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Dan Boyle prend sa retraite après 17 saisons

Le défenseur a disputé 1093 matchs dans la LNH et a remporté la Coupe Stanley avec Tampa Bay en 2004

par Eric Gilmore / Correspondant LNH.com

SAN JOSE - Le défenseur Dan Boyle a perdu le compte du nombre de fois qu'il s'est fait dire qu'il était trop petit pour jouer dans la LNH, mais il se souvient précisément de ce qu'un entraîneur de la ligue lui a dit.

« Un entraîneur de la LNH m'a dit "grandis de trois pouces et prends 20 livres, et tu pourras jouer pour moi" », a raconté Boyle, âgé de 40 ans, au SAP Center mercredi après avoir annoncé sa retraite après 17 saisons dans la LNH. « C'est le genre de choses que j'ai gardées avec moi, et qui m'ont aidé à m'améliorer. Cela m'a aidé à adopter une attitude où je n'allais jamais me contenter de ce que j'avais. »

 

À 5 pieds 9 pouces et 180 livres, Boyle est passé du statut de joueur non repêché à celui de vétéran de 1093 matchs de saison régulière dans la LNH en plus de 130 rencontres des séries éliminatoires de la Coupe Stanley avec les Panthers de la Floride, le Lightning de Tampa Bay, les Sharks de San Jose et les Rangers de New York.

Boyle a remporté la Coupe Stanley en 2004 avec Tampa Bay et a été nommé sur la deuxième équipe d'étoiles de la LNH pour les saisons 2006-07 et 2008-09. Il a aussi remporté la médaille d'or olympique avec le Canada aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver.

Six des meilleures saisons de Boyle dans la LNH ont été disputées alors qu'il portait l'uniforme des Sharks. Il est le meneur de l'histoire de l'équipe parmi les défenseurs au chapitre des points (269) et des passes (201), et il se classe au deuxième rang pour les buts (68) et les tirs au but (1095). Il a terminé au quatrième rang du scrutin pour le trophée Norris en 2007 et cinquième en 2009.

« Un cœur énorme, une force morale, un compétiteur fantastique », a déclaré le directeur général des Sharks Doug Wilson en parlant de Boyle, qui prévoit vivre dans la région de San Jose. « Et il était un « rat de hockey », ce qui est selon moi le plus grand compliment que nous pouvons faire à un joueur. Personne n'aimait ce sport plus que lui. Lorsque vous assemblez un groupe de joueurs qui aiment ce sport à ce point, de bonnes choses vont se produire. »

Boyle est le meilleur marqueur de tous les temps parmi les défenseurs du Lightning (253 points) et des Sharks (269). Trois autres joueurs ont réussi un exploit semblable : Paul Coffey (Oilers d'Edmonton, 669 points; Penguins de Pittsburgh, 440), Al MacInnis (Flames de Calgary, 822; Blues de St. Louis, 452) et Scott Niedermayer (Devils du New Jersey, 476; Ducks d'Anaheim, 264).

Même après avoir remporté la Coupe Stanley et une médaille d'or olympique, Boyle a continué à être motivé par ceux qui l'avaient snobé par le passé.

« Après l'université, j'étais doté d'un gabarit peu imposant et on m'a ignoré, et tout ça a fait de moi ce que je suis devenu aujourd'hui, a indiqué Boyle, qui a disputé ses deux dernières saisons avec les Rangers. J'avais assurément du mal à l'accepter. Je vais probablement toujours avoir du mal à l'accepter. C'est simplement ce qui fait de moi ce que je suis, et c'est probablement pourquoi j'ai pu connaître la carrière que j'ai connue. »

Boyle s'est entendu avec les Panthers de la Floride à titre de joueur autonome le 30 mars 1998, après quatre saisons à l'Université de Miami (Ohio). Les Panthers l'ont échangé au Lightning le 7 janvier 2002, en retour d'un choix de cinquième ronde au repêchage 2003 de la LNH.

Boyle a mentionné que sa carrière avait décollé après une rencontre avec l'entraîneur des Blue Jackets de Columbus John Tortorella, qui était son entraîneur à Tampa Bay.

« Nous nous sommes assis et je lui ai demandé : "Pourrais-tu me faire confiance svp?", a raconté Boyle. "Je sais que je joue d'une manière un peu différente des autres, je sais que je prends parfois des risques, mais je sais ce que je fais. Fais-moi simplement confiance". C'est un peu là que ma carrière a pris son envol. Il m'a fait confiance. J'ai répondu en lui donnant ce que je croyais être du bon hockey, du hockey responsable. »

Tortorella a parlé à Boyle par le biais d'un haut-parleur sur le téléphone au cours de la conférence de presse.

« Je ne crois pas que l'on ait assez souligné à quel point tu étais un compétiteur féroce, a noté Tortorella. Je l'ai vu de très près. Tu étais le moteur de l'équipe quand nous avons remporté la Coupe Stanley. Nous n'aurions pas réussi cela si tu n'avais pas joué à cette position bien à toi, et que tu n'avais pas fait tout ce que tu as accompli. »

Tampa Bay a échangé Boyle, en compagnie du défenseur Brad Lukowich, à San Jose le 4 juillet 2008, en retour des défenseurs Matt Carle et Ty Wishart, ainsi qu'un choix de première ronde en 2009 et un choix de quatrième ronde en 2010. Il a aidé les Sharks à atteindre la finale de l'Association de l'Ouest en 2010 et 2011.

« Il réussissait des sorties de zone à lui seul, a souligné le centre des Sharks Logan Couture. Il pouvait se sortir de situations périlleuses mieux que la plupart des joueurs qui ont pratiqué ce sport. En tant que coéquipier, il était l'un des joueurs les plus compétitifs. »

Boyle croit qu'il a pavé la voie à ce que davantage de défenseurs pratiquent son style offensif qui est devenu sa marque de commerce.

« Deux des meilleurs défenseurs au monde aujourd'hui Drew Doughty et Kris Letang, sont venus me voir un jour pour me dire : "Tu es celui que je tentais d'imiter quand j'étais jeune", a évoqué Boyle. Cela, pour moi, vaut bien plus que tous les points ou les buts que j'ai pu récolter. […] Je pense que j'ai aidé à changer un peu notre sport, ainsi que ma position. »

Après la saison 2013-14, San Jose a échangé les droits de négociation de Boyle aux Rangers, avec lesquels il a signé un contrat de deux ans.

Boyle a assuré qu'il n'avait pas été « évincé » de la LNH cette saison, et qu'il croit qu'il pourrait suivre le rythme physiquement s'il avait continué de jouer.

« Je crois que je suis devenu épuisé mentalement, a révélé Boyle. Je pense que c'est ce qui s'est passé. Je crois que je me sens bien physiquement. Si je l'avais voulu, j'ai le sentiment que j'aurais pu jouer et apporter ma contribution, mais j'étais épuisé mentalement. Vers la mi-saison l'an dernier, je crois que je le savais. »

Boyle a reconnu qu'il aimerait s'impliquer dans le hockey à un moment ou un autre dans le futur, mais que pour l'instant, il souhaitait passer du temps avec son épouse, Amber, et leurs deux filles.

« C'était de plus en plus difficile d'être loin, sur la route, a admis Boyle. Je veux simplement être à la maison, être un père et prendre soin de mes enfants, être un bon père de famille. »

 

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