Jeff Petry MTL

Kent Hughes a toujours l'intention d'échanger Jeff Petry. Il en fait même sa priorité. Ses homologues sont toutefois bien avertis, cette transaction se produira uniquement si certaines conditions sont réunies.

« On parle à certaines équipes de Jeff Petry, mais il faut que cet échange fonctionne pour nous aussi », a déclaré le DG du Tricolore en visioconférence jeudi.
Hughes a rappelé que ce n'est pas en raison de son rendement sur la glace que le CH tente d'échanger le défenseur de 34 ans, mais bien en raison de sa situation familiale. Ce sont ces circonstances qui ont poussé l'arrière américain à demander une transaction la saison dernière.
« Jeff est un défenseur important pour notre équipe, a réitéré Hughes. Si on l'échange, il faudra que nous gagnions de la flexibilité sous le plafond salarial, et que nous obtenions également un choix ou un espoir qui pourra nous aider dans le futur. »
Afin d'obtenir cette flexibilité sur le plan salarial, Hugues a été catégorique : pas question pour lui de retenir une partie du salaire de Petry pour le moment - son contrat est encore valide pour trois saisons et compte pour 6,25 millions $ sur la masse salariale - ou encore de recevoir en contrepartie des contrats indésirables.
Céder des espoirs ou des choix au repêchage pour convaincre les autres formations du circuit d'accepter une transaction ne fait pas non plus partie des options pour Hughes.
D'autres directeurs généraux avaient probablement des objectifs similaires avec certains de leurs joueurs, mais on a pu voir les Sharks de San Jose retenir une partie du salaire de Brent Burns afin de le refiler aux Hurricanes de la Caroline mercredi. Dans le cas des Golden Knights de Vegas, on a carrément dû se résoudre à donner Max Pacioretty aux Hurricanes pour se départir de son contrat.
Hughes souligne toutefois que la différence dans le dossier de Petry, c'est qu'il ne serait absolument pas déçu de le revoir dans l'uniforme des Canadiens la saison prochaine.
« Il y avait des offres sur la table hier, mais il s'agit de conclure une transaction qui a du sens pour les Canadiens, a martelé Hughes. Si nous n'y arrivons pas, Jeff va revenir à Montréal et jouer ici. Nous l'adorons comme joueur. Nous allons continuer de regarder nos options, mais ce n'est pas une transaction qui doit se conclure aujourd'hui ou demain. »
Qu'il échange Petry ou non, le DG montréalais ne dispose pas d'une énorme marge de manœuvre pour ajouter des éléments à sa formation. Ses seules embauches mercredi - les attaquants Mitchell Stephens et Anthony Richard ainsi que le défenseur Madison Bowey - semblent davantage destinées à aider le Rocket de Laval dans la Ligue américaine de hockey qu'à prêter main-forte au grand club.
S'il ne ferme pas la porte à de potentielles embauches, tout en précisant que les Canadiens ne sont pas sur les rangs pour l'obtention de gros noms comme Nazem Kadri, Hughes ne s'attend pas à être particulièrement actif sur le marché des joueurs autonomes, sauf s'il se départit de Petry sans obtenir de défenseur en retour.

MTL@NYR: Petry rompt l'égalité tard en 3e période

« Nous avons peu de profondeur à la ligne bleue, a souligné Hughes. Si nous échangeons Petry, nous allons être à la recherche d'un défenseur droitier.
« Nous misons sur une brigade défensive qui est déjà assez inexpérimentée. Dans toutes les décisions que nous prenons, nous voulons nous assurer de protéger nos jeunes espoirs. Nous voulons les placer dans des situations où ils peuvent connaître du succès, et ça inclut avoir la chance de passer du temps à Laval. »
Peu de nouvelles de l'infirmerie
Un autre facteur qui freine de manière importante tout potentiel mouvement de personnel est l'incertitude qui entoure l'état de santé du gardien Carey Price.
Hughes ne sait toujours pas si le gardien de 34 ans sera en mesure d'entreprendre la saison. Il ne croit pas que le cerbère soit de retour à l'entraînement, lui qui a reçu une injection au genou au cours des dernières semaines.
Tant que l'avenir à long terme de Price n'est pas connu, son salaire annuel moyen de 10,5 millions $ pour les quatre prochaines saisons doit être considéré dans toutes les décisions financières que l'organisation va prendre.
À court terme toutefois, Hughes a mentionné que la prochaine étape allait être de voir comment le genou de Price allait réagir lorsque le gardien va retourner sur la glace.
« Par le passé, lorsqu'il s'entraînait en gymnase, son genou tenait le coup, a noté Hughes. C'est lorsqu'il retournait sur la glace et qu'il effectuait des mouvements propres aux gardiens que les choses se corsaient. »
Hughes a aussi reconnu qu'il était possible que l'attaquant Paul Byron ne soit pas rétabli à temps pour le camp d'entraînement.
Byron a mentionné le 6 juillet dernier qu'il était en retard par rapport à son plan d'entraînement estival habituel.
Hughes a aussi discuté de ce qui attend ses deux choix de première ronde au dernier repêchage, les attaquants slovaques Juraj Slafkovsky et Filip Mesar, qui ont tous deux signé leur contrat de recrue au cours des derniers jours.
Le DG a indiqué que les deux joueurs devraient faire le saut en Amérique du Nord la saison prochaine. Hughes a affirmé qu'il n'entretenait aucune inquiétude quant à la capacité de Slafkovsky de jouer contre des hommes, mais que l'important pour l'organisation était de gérer sa prochaine année de manière à le protéger le plus possible.
Quant à Mesar, dont les droits appartiennent aux Rangers de Kitchener dans la Ligue canadienne de hockey, il faudra décider s'il sera mieux servi par un séjour dans la OHL ou encore à Laval.
« Nous voulons qu'il ait la chance de nous montrer ce qu'il peut faire, a expliqué Hughes. Nous voulons qu'il puisse connaître du succès offensivement et qu'il évolue sur le jeu de puissance. Si nous ne pouvons le placer dans cette situation à Laval, alors nous allons regarder du côté de Kitchener. »