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Crosby revient sur son « but en or » à l'occasion du 10e anniversaire

Le joueur de centre a été un joueur clé dans la victoire en prolongation du Canada face aux États-Unis aux Jeux olympiques de Vancouver

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

Sidney Crosby a affirmé qu'il n'oubliera jamais ce moment.

Tout comme les gens de son Canada natal, là où le capitaine des Penguins de Pittsburgh est à tout jamais associé au « but en or ».

La journée de vendredi sera le 10e anniversaire du filet de Crosby en prolongation qui a permis au Canada de vaincre les États-Unis 3-2 dans le match de la médaille d'or aux Jeux olympiques de Vancouver. Le but, qui a été inscrit à 7:40 de la période de surtemps, est l'un des moments emblématiques de l'histoire du hockey canadien et demeure gravé dans la mémoire des partisans et des joueurs.

« C'est fou de penser que ça fait déjà 10 ans, a dit Crosby. Mais tout le monde y pense encore. Il y a encore des gens qui m'abordent pour me dire où ils étaient lorsque j'ai marqué : accoudés à un bar sur la plage en vacances, dans un chalet et à bien d'autres endroits.

« Quand tu es un enfant qui a grandi au Canada, tu rêves de vivre un tel moment. Les Jeux olympiques. En sol canadien. Une prolongation. La pression. Le scénario dramatique. Et ensuite, te dire que tu y es parvenu. »

Les États-Unis avaient vaincu le Canada 5-3 une semaine plus tôt en ronde préliminaire des Jeux olympiques et amorçaient le deuxième affrontement avec beaucoup de confiance, le 28 février 2010.

« Nous savions que nous pouvions compétitionner face à eux », a mentionné l'attaquant des États-Unis Patrick Kane.

Mais les États-Unis n'ont pas connu le départ espéré. Des buts de Jonathan Toews, à 12:50 de la première période, et de Corey Perry, à 7:13 de la deuxième, avaient donné les devants 2-0 au Canada, semant l'hystérie au sein de la foule du Rogers Arena.

Le but de Ryan Kesler a réduit l'écart à 2-1 pour les États-Unis, à 13:44 du deuxième engagement. Puis, avec 24,4 secondes à écouler en temps réglementaire, Zach Parise a créé l'égalité, réduisant les partisans canadiens au silence.

« L'atmosphère était tellement tendue, on aurait pu entendre une mouche voler », s'est remémoré le défenseur du Canada Chris Pronger.

Puis, le moment historique est survenu.

Quand l'attaquant du Canada Jarome Iginla s'est emparé de la rondelle le long de la rampe près du cercle gauche, Crosby s'est écrié « Iggy » pour recevoir une passe. La rondelle est arrivée, et quand Crosby a déjoué Ryan Miller sous la jambière, c'était l'euphorie dans l'aréna et à travers tout le pays.

« Je n'ai pas vu la rondelle entrer dans le but », a raconté Crosby, natif de Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse. « J'ai simplement entendu les cris.

« Le sentiment est difficile à décrire. »

Pour tenter d'y arriver, NHL.com a discuté avec différents joueurs de ce moment, 10 ans plus tard. 

Toews : « C'est surréel de penser que ça fait déjà une décennie. Sur le coup, c'est spécial, mais quand on y repense, c'est encore plus incroyable. C'est un rêve et une expérience unique d'être au sein de l'équipe olympique canadienne à la maison et de gagner l'or. »
Patrick Kane, attaquant des États-Unis : « Ç'a été difficile de passer si près. Mais plusieurs années après, je dois admettre que ça ne fait plus aussi mal, car il s'agit de l'un des matchs les plus extraordinaires que j'ai joués. »

Roberto Luongo, gardien du Canada : « Le temps passe vite. Mais c'est toujours plaisant de revoir le but. De revoir les faits saillants du match et de la prolongation, ça me donne encore des frissons. C'est génial. »

Toews : « Je peux penser à deux ou trois matchs durant ma carrière où j'ai été incapable de dormir la veille parce que j'étais trop nerveux. Ce match est l'un d'eux. Chaque soir, on pouvait sentir l'énergie et la tension, car chaque soir, tout le monde au centre-ville n'allait pas dormir beaucoup. On pouvait ressentir tout ça, la fête chaque soir dans la ville. »

Luongo : « C'était stressant, mais j'en ai profité. C'était stressant et plaisant. Évidemment, je n'ai probablement jamais ressenti autant de pression dans ma carrière. Les Jeux olympiques. À la maison. À Vancouver, alors que j'évoluais pour les Canucks. Le pays au complet nous regardait. Ça s'est réglé à la toute fin, mais tu ne pouvais pas avoir plus de plaisir en jouant au hockey. »

Kane : « Nous tirions de l'arrière 2-1 lors de la dernière minute. Nous trouvions que nous avions joué un bon match. Nous n'allions pas abandonner, et ensuite… »

Alors que le temps s'écoulait, Kane a envoyé la rondelle vers le filet du Canada. Elle a touché le patin de l'attaquant des États-Unis Jamie Langenbrunner et s'est retrouvée devant Parise, qui a battu Luongo pour créer l'égalité.

