canadiens de Montréal au cours de la saison 1963-64, et c'est à peine si ses lames de patins ont touché la patinoire.

Quelques soirs plus tard, les Black Hawks se trouvaient à l'Olympia de Detroit pour y affronter les Red Wings de Detroit, Howe disputait alors sa 18e saison dans la LNH.

Personne ne raconte une histoire mieux qu'Esposito, le brillant joueur de centre qui a été introduit au Temple de la renommée du hockey en 1984. Alors nous allons le laisser raconter en détail la première fois qu'il a affronté Howe, l'icône des Red Wings qui est décédé à l'âge de 88 ans vendredi :

« Mon tout premier match dans la LNH a eu lieu à Montréal. Je n'ai foulé la glace qu'une seule fois. Mon match suivant a été disputé à Detroit, et j'étais à nouveau confiné au banc, sans sauter sur la glace une seule fois, jusqu'à ce qu'en troisième période. (l'entraîneur) Billy Reay me lance "Esposito, tu y vas avec Bobby Hull et Reggie Fleming. Et laisse Bobby prendre la mise en jeu."

« Je saute sur la glace et je me dis, "Bordel de (censuré), Gordie Howe, qui se dirige au Temple de la renommée. Alex Delvecchio. Teddy Lindsay. Billy Gadsby. Terry Sawchuk, (ses coéquipiers) Pierre Pilote et Bobby Hull". Ce sont tous des joueurs qui vont entrer un jour au Temple de la renommée. Je me dis "Oh mon Dieu". Alors Bobby me dit, "Phil! Tu surveilles ce vieux fils de (censuré)?" et il pointe Howe de la tête. Je lui réponds, "Je l'ai", et Gordie se contente de me sourire.

« La rondelle est mise en jeu, et il me sert un coup de coude. Juste sous le nez. Il m'inflige une coupure qui nécessitera six points de suture. Je reste étendu sur la glace pendant six secondes. Je ne tourne vers lui et je lui dis, "Espèce de vieux fils de (censuré)!". Je pouvais sentir le sang s'écouler. Je lui ai donné un coup de bâton, au niveau des culottes, car c'est là que nous nous frappions à l'époque, le seul endroit où nous avions de la protection, et Gordie et moi avons écopé de deux minutes chacun.

« Nous nous sommes dirigés vers le banc des punitions, et il n'y avait qu'un placier entre nous deux. J'y suis entré le premier. Je tenais une serviette avec de la glace, afin de tenter de stopper le saignement. Je me suis penché au-dessus du placier, et j'ai dit à Gordie, et tu peux l'écrire de la manière que tu veux, "Et dire que tu étais mon (censuré) d'idole!". Il m'a répondu, "Qu'est-ce que tu as dit (censuré)?", ce à quoi j'ai répondu, "Euh, rien M. Howe. Absolument rien."

« Quelques années plus tard, j'ai participé à un Match des étoiles avec lui. N'oubliez pas, Gordie était âgé de 14 ans de plus que moi. J'avais (21 ans) à ma saison recrue, il en a 35. Il m'a dit, "C'était la première fois de ma vie que quelqu'un me disait que j'étais son idole. J'étais sous le choc", m'a-t-il expliqué. Je lui ai rétorqué, "Alors pourquoi m'as-tu frappé à la tête?". Il a répondu, "Phil, je testais chaque recrue. Si tu n'avais pas répondu, j'aurais eu le dessus sur toi aussi longtemps que toi ou moi aurions joué. Et tu as répondu". Et vous savez quoi? Il ne s'en est plus jamais pris à moi, et moi à lui.

« Alors je participe à un Match des étoiles à St. Louis, et je suis sur la glace avec Gordie et Bobby Hull comme compagnons de trio. Je me dis, "Bordel de (censuré). Je ne peux y croire." Gordie me dit, "Eh le jeune, où veux-tu que je me place sur la mise en jeu?", et je lui réponds, "Où tu veux". Il crie alors, "C'est toi le foutu joueur de centre, où veux-tu que je me place?", alors je lui ai balancé, "Pourquoi pas sur le banc? Gordie, ce n'est qu'une blague!"

« J'ai joué au golf avec Gordie, et je n'ai jamais vu quelqu'un frapper la balle comme lui. Jamais. Je l'ai vraiment aimé, vraiment. Il était véritablement mon idole. J'ai grandi à Sault Ste. Marie (en Ontario) et j'obtenais un chandail des Red Wings de Detroit chaque Noël. Je n'ai jamais aimé le numéro 9 - je préférais le numéro 7.

« Pour moi, Gordie était le joueur de hockey le plus complet. Il pouvait tout faire. »

 

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