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Des Sénateurs plus détendus et structurés

Le brio d'Anderson a largement contribué à ce que le plan d'Ottawa fonctionne, mardi

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

OTTAWA - La cuisante défaite encaissée à Pittsburgh dimanche a eu l'effet escompté pour les Sénateurs d'Ottawa. Elle les a ramenés sur terre, à leur identité propre.

« Nous sommes partis en peur après le match no 3 parce que nous nous pensions bien bons, a lancé l'entraîneur Guy Boucher. Nous avons cru que nous pouvions rivaliser en attaque avec une équipe du calibre des Penguins. »

Les Sénateurs ont facilement gagné la troisième rencontre de la finale de l'Association de l'Est 5-1, pour prendre l'avance 2-1 dans la série.

Les Penguins ont remporté les deux matchs suivants, 3-2 et 7-0, pour envoyer leurs rivaux au bord du précipice.

« Nous ne sommes pas une équipe dont les trois attaquants peuvent aller partout sur la glace et se replier avec beaucoup de vitesse, comme on l'a trop fait dans les deux derniers matchs. Les Penguins peuvent le faire parce qu'ils ont des attaquants très rapides sur tous leurs trios. C'est pour ça que c'est très difficile de jouer contre eux. Nous aimerions tous jouer comme ils le font, mais nous devons composer avec les atouts que nous avons. »

Mardi, les Sénateurs sont revenus à la recette qui leur permet de connaître du succès. 

« Nous étions beaucoup plus détendus et structurés, a-t-il avancé. Nous étions plus rapides sur le plan de la transition, ce qui nous a permis d'avoir le nombre requis de joueurs pour défendre dans notre zone. 

« Nous avons été bons dans les trois premiers matchs de la série parce qu'on jouait comme ça. Même au début du quatrième match, nous avons eu l'avantage 5-0 dans les occasions de marquer au cours des 10 premières minutes, mais nous n'avons pas réussi de but. Ça nous a dégonflés, nous avons laissé beaucoup trop d'émotions. Ç'a été la même chose dans le match suivant. »

Le plan des Sénateurs n'aurait pas fonctionné, n'eût été le brio du vétéran gardien Craig Anderson, auteur de 44 arrêts.

« Monstrueux est le bon mot pour décrire sa performance », a soumis le défenseur Marc Methot. Craig nous donne toujours beaucoup de confiance.

« Remarquable », a été le mot qu'a utilisé l'attaquant Bobby Ryan.

Anderson s'est admirablement ressaisi après avoir permis quatre buts sur 14 lancers dans la dégelée de 7-0, dimanche.

« Dès que j'ai été retiré du match, je m'efforçais d'effacer de mon esprit ce qui venait d'arriver. Vous ne pouvez plus rien faire, vous devez regarder vers l'avant et vous préparer pour le match suivant. Dès que j'ai quitté l'amphithéâtre, c'était déjà oublié. 

« Ce soir, j'ai simplement essayé de rester dans le moment présent. Je ramenais les objectifs à court terme. Un tir à la fois. Le portrait global s'arrange de lui-même quand vous vous concentrez sur les détails. »

Boucher avait bien vendu à ses troupiers le défi unique auquel ils étaient confrontés.

« Je ne sais pas combien de fois on m'a abordé pour me dire que nous faisions face à l'élimination. Si vous voyez les choses de la sorte, ça ne donne rien de vous présenter pour jouer le match. C'est une question de perspective, un choix de perception. 

« C'était pour nous une occasion exceptionnelle. Si on m'avait dit en septembre que nous allions nous retrouver en finale d'association pour jouer un sixième match à domicile, en retard 3-2 contre la meilleure équipe de la Ligue nationale, j'aurais sauté sur l'occasion.

« Nous voilà rendus au septième match. Quand je tombe dans la boue, je ne reste pas assis dedans. Je me relève et je continue. C'est ce que les joueurs ont fait. Ils ont mérité la chance de jouer le septième match. Ils se tiennent tous ensemble, ce sont eux qui l'ont fait. »

Autre occasion loupée

Les Penguins ont raté la première occasion d'achever leurs adversaires pour la troisième série d'affilée.

L'entraîneur Mike Sullivan a dit ne pas y voir de dénominateur commun entre les trois premières occasions loupées.

« Il n'y en a pas autrement que nous affrontons de très bonnes équipes. C'est difficile de gagner. Les joueurs ont le dos acculé au mur, ils jouent avec l'énergie du désespoir. 

« J'ai réellement apprécié notre effort. Nous avons connu un excellent début de match, comme nous le voulions. Nous avons gagné des mises au jeu, nous avons eu beaucoup de temps de possession de la rondelle dans leur territoire. Nous avons dominé au chapitre des lancers. Il y a beaucoup d'aspects à apprécier de notre soirée.

« Nous sommes évidemment déçus du résultat, mais nous ne pouvons pas être découragés, a-t-il enchaîné. Nous devons mettre l'accent sur les aspects positifs et bâtir là-dessus. Nous devrons être encore plus affamés pour le match no 7. »

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