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Des changements à prévoir chez les Sénateurs

Le propriétaire d'Ottawa Melnyk déclare que « personne n'est à l'abri » alors que l'équipe va vraisemblablement rater les séries

par Chris Stevenson / Correspondant LNH.com

OTTAWA - Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa Eugene Melnyk a notamment cité l'inconstance parmi les raisons qui expliquent l'exclusion de son équipe des séries éliminatoires de la Coupe Stanley cette saison.

Il a promis que des changements allaient survenir sur la glace et hors de celle-ci au cours de la saison morte.

Les Sénateurs ont amorcé leur match de mardi contre les Capitals de Washington (19 h 30 (HE); RDS2, CSN-DC, TSN5, NHL.TV) sept points derrière les Red Wings de Detroit et la deuxième place de quatrième as dans l'Association de l'Est.

« Aucune idée. Bryan (Murray, le directeur général) et moi ne pouvons que secouer la tête, a mentionné Melnyk. Nous ne pourrons nous qualifier. Nous le savons maintenant. Je me souviens de certains matchs en décembre, trois de suite que nous avons perdus par un but alors que nous menions. Il s'agit d'inconstance et d'une certaine stupidité.

« Je reviens à notre tour premier match [à domicile]. Nous avons envoyé notre deuxième gardien. Pourquoi faire ça? C'est le match d'ouverture et le gardien se fait démolir. Ce n'est pas juste pour lui et pour les partisans. Ce sont plusieurs minuscules erreurs qui s'accumulent tout à coup et deviennent sérieuses, elles entrent dans la tête des gens et la prochaine chose que l'on sait […] c'est que certains soirs nous ressemblons à des aspirants à la Coupe Stanley, puis nous avons l'air de joueurs de la [Ligue américaine de hockey]. Nous devons apporter quelques changements, je sais cela. »

Les Sénateurs avaient envoyé devant le filet le gardien recrue Matt O'Connor, qui disputait son premier match dans la LNH, au cours de leur match d'ouverture local contre les Canadiens de Montréal le 11 octobre et avaient perdu 3-1. O'Connor avait réalisé 31 arrêts.

Melnyk a effectué ces commentaires au cours d'une conférence de presse où on demandait aux partisans de donner leurs souvenirs liés au hockey en vue d'une exposition qui soulignera la 25e saison des Sénateurs en 2017.

Lorsqu'il lui a été demandé de décrire la saison 2015-16, il a répondu : « De véritables montagnes russes où espoir et désespoir se sont succédé, c'est la meilleure manière de le dire. L'inconstance est la meilleure manière de la décrire. Nous n'avons jamais pu trouver notre rythme. Nous remportions deux victoires, et tout le monde s'enflammait, puis nous perdions de manière stupide. Je ne pense pas que nous ayons connu une séquence de succès le moindrement longue cette saison. »

Melnyk, qui a subi une transplantation du foie en mai 2015, a affirmé qu'il gardait espoir de voir les Sénateurs effectuer une autre poussée de fin de saison pour atteindre les séries éliminatoires. La saison dernière, les Sénateurs avaient conservé un dossier de 23-4-4 pour conclure la saison régulière et décrocher une place en séries.

« Ce sera difficile, a reconnu Melnyk. De mon côté, plus que n'importe qui, je crois aux miracles. J'ai rayé le miracle de la dernière campagne. Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini. Les choses semblent très sombres en ce moment. Je suis franchement déçu de la place que nous occupons. Nous ne devrions pas être là. Nous avions de plus grandes aspirations, mais nous sommes où nous sommes et nous allons devoir apporter des changements pour l'an prochain. »

Melnyk a été questionné précisément sur l'avenir de l'entraîneur Dave Cameron.

« Je regarde toute la situation, dans son ensemble, a-t-il répondu. Personne n'est à l'abri lorsque nous connaissons une saison comme celle-là. Le statu quo ne nous permettrait que de connaître le même genre de saison l'an prochain, et cette équipe ne peut survivre à une autre exclusion des séries éliminatoires.

« Nous devons y parvenir avec notre instinct, avec du travail acharné, et nous pourrons y arriver. C'est ce que nous devons faire. Nous ne pouvons simplement acheter cela. Nous savons tous que d'autres équipes n'ont fait que lancer leur argent par les fenêtres pendant des décennies, et n'ont abouti à rien. Nous devons le faire d'une manière différente, et je pense que c'est ce que nous faisons. »

Melnyk s'est moqué de l'idée que d'augmenter la masse salariale augmenterait assurément les chances d'obtenir une équipe gagnante.

« C'est une farce. Une véritable farce, a-t-il réagi. Nous investissons 68 millions $ US dans cette équipe. Il s'agit de notre masse salariale. Tirons les choses au clair. Cela nous place bien au-dessus de notre budget. Nous avons tout tenté. Si nous avions pu ajouter un joueur, ou deux ou trois, nous l'aurions fait, et Bryan le sait. Cependant, il n'a pu trouver quelque chose qui en valait la peine, alors pas la peine de payer pour cela. »

L'avenir de Murray en tant que directeur général est incertain, lui qui continue sa bataille contre un cancer du côlon de stade 4. Il pourrait revenir l'an prochain à titre de directeur général à temps plein, ou encore accepter un rôle de conseiller.

« Je vais vous offrir la même réponse que je vous ai donnée en décembre, a déclaré Melnyk. Nous y allons un jour à la fois. Nous formons des gens à l'interne. Nous sommes à la recherche d'autres candidats.

« Je pense que lorsque la saison sera terminée, il faudra alors nous asseoir et regarder tout cela. Nous allons voir des changements être apportés partout dans la ligue. Plusieurs changements d'entraîneurs et de directeurs généraux seront apportés dans la LNH. Pour l'instant, je laisse la décision entre les mains de Bryan, s'il le veut bien. Au cours des 14 prochains mois, nous allons devoir prendre des décisions très difficiles au niveau hockey qui vont changer la donne pour plusieurs équipes. »

Cameron, lorsqu'il a été questionné sur les commentaires de Melnyk, a affirmé qu'il était lui aussi déçu de la manière dont la saison s'était déroulée pour les Sénateurs.

« Je pense que tous les gens associés à cette équipe sont déçus d'être exclus des séries, a admis Cameron. Il s'agit de la prérogative du propriétaire. Il paie les factures. Il est celui qui place son argent sur la table. Il a le droit d'apporter des changements. Cela ne revient qu'à lui. S'il veut apporter des changements, il va le faire »

 

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