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Crosby remporte le trophée Conn Smythe

Le capitaine des Penguins a amassé 19 points en séries éliminatoires de la Coupe Stanley

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

SAN JOSE - Sidney Crosby était toujours en train de jouer les meneurs dans le chaos, bien après que le commissaire de la LNH Gary Bettman lui eut remis le trophée Conn Smythe et la Coupe Stanley.

Crosby interpellait ses coéquipiers, leur disait de rassembler les membres de leur famille en pointant en direction de la Coupe Stanley, qu'il avait placée sur la glace, tout près de l'entrée de la Zamboni.

Voilà que Crosby, quelques instants après le gain des Penguins de Pittsburgh 3-1 qui leur a permis de mettre la main sur le championnat contre les Sharks de San Jose dans le match no 6 de la Coupe Stanley, organisait les photographies de ses coéquipiers avec leur mère et leur père, leur épouse ou leur petite amie, leurs sœurs et leurs frères, leurs oncles et leurs tantes.

« Il est notre leader, a noté l'ailier gauche des Penguins Conor Sheary. S'il ne marque pas de buts ou n'amasse pas de points, il montre la voie dans le vestiaire. Je sais que le trophée Conn Smythe signifie qu'il est le meilleur joueur, et il a été notre meilleur joueur toute l'année. »

Crosby a été nommé le meilleur joueur des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2016, remportant ainsi le trophée Conn Smythe attribué à la suite d'un vote auprès de membres sélectionnés de l'Association des journalistes de hockey professionnels, après avoir conclu le tournoi printanier avec 19 points, six buts et 13 passes, en 24 matchs.

Video: PIT@SJS, #6: Le trophée Conn Smythe à Crosby

Il n'a pas terminé au premier rang des pointeurs des Penguins. Ce titre est revenu à Phil Kessel avec 22 points, dont 10 buts. Mais demandez à n'importe qui dans l'entourage des Penguins, et ils vous diront que Crosby a mené dans toutes les autres catégories, qu'il soit possible de les chiffrer ou non.

« Il a été notre leader de toutes les manières possibles, et il a été fantastique, a affirmé l'ailier gauche Patric Hornqvist. Il n'a peut-être pas obtenu autant de points qu'il l'aurait souhaité, mais il a été notre leader sur la glace et hors de celle-ci, et c'est tout ce qui compte quand tout est terminé. C'est un gagnant, et il s'est assuré que nous l'emportions. »

Crosby, a toutefois affiché de très bonnes statistiques.

Dix-neuf points en 24 parties, ce n'est pas à dédaigner. Il n'a récolté que trois points, trois mentions d'aide, au cours de la Finale de la Coupe Stanley, mais il s'agit du même nombre de points que le capitaine des Blackhawks de Chicago Jonathan Toews avait amassé en Finale de la Coupe lorsqu'il a remporté le trophée Conn Smythe en 2010.

Sa dernière mention d'aide est survenue sur le but inscrit par Hornqvist dans un filet désert à 18:58 du troisième tiers dimanche. Crosby a d'abord bloqué le tir du défenseur des Sharks Marc-Edouard Vlasic, avant de récupérer la rondelle et de la remettre à Hornqvist, qui a fait le reste pour sceller le championnat des siens.

« Je vais m'en souvenir pendant longtemps », a admis Hornqvist.

Crosby a inscrit trois buts vainqueurs en Finale de l'Association de l'Est, dont un en prolongation. Il a amassé huit points au cours de la série du premier tour, que les Penguins ont remportée en cinq rencontres devant les Rangers de New York.

Il a eu le dessus dans 52,4 pour cent de ses mises en jeu et il a obtenu 20:26 de temps de glace par match en moyenne dans les séries.

« Ses statistiques n'indiquent pas dans quelle mesure il a aidé cette équipe à gagner, ni l'impact qu'il avait d'un match à l'autre, a souligné l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan. Il a été un chef de file pour notre équipe. Il a tout d'abord montré l'exemple en raison de ses performances et de la façon dont il jouait. C'est un joueur complet. Il joue bien dans les deux sens de la patinoire. Il est excellent dans le cercle des mises en jeu. Il écoule les pénalités quand nous en avons besoin. Il joue dans toutes les situations-clés. Je pouvais voir durant les séries, ce printemps, qu'il savait que notre équipe avait quelque chose de spécial. Il allait remplir sa mission à force de volonté. »

Il n'y a pas si longtemps, Crosby se demandait s'il n'obtiendrait jamais une autre chance de mener son équipe à un championnat de la Coupