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Début de saison difficile en Arizona

L'attaquant Anthony Duclair est persuadé que les Coyotes sont meilleurs que leur fiche ne l'indique

par Jean-François Giguère / Collaborateur LNH.com

Après avoir vu son équipe être exclue des séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour une cinquième année consécutive, le directeur général des Coyotes de l'Arizona John Chayka a été l'un des plus actifs de la ligue pendant la saison morte.

Il a échangé le vétéran gardien Mike Smith, qui s'était établi comme gardien numéro à son arrivée avec les Coyotes en 2011-12, aux Flames de Calgary. Il a fait l'acquisition des défenseurs Niklas Hjalmarsson et Jason Demers pour renforcer sa brigade défensive et il est allé chercher le centre Derek Stepan et le gardien Antti Raanta chez les Rangers de New York.

Derrière le banc, Dave Tippett a été remplacé par Rick Tocchet, qui vient de remporter la Coupe Stanley pour une deuxième année consécutive en tant qu'entraîneur adjoint avec les Penguins de Pittsburgh.

L'équipe comptait déjà sur plusieurs jeunes joueurs talentueux, tels que Max Domi et Anthony Duclair à l'attaque et Oliver Ekman-Larsson et Jakob Chychrun en défense, et le camp d'entraînement a permis de révéler un autre espoir fort prometteur, le centre de 19 ans Clayton Keller.

À la suite de tous ces bouleversements, les attentes étaient donc élevées en Arizona en vue de la saison 2017-18. Or, après neuf parties, les Coyotes n'ont toujours pas goûté à la victoire et ils n'ont amassé qu'un maigre point avec une fiche de 0-8-1.

Pourtant, si vous interrogez les joueurs à propos des déboires de l'équipe en ce début de saison, ils vous répondront unanimement que leur position au classement n'est pas représentative de la qualité réelle de cette formation. 

« C'est frustrant parce qu'on n'est pas battus à plate couture chaque soir », a répondu Duclair lorsque questionné à ce sujet par LNH.com. « On tient notre bout, mais on n'a pas encore gagné. Je crois qu'on joue bien, mais ce sont parfois un ou deux petits jeux mal exécutés qui nous coûtent des victoires. […] Je crois qu'on va bientôt renverser la vapeur. » 

Duclair est un de ceux qui veulent faire oublier une campagne 2016-17 décevante et ses statistiques personnelles sont plutôt encourageantes jusqu'à présent. Il a inscrit deux buts et deux aides en neuf rencontres. Il a travaillé d'arrache-pied pendant l'été avec son entraîneuse personnelle pour continuer d'améliorer son coup de patin. Il révise fréquemment les séquences vidéo de ses présences avec les entraîneurs pour se corriger et il cherche à être le plus constant possible. 

« Je veux seulement m'assurer de bien exécuter chaque petit détail tous les soirs pour obtenir plus de temps de jeu. Ensuite, les buts et les points viendront, a-t-il révélé. Je veux seulement aider l'équipe à gagner. »

Cependant, tous ses efforts ont été vains jusqu'à présent cette année, mais les joueurs demeurent optimistes.

Tocchet à la rescousse?

L'une des raisons justifiant cet optimisme se trouve derrière le banc.

Rick Tocchet s'est amené en Arizona avec une belle feuille de route comme entraîneur adjoint et une riche expérience de joueur. Son approche plus directe semble plaire aux jeunes joueurs des Coyotes et c'est ce qui pourrait leur permettre de sortir grandis de cette épreuve. Lors des séances d'entraînement, il n'est pas rare de le voir avec un groupe de joueurs en train de leur montrer comment mieux protéger la rondelle, par exemple. 

« Il vient de gagner deux fois de suite la Coupe à Pittsburgh et il a côtoyé les meilleurs joueurs au monde, comme (Evgeni) Malkin, (Sidney) Crosby, Phil Kessel et Kristopher Letang. Il sait ce qu'il faut [pour gagner] », a indiqué Duclair.

Donc, oui, il y a de l'espoir en Arizona. L'équipe compte sur un bon noyau de jeunes attaquants et une brigade défensive solide ancrée par Ekman-Larsson, qui est probablement l'un des défenseurs les plus sous-estimés du circuit selon ses coéquipiers. 

« Depuis que je suis ici, c'est la meilleure équipe qu'on a sur papier. On forme une bonne équipe et on va le prouver », a conclu Duclair. 

Il faudrait cependant faire vite, sinon la traversée du désert risque de se prolonger pour les jeunes Coyotes.

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