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Équipe Russie espère renverser la tendance

L'équipe pourrait « faire des vagues » au tournoi grâce à un groupe uni et du sang neuf

par Tom Gulitti @TomGulittiNHL / Journaliste NHL.com

SAINT-PÉTERSBOURG, Russie -- À l'occasion de la première journée du camp d'entraînement en vue de la Coupe du monde de hockey 2016 lundi, la gamme considérable de talent offensif chez Équipe Russie était évidente sur la glace, même avec quatre joueurs recevant un jour de congé.

L'ailier gauche Alex Ovechkin, qui a mené encore une fois la LNH avec 50 buts la saison dernière, a patiné au sein du premier trio aux côtés de son coéquipier des Capitals de Washington, le centre Evgeny Kuznetsov, et l'ailier droit Nikita Kucherov, qui a mené le Lightning de Tampa Bay avec 66 points la saison dernière. Le deuxième trio était composé du deux fois champion de la Coupe Stanley Evgeni Malkin (Penguins de Pittsburgh), qui se retrouvait entre Vladimir Tarasenko, qui a inscrit 40 buts pour les Blues de St. Louis la saison dernière, et Nikolay Kulemin.

Cela a relégué le gagnant du trophée Calder Artemi Panarin, qui a mené toutes les recrues avec 30 buts, 47 aides et 77 points, au troisième trio avec son coéquipier des Blackhawks de Chicago Artem Anisimov et Vladislav Namestnikov du Lightning.

Mardi, l'entraîneur d'Équipe Russie Oleg Znarok accueillera quatre attaquants de la Ligue continentale de hockey, incluant l'ancien joueur de centre des Red Wings de Detroit Pavel Datsyuk, et tentera de déterminer la meilleure combinaison de joueurs en vue du premier match hors-concours contre Équipe République tchèque au Yubileyny Sports Palace à Saint-Pétersbourg jeudi (12h30 H.E.; TVA Sports, SN, ESPN3).

« Deux trios sont déjà finalisés, a déclaré Znarok. Vous pourrez peut-être voir le reste [mardi]. »

Déterminer la bonne combinaison d'un groupe de joueurs tellement talentueux représente un bon problème à avoir pour n'importe quel entraîneur, mais c'est également un défi qui s'est avéré trop difficile à relever pour d'autres récents entraîneurs russes. Durant la majorité des Jeux olympiques de Sotchi en 2014, la Russie semblait être désorganisée avant de finir le tournoi en tant que la plus grande déception du pays hôte avec une défaite aux mains de la Finlande en quarts de finale.

Il s'agissait des troisièmes Jeux olympiques de suite où la Russie n'a pas pu mettre la main sur une médaille. Ce n'était pas donc une coïncidence lundi que la majorité des joueurs au camp ont souligné l'importance que l'équipe s'unisse avant la Coupe du monde.

« Je crois que nous devrons demeurer unis et jouer au hockey en tant qu'équipe, a déclaré Kuznetsov. Si nous le faisons, nous pourrons battre n'importe quelle équipe, mais je crois que toutes les équipes pensent pareil. Nous devons compter sur tous les cinq patineurs à la défensive, en territoire neutre et en zone offensive et nous devons aider notre gardien à voir la rondelle et repérer le retour. »

Kuznetsov est un des sept attaquants au sein d'Équipe Russie qui n'ont pas participé aux Jeux de Sotchi. À la ligne bleue, Andrei Markov et Alexei Emelin des Canadiens de Montréal représentent les seuls joueurs restants de l'équipe de 2014.

Du sang neuf pourrait renverser la vapeur chez Équipe Russie.

« Je n'ai jamais auparavant joué pour la Russie, a dit Kucherov. Je ne sais pas ce que c'est de jouer aux Jeux olympiques, mais nous avons ici un excellent groupe de joueur et je crois que nous pourrons faire des vagues dans ce tournoi-ci. »

L'élimination hâtive des Russes à Sotchi a coûté à Zinetula Bilyaletdinov son poste d'entraîneur. Znarok, trois fois nommé entraîneur de l'année dans la KHL, a pris les rênes en 2014 au Championnat mondial de la FIHG à Minsk, au Bélarus, où il a guidé la Russie vers la médaille d'or.

La Russie a ensuite gagné la médaille d'argent sous les ordres de Znarok, 53 ans, au Championnat mondial 2015 et la médaille de bronze en 2016. Cependant, la majorité des meilleurs joueurs du monde ne sont pas souvent disponibles pour participer au Championnat mondial en mai parce qu'ils sont en train de jouer dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

La Coupe du monde représentera à niveau élevé de compétition pour Équipe Russie, qui n'a pas réussi à répondre aux attentes dans un tournoi meilleur-contre-meilleur depuis sa conquête de la médaille de bronze aux J.O. de Salt Lake City en 2002.

« C'est un tournoi auquel tout le monde veut participer, a dit Znarok. Et c'est également une façon de nous préparer pour les Jeux olympiques. »

« Tout le monde tentera de gagner le tournoi, tout le monde tentera de gagner ses matchs, a dit Ovechkin. Nous verrons ce qui se passera. »

Comme Ovechkin l'a mentionné, Équipe Russie et l'équipe de Sotchi sont « des équipes complètement différentes avec un système différent et des entraîneurs différents ». Cela dit, il semble que Znarok aura quand même à faire de la magie pour améliorer la défensive d'Équipe Russie.

Le manque de talent à cet égard était aussi évident à l'entraînement de lundi que la puissance impressionnante offensive de l'équipe.

Équipe Russie est solide devant le filet grâce au trio de Semyon Varlamov, Sergei Bobrovsky et Andrei Vasilevskiy. Mais chez la brigade défensive, Emelin et Markov mènent un groupe inexpérimenté qui inclut Dmitry Kulikov, 25 ans, Dmitry Orlov, 25 ans, Nikita Zaitsev, 24 ans, Alexey Marchenko, 24 ans, et Nikita Nesterov, 23 ans.

« Nous aurons à prendre des décisions rapides avec la rondelle et la remettre à nos attaquants, c'est la principale chose, a dit Orlov. Nous avons de bons trios d'attaquants et je crois que nous avons besoin de passer plus de temps en territoire offensif pour donner à nos attaquants une opportunité de fabriquer des jeux et de marquer des buts. Tarasenko, Ovechkin et Malkin, ils sont tous des vedettes dans la LNH, alors si tu leur donnes vite la rondelle, ils pourront faire un jeu et gagner de la confiance pendant chaque présence sur la glace. »

Znarok, qui a dirigé une séance épuisante d'entraînement qui durait plus de 70 minutes lundi, s'attend à ce que les attaquants fassent leur travail devant leur propre filet.

« Nos attaquants vedettes auront à travailler en territoire défensif, a-t-il dit. Puis tout va bien aller. »

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