Kane : « C'est ce qui rend un peu tout ça magique, la façon dont ça s'est déroulé. Nous tirions de l'arrière 2-0. Nous avons réduit l'écart 2-1 avant de créer l'égalité 2-2 avec moins d'une minute à jouer. La fébrilité entourant ce match est quelque chose que je n'oublierai jamais. »

Crosby : « Nous devions tourner la page rapidement. Quand ils marquent si tard dans le match, tu n'as pas beaucoup de temps pour y penser. »

Luongo : « Le côté positif est que les surfaceuses étaient passées sur la glace avant le début de la prolongation. Nous avons pu retraiter au vestiaire et nous regrouper mentalement afin de réaliser que la médaille d'or était à l'enjeu en prolongation. Quand nous sommes entrés dans le vestiaire, quelques joueurs ont parlé, comme Scott Niedermayer et Chris Pronger. Nous avons retrouvé notre concentration. » 
Pronger : « C'était le moment de nous regrouper. »

À 7:40 de la prolongation, Crosby, debout à la droite de Miller, a crié à Iginla de lui faire la passe. Il l'a fait. Le reste a marqué l'histoire.

Crosby : « Comme je l'ai dit, je n'ai rien vu. Mais la réaction de la foule… Quel sentiment exceptionnel! »

Toews : « Je me rappelle avoir vu la rondelle glisser sous la jambière de Miller et d'avoir vu la réaction de Crosby. Il sautait dans le coin et lançait ses gants. Nous étions complètement en extase, oui. »

Luongo : « C'est arrivé rapidement. C'est un jeu qui semblait inoffensif, puis soudainement, la rondelle s'est retrouvée sur la lame du bâton de Sid et dans le filet ensuite. Je me souviens avoir regardé au ciel. Si vous voyez la reprise, mes bras sont levés et je regarde vers le ciel en traversant la patinoire. J'ai ressenti beaucoup de joie, mais également beaucoup de pression s'enlever de mes épaules en raison des circonstances. Quel moment! Ç'a été génial. »

Kane : « Ç'a fait mal, car nous étions passés si près. Nous étions à un tir de l'emporter. Mais ç'a évidemment été un moment extraordinaire pour le Canada. Un moment génial pour Crosby.

Luongo : « C'est du grand Sid. C'est ce que les grands joueurs font. Ils saisissent toujours ce genre d'occasions. Il a fait ça durant toute sa carrière. Ça allait de soi qu'il marque ce but à ce moment-là. Quand tu penses aux meilleurs joueurs de l'histoire, ils trouvent toujours un moyen de tireur leur épingle du jeu dans les moments clés. C'est du grand Sid. Il l'a fait pour son pays. Il l'a fait pour les Penguins de Pittsburgh. Il sera de toute évidence l'un des plus grands joueurs de tous les temps. »

Lors de la cérémonie des médailles, Kane était debout à côté du défenseur Duncan Keith, son coéquipier avec les Blackhawks de Chicago.

Kane : « Dunc et moi regardions dans les estrades pendant que tout ça se déroulait. C'était complètement fou. Je me souviens d'avoir vu des adultes pleurer dans les estrades. C'est là que tu réalises tout ce que ça signifiait pour ces gens, pour le Canada. »

Pronger : « C'est comme si tout le pays avait poussé un soupir de soulagement. C'était surréel. »

Crosby : « C'était tellement spécial. On aurait difficilement pu écrire un scénario plus dramatique. »

Luongo a mentionné qu'il n'oublie jamais. En fait, il ressort parfois sa médaille d'or pour se remémorer le match.

Luongo : « Je le fais souvent quand des gens viennent à la maison et qu'ils n'ont pas vu la médaille. Parfois, je l'apporte à l'école de mes enfants pour la montrer aux autres élèves. Après tout, nous avons marqué l'histoire. »

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