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En santé, Evgeni Malkin affiche une belle production

L'attaquant de 30 ans des Penguins apprend toujours aux côtés de Sidney Crosby et il a repris sa place parmi les meilleurs

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

Les Penguins de Pittsburgh n'ont pas seulement un des meilleurs joueurs au monde. Ils en ont deux.

 

C'est parfois facile d'oublier jusqu'à quel point le capitaine Sidney Crosby - et c'est amplement mérité - reçoit beaucoup de reconnaissance pour la qualité de son jeu. Quand LNH.com a publié les résultats du scrutin de la mi-saison pour le trophée Hart, vendredi, Crosby s'est retrouvé en tête.

 

Evgeni Malkin était loin derrière.

Mais Malkin était tout près, dans le sillon de Crosby, lors de la victoire de 8-7 en prolongation des Penguins contre les Capitals de Washington, lundi, au PPG Paints Arena. Il a réussi un tour du chapeau pendant que Crosby inscrivait un but et trois aides. C'est lui qui a provoqué l'étincelle du feu d'artifice et de la remontée des siens après que Pittsburgh eut accusé un retard de 3-0. Il a décoché un solide boulet sur réception tout en posant un genou sur la glace dans le cercle droit des mises au jeu, avant de brandir le poing et d'exulter sa joie.

Video: WAS@PIT: Malkin dégaine sur un seul genou

Malkin est également dans le sillon de Crosby dans le haut du classement des marqueurs, affichant 49 points comparé à 50 pour Crosby, tout près des 51 points du capitaine des Oilers d'Edmonton Connor McDavid. Il a 21 buts, bon pour une égalité au quatrième rang à ce chapitre derrière Auston Matthews des Maple Leafs de Toronto (22), Jeff Carter des Kings de Los Angeles (23) et Crosby (27).

 

Il a 316 buts en carrière, ce qui lui donne une égalité au quatrième rang dans l'histoire des Penguins, à égalité avec Jean Pronovost, derrière Crosby (365), Jaromir Jagr (439) et Mario Lemieux (690). Il a enregistré 1,18 point par match en moyenne depuis ses débuts dans la LNH, ce qui lui vaut le 14e rang dans l'histoire de la Ligue et la deuxième place chez les joueurs encore actifs - évidemment, derrière Crosby (1,33).

 

« Il ne reçoit pas toute l'attention qu'il mérite », a noté l'entraîneur adjoint des Penguins Sergei Gonchar, un ami proche et mentor. « On n'a pas parlé de lui sur l'ensemble de sa carrière, comparativement à d'autres. Je crois qu'il mériterait qu'on lui accorde plus de mérite. »

 

Malkin s'est bâti une importante collection d'honneurs individuels à ses cinq premières saisons : le trophée Calder à titre de recrue par excellence, le trophée Conn Smythe qui va au joueur le plus utile à son équipe dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, le trophée Art Ross en tant que champion marqueur à deux reprises, et le Hart. Après avoir remporté le trophée Hart en 2012, il a dit qu'il espérait que ce ne serait pas son dernier et qu'il voulait être le meilleur durant les 10 années suivantes.

 

Il n'a jamais amassé moins d'un point par match en moyenne au cours des quatre campagnes suivantes. Le problème, c'est qu'il a pris part à seulement 31 des 48 matchs du calendrier écourté en 2012-13, et ensuite 60, 69 et 57 rencontres sur 82 lors des trois campagnes subséquentes. C'est difficile d'être le meilleur quand tu es blessé.

 

Cette saison, il a participé à presque tous les matchs des siens et il a produit à peu près à la même fréquence qu'à l'accoutumée, comme Crosby l'a fait depuis qu'il a raté les six premières rencontres en raison d'une commotion cérébrale.

 

« Maintenant, je me sens tellement mieux, a dit Malkin. Je veux dire… Pas de blessure, rien. Je suis un peu plus confiant. C'est très important pour moi d'être en santé. Je n'ai pas encore disputé une saison complète, juste la moitié. Mais je le sens. J'espère que la chance sera de mon côté cette saison et que je pourrai jouer pendant toute la saison. Je sais que si je joue, je peux bien faire. Je sais que je suis un bon joueur et que je peux aider l'équipe à gagner à tous les matchs. »

 

Les Penguins ont rarement pu miser sur Crosby et Malkin en santé - et jouant donc à plein régime - en même temps pendant une saison complète. Mais maintenant, ils pourraient vivre une saison semblable à 2008-09 quand Malkin a pris le premier rang des marqueurs avec 113 points et Crosby a fini troisième avec 103 points. Ils ont remporté la Coupe Stanley ce printemps-là. Ils pourraient devenir la première équipe à être couronnés champions deux années d'affilée depuis que les Red Wings de Detroit ont remporté la Coupe en 1997 et en 1998, et l'édition actuelle de l'équipe pourrait décrocher la Coupe pour la troisième fois.

