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Desharnais croit que McDavid peut faire la différence

L'ancien attaquant des Canadiens dit s'attendre à une longue série face aux Sharks

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - En séries éliminatoires de la Coupe Stanley, on dit souvent que les succès d'une équipe reposent sur le brio de son gardien et sur la contribution de joueurs de soutien.

Chez les Oilers d'Edmonton, on a le sentiment qu'un joueur du calibre de Connor McDavid peut faire la différence à lui seul.

C'est en tout cas ce que croit le vétéran joueur de centre David Desharnais, à quelques heures du début de la série de premier tour de l'Association de l'Ouest entre les Oilers et les Sharks de San Jose au Rogers Place, mercredi (22h HE; TVA Sports, SN, NBCS CA, USA).

« Je m'attends à une longue série. Les Sharks sont les finalistes de la Coupe Stanley. C'est une très bonne équipe, expérimentée », a commenté Desharnais, mardi, à l'issue de la séance d'entraînement de l'équipe.

« On dit que ce qui fait souvent la différence en séries, ce sont les gardiens et la profondeur d'une équipe. Pour nous, Connor McDavid peut également faire la différence. »

Desharnais se dit encore plus impressionné par le jeune surdoué des Oilers, champion marqueur de la LNH à sa deuxième saison seulement, depuis qu'il a la chance de le côtoyer sur une base régulière.

« C'est assez incroyable tout ce qu'il peut tout faire à pleine vitesse. C'est ce qui est le plus remarquable, a-t-il enchaîné. Il est ultra talentueux et rapide. Tout ce qu'il peut faire avec ou sans la rondelle à pleine vitesse, c'est la raison pour laquelle il est aussi bon.

« Tant que tu n'as pas joué avec lui, tu ne peux pas savoir jusqu'à quel point il est bon, même si tout le monde sait qu'il est extraordinaire. »

Desharnais s'apprête à vivre ses premières séries dans la LNH comme membre d'une autre équipe que les Canadiens de Montréal. Il s'attend à ce que la fièvre des séries se propage dans la ville d'Edmonton, comme elle se répand à Montréal.

« C'était spécial à Montréal. Je suis convaincu que ça va l'être ici aussi, surtout après une absence de 10 ans en séries, a-t-il opiné. Je m'attends à ce que ce soit la même fièvre qu'à Montréal. »

Pour un hockeyeur québécois, la vie est plus paisible au sein d'une autre équipe que les Canadiens. Desharnais a dit qu'il s'y est fait rapidement.

« C'est plus tranquille. J'ai adoré mon expérience à Montréal, mais c'est le 'fun' de vivre d'autres choses. Je suis maintenant bien à Edmonton et j'ai hâte que les séries commencent. »

La transaction qui l'a fait passer aux Oilers, en retour du défenseur Brandon Davidson, n'a pas permis au patineur natif de Laurier-Station, près de Québec, d'améliorer son sort sur la patinoire.

Après avoir amassé quatre points (2-2) dans ses six premiers matchs, il a été blanchi dans ses 12 derniers.

Il joue en moyenne un peu plus d'une dizaine de minutes par match. Son temps d'utilisation a diminué en avril, si on fait abstraction du dernier match des Oilers en saison régulière, dimanche, au cours duquel il a obtenu un sommet de 15 :12 minutes de temps de jeu.

« Mon rôle n'est pas différent de celui que j'étais appelé à jouer vers la fin de mon association avec les Canadiens, a-t-il relevé. Je pivote le troisième ou le quatrième trio. Je n'obtiens pas vraiment de temps de jeu en supériorité numérique, ni en infériorité.

« La transition s'est faite en douceur, même si c'est difficile de se défaire d'automatismes qu'on avait dans le sang depuis plusieurs années, a-t-il noté. Le style de jeu qu'on préconise dans l'Ouest est un peu plus serré que dans l'Est, mais la différence n'est pas si grande. »


Avec la collaboration de Tim Campbell, journaliste de NHL.com à Edmonton

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