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Encore cette saison, les gardiens font la différence

Bouchard: Les équipes qui ont atteint les finales d'association ont pu miser sur leurs gardiens

par Olivier Bouchard @oli_bou / Chroniqueur LNH.com

Les séries éliminatoires sont le moment où les gardiens de la LNH volent la vedette. Après tout, avec une si petite marge de manœuvre, une équipe doit pouvoir compter sur son cerbère pour espérer avancer.

C'est encore plus vrai cette année, alors que les gardiens se sont démarqués de manière particulièrement saisissante, comme en témoignent les données au sujet des quatre équipes ayant atteint les finales d'association.

Le site naturalstattrick.com compile, à partir des données publiées par la LNH, les tirs de chaque équipe en les catégorisant de trois façons différentes : les tirs tentés, les chances et les chances de haute qualité.

D'une catégorie à l'autre, le taux de réussite passe du simple au triple. Aboutissent dans le filet 4 pour cent des tirs tentés, 8 pour cent des chances obtenues et 12 pour cent des chances de haute qualité.

Les totaux, évidemment, varient quelque peu d'une année à l'autre, mais on constate néanmoins une chose importante : les taux de conversion baissent légèrement en séries, en grande partie en raison du fait qu'on y retrouve moins de mauvais gardiens.

Ces gardiens sont importants parce que leurs équipes, désormais attendues chaque soir par de très bonnes équipes, ne réussissent pas dans l'ensemble à réduire significativement le nombre de chances accordées. Chances « ordinaires » comme chances de qualité demeurent aux mêmes niveaux lorsqu'on passe de la saison régulière au tournoi printanier.

 

Mais au cas par cas, évidemment, les choses changent. Ainsi, les gardiens des quatre équipes en lice lors des finales d'association n'ont pas tous su protéger leur gardien aussi bien qu'en saison régulière. John Gibson a eu, sur ce point, des séries éliminatoires particulièrement difficiles. Et son vis-à-vis, Pekka Rinne, a quant à lui été protégé à un degré que seuls les Penguins devant Matt Murray ont approché. Et il faut le souligner, Murray n'a que peu joué.

 

La performance des Predators de Nashville, qui ont coup sur coup affronté trois puissances de l'Ouest, est donc d'autant plus remarquable.

Et comment ces gardiens se sont-ils tirés d'affaire? On voit d'abord à quel point la performance de Jonathan Bernier a été dévastatrice pour les Ducks d'Anaheim, surtout lorsque mise en contraste avec le tournoi que connaissait John Gibson.

 

Mais il y a plus. Rinne, plus qu'ordinaire en saison régulière (les gardiens de la ligue arrêtent les chances de qualité à un rythme de 87,7 pour cent depuis trois ans), a rattrapé la moyenne de la ligue lors des séries, sans plus. Marc-André Fleury a lui aussi connu une légère baisse de régime, tout comme Craig Anderson. Mais ce dernier s'est rattrapé lors du sixième match à Ottawa.

Cela nous rappelle à quel point le travail des cerbères est ingrat en séries. Un mauvais bond, deux ou trois mauvais matchs et c'est terminé, peu importe l'équipe qui joue devant. Parce qu'il n'y a plus de mauvaises équipes et qu'il n'y a plus de mauvais gardiens (les gardiens auxiliaires deviennent, sauf en cas d'urgence, des préposés aux portes), un jeu d'élimination se joue entre les poteaux : le premier qui flanche enlève à son équipe la capacité de continuer.

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