 

« Je crois que [Malkin] voit quel genre d'équipe nous avons et l'occasion qui se présente pour le groupe de remporter des titres, a souligné l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan. Selon moi, c'est en partie une question de maturité et de l'approche qu'il a d'aborder chacun des matchs. Il a de formidables habitudes de travail, c'est un gars très motivé. Il joue du hockey inspiré, comme il l'a démontré au cours de la première moitié de la saison. »

 

À l'âge de 30 ans, Malkin est marié et son épouse Anna et lui sont les parents d'un fils de sept mois, Nikita. Parlez-lui de son garçon et ses yeux s'illuminent. Il vous expliquera combien il a hâte que chacun des séjours à l'étranger prenne fin afin de passer plus de temps à la maison, combien son fils a changé à toutes les fois qu'il revient d'un voyage, combien il adore le faire rire et sourire, ainsi que son ardent désir d'avoir d'autres enfants.

 

« Je savoure chaque journée, a dit Malkin. C'est la plus belle chose qui me soit arrivée. Il grandit si vite. Il a commencé à essayer de marcher, mais il faut le tenir. J'ai peur qu'il tombe. Je suis nerveux. Il a transformé ma vie de façon positive. »

 

Gonchar a été témoin de la métamorphose qui a pris plusieurs formes.

 

« Il a gagné en maturité, a affirmé Gonchar. C'est probablement une autre étape qu'il a franchi dans sa vie et qui lui permet d'être meilleur. Cette maturité ne se manifeste pas seulement en dehors de la glace. On la perçoit également sur la patinoire. »

 

Malkin, qui mesure 6 pieds 3 pouces et qui pèse 195 livres, est dominant grâce à ses habiletés et à sa puissance, du moins quand il est à son meilleur. Il a toutefois fallu qu'il s'adapte en effectuant davantage de sprints durant la saison morte, tout en se concentrant davantage sur la nécessité d'afficher un style de jeu plus équilibré.

 

« Je vieillis, a lancé Malkin en riant. C'est un peu plus difficile à chaque année. Je dois travailler plus fort. On peut voir en ce moment que la ligue compte plusieurs nouveaux joueurs, plusieurs jeunes joueurs, qui sont de plus en plus rapides. À mes débuts il y a 10 ans, le hockey était un peu plus lent. Maintenant, ça se joue à haute vitesse. Je dois travailler plus fort et jouer de la bonne façon - dans toutes les zones. »

 

Gonchar estime que Malkin est un joueur plus complet, alors qu'il respecte davantage le système de jeu et qu'il fait les petites choses, comme batailler pour la rondelle autour du filet en zone défensive et aider en deuxième couverture quand un coéquipier est embouteillé dans le coin de la patinoire.

 

Une des clés, c'est Crosby. Malkin n'a rien contre le fait de jouer avec Crosby. Au contraire, il adore ça. Ils sont bien plus que deux des meilleurs joueurs au monde qui jouent dans la même équipe. Malkin a publié une photo de lui avec Crosby et la Coupe sur Instagram, le 14 juin. Le commentaire se lisait : « Meilleurs amis ».

L'autre jour, Malkin a parlé de Crosby comme les chroniqueurs de hockey au Canada le font, alors qu'il était élogieux quant à sa façon de travailler sur les mises au jeu, sur le dosage de ses passes, sur son tir du revers, sur les déviations de tirs, etc.

 

« Ç'a une grande signification pour moi, a dit Malkin. Je vois le travail que fait 'Sid' et j'essaie de faire comme lui. Je sais qu'il est le meilleur joueur dans la LNH depuis deux ans, depuis 10 ans, et j'essaie juste de faire comme lui. À l'entraînement, j'essaie de l'imiter. Quand il marque un but, j'essaie de mon mieux pour marquer aussi, pour être meilleur à chaque jour comme il le fait. Il n'arrête jamais. Il essaie de travailler fort, de s'améliorer constamment et je le regarde faire. … J'ai la chance d'être ici avec lui. »

 

Les Penguins en ont aussi, de la chance, de les avoir tous les deux.

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