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Dupuis ému, Fleury gêné

Les Québécois ont éprouvé des sentiments fort différents en soulevant la Coupe

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - Pascal Dupuis et Marc-André Fleury étaient animés de sentiments ambivalents à la suite de la conquête de la Coupe Stanley des Penguins de Pittsburgh. Pour des raisons différentes.

On a fait l'honneur aux deux Québécois d'être parmi les premiers joueurs de l'équipe à soulever la Coupe à bout de bras, même s'ils n'ont pas été impliqués directement dans le triomphe.

Dupuis a été contraint de prendre sa retraite en début de saison en raison de problèmes de santé.

Fleury a été confiné au rôle de réserviste pendant les séries. Le vétéran gardien s'est fait ravir son poste par le jeune Matt Murray, au moment où il se rétablissait d'une commotion cérébrale subie le 31 mars.

Dans la hiérarchie préétablie par les leaders de l'équipe pour la distribution de la Coupe, Dupuis a succédé au vétéran défenseur Trevor Daley, qui n'a pas pu participer à la Finale en raison d'une blessure. Daley a été le premier à accepter le trophée des mains de Sidney Crosby. Dupuis l'a relayé à son excellent ami Fleury.

Dupuis, qui a revêtu l'uniforme pour l'occasion, a manifestement éprouvé une plus grande satisfaction que Fleury qui a timidement tenu la Coupe dans ses mains, la soulevant à peine.

« J'étais très ému. J'ai ressenti un mélange de fierté et de satisfaction, et de nostalgie, a commenté Dupuis. D'enfiler mon chandail pour la dernière fois afin d'aller sur la glace pour avoir la Coupe, c'est un moment mémorable. »

Le Lavallois âgé de 37 ans, qui a agi comme aidant au personnel d'entraîneurs au cours du dernier droit de la saison et en séries, s'est rendu en toute hâte au vestiaire de l'équipe afin de revêtir son uniforme avec environ sept minutes à jouer.

« C'était stressant de suivre la fin de match avec tous les autres (réservistes) ».

Content pour les autres

Fleury a dit ressentir un sentiment fort différent d'il y a sept ans, quand il avait été un rouage très important du championnat des Penguins obtenu en sept matchs contre les Red Wings de Detroit.

« Je suis content pour l'organisation, la ville et mes amis », a-t-il débité, en s'excluant du groupe.

Le Sorelois âgé de 31 ans s'est esclaffé quand on lui a fait remarquer qu'il a paru gêné d'empoigner la Coupe.

« Je suis satisfait que nous ayons gagné en Finale et content d'avoir encore mon nom sur la Coupe. »

Fleury, qui ne sait pas ce que l'avenir lui réserve chez les Penguins, a admis que les derniers mois avaient été difficiles sur le plan personnel. Il s'est efforcé de ne rien laisser paraître en présence de ses coéquipiers et des journalistes.

« C'est plus gros gagner la Coupe Stanley que le fait que je joue ou pas. J'ai essayé de contribuer à ma façon en demeurant positif », a-t-il conclu.

Dimanche, il avait visiblement le vague à l'âme. Il est resté à l'écart pendant les célébrations et il a été un des premiers joueurs à quitter la patinoire. Sur la traditionnelle photo d'équipe, il a pris place à l'extrême gauche tandis que Dupuis s'est positionné tout près de la Coupe.

Enfin pour Martin!

L'adjoint à l'entraîneur Mike Sullivan Jacques Martin a patienté 30 ans avant de pouvoir faire partie d'une équipe championne dans la LNH.

« C'est un moment spécial. Je vais le savourer pleinement après 30 ans. Ç'a été une saison extraordinaire, avec un groupe de joueurs formidable et un personnel d'entraîneurs fantastique. »

À la demande du directeur général Jim Rutherford, Martin s'est amené derrière le banc à la suite de l'arrivée en poste de Sullivan, le 12 décembre. Il agissait jusque-là comme conseiller à l'entraîneur Mike Johnston, en suivant les matchs des tribunes de presse.

« Le plus satisfaisant, c'est que nous avons été la meilleure équipe de la LNH au cours de la deuxième moitié de saisons. Nous avons continué dans la même voie en séries éliminatoires. Ça n'a pas été facile, mais nous avons été persévérants. Notre vitesse, notre échec avant et notre profondeur ont été des aspects importants. Le rendement de la défense et de notre gardien en ont été d'autres. »

Martin a pu savourer une douce revanche sur le destin 20 ans après raté la conquête de l'Avalanche du Colorado en 1996 de quelques mois. Après les Fêtes, il avait quitté son poste d'adjoint à l'entraîneur Marc Crawford afin d'accepter le poste d'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa. En juin, l'Avalanche gagnait la Coupe contre les Panthers de la Floride. 

« Dans mes 30 ans, le plus proche que je sois passé de remporter la Coupe c'est à la barre des Sénateurs, surtout vers la fin de mon association avec l'équipe. Avec les Canadiens de Montréal, à ma première saison, nous avions failli participer à la Finale. »

Ragaillardi par cette conquête, le Franco-Ontarien âgé de 63 ans vit d'espoir d'effectuer un retour derrière le banc comme entraîneur.

« J'ai apprécié l'expérience de cette saison et je vais savourer notre conquête. Si l'occasion se présente de diriger une équipe de nouveau, je vais assurément me montrer intéressé. »

 

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