Skip to main content

Des Rangers ébranlés devront améliorer leur exécution

Après une défaite à domicile, New York tentera de niveler sa série face aux Penguins

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

NEW YORK - Si les Rangers de New York tirent de l'arrière 2-1 sur les Penguins de Pittsburgh dans leur série de premier tour des éliminatoires de la Coupe Stanley, c'est largement en raison d'un manque d'exécution lors du troisième affrontement. C'est aussi simple que cela.

Les Penguins ont disputé un solide match au Madison Squatre Garden, mardi, pour l'emporter 3-1.

 

Les Rangers en sont en grande partie responsables, car ils ont offert une performance médiocre pour un match disputé à domicile. Pittsburgh s'est montré fort en défense, mais les Rangers les ont aidés en étant léthargiques en attaque. « Il y a des soirs comme cela, a avoué le centre des Rangers Derick Brassard. Rien ne fonctionnait pour nous. »

Il y a effectivement des soirées comme celle-là au cours d'une longue saison de 82 matchs. Une équipe n'offre pas toujours une performance à la hauteur. Un simple jeu ou une pénalité peut réduire le niveau d'énergie d'une équipe. Le simple fait de contrôler le disque devient problématique.

Il est cependant difficile de comprendre que cela peut survenir dans un match des séries de la Coupe Stanley et dans un match pivot de la série, qui est certainement la plus égale des huit en cours dans la LNH.

« Je ne suis pas tout à fait certain de ce qui est arrivé mardi, a avoué l'entraîneur-chef des Rangers Alain Vigneault. Avec tout ce qu'il y a à l'enjeu, je suis convaincu que nous sortirons plus fort et allons disputer une meilleure partie, jeudi. »

Pour remporter le match numéro quatre à domicile jeudi (19 h (HE); TVA Sports, CNBC, SN, ROOT, MSG), les Rangers devront être plus robustes et plus efficaces que lors du troisième affrontement.

Débutons par la réaction de l'équipe après que le but marqué par Chris Kreider eut été refusé après une contestation de l'entraîneur-chef des Penguins Mike Sullivan, qui a prétexté un hors-jeu.

Après ce but refusé, les Rangers, qui avaient encore un avantage numérique de 3:27, n'ont décoché qu'un seul tir au but. Le tir du poignet du haut du cercle gauche de J.T. Miller a été repoussé par le gardien recrue des Penguins Matt Murray.

« Après le but de Kreider, on sentait l'émotion dans la foule et sur le banc des joueurs, a mentionné Brassard. Quand le but a été refusé, on a senti une véritable baisse d'énergie. La décision était la bonne, mais elle a brisé notre rythme. Nous n'avons rien fait qui vaille ensuite. »

Il est clair que l'objectif des Penguins au cours des trois premiers matchs a été de fermer le centre de la patinoire afin de forcer les attaquants des Rangers à commettre des revirements et de les forcer à gagner des épreuves de vitesse afin de reprendre possession de la rondelle. Les Rangers ont bien relevé le défi lors du match numéro un, mais n'ont pas marqué et ont commis trop d'erreurs dans une défaite de 5-2.

Ils ont cependant dominé la deuxième rencontre en lançant le disque en zone adverse, en frappant et en effectuant un échec avant féroce pour l'emporter 4-2.

Lors du troisième match, ils ont trop tenté de passer ou transporter la rondelle entre tous les bâtons et patins des joueurs des Penguins en zone neutre. Ils ont opté pour cette stratégie qui n'a jamais fonctionné.

« Nous avons connu toutes sortes d'ennuis pour traverser la zone neutre », a avoué le centre des Rangers Derek Stepan.

Chaque fois qu'ils lançaient la rondelle en fond de territoire adverse, mardi, les Rangers ont été devancés par un joueur des Penguins, qui pouvait ensuite dégager facilement la rondelle. L'échec avant était inexistant.

« C'est difficile de conserver son énergie et sa rapidité quand vous dépensez toute cette énergie à pourchasser le disque, a révélé Brassard. Nous devons être cinq quand nous effectuons de l'échec avant. Nous ne l'avons fait qu'à un, deux ou trois joueurs et nous avions toujours un ou deux joueurs à nos trousses. Tout le monde doit être sur ses gardes. »

Le manque d'exécution a été flagrant en troisième période après que Matt Cullen eut donné les devants 2-1 à Pittsburgh à 4:16. Au cours des dernières 15:44, New York n'a tiré au but que deux fois.

Vigneault a soulevé le manque d'exécution des siens, mais ne s'est pas arrêté là.

« Il n'y a pas que l'exécution, il y a aussi la volonté de bien faire et le niveau d'effort, a mentionné Vigneault. Nous devons gagner toutes ces batailles pour la rondelle à cinq contre cinq, à cinq contre quatre ou à quatre contre cinq. Mardi, nous étions deuxièmes sur la rondelle la plupart du temps, surtout en troisième période. Je n'ai vraiment pas aimé notre façon de réagir après le but qui leur a donné les devants 2-1. Nous aurions dû jouer avec plus d'intensité. Nous aurions dû être beaucoup plus combatifs. Nous devons changer cela si nous voulons avancer. »

Mercredi, Vigneault a parlé de la résilience des Rangers. Ils montrent en effet un dossier de 12-4 après avoir perdu un match en séries depuis 2014, la première année de Vigneault derrière le banc des Rangers. Pendant la saison régulière, ils ont obtenu une fiche de 15-1-0 après une de leurs 16 défaites en temps réglementaire.

Donc, oui, les Rangers peuvent relever le défi. S'ils se retrouvent dans une fâcheuse position, ils n'ont qu'eux-mêmes à blâmer, car même si les Penguins ont bien joué défensivement lors de la dernière rencontre, les Rangers peuvent être plus combatifs et assurément mieux jouer.

« Nous allons rebondir », a assuré Vigneault.

 

En voir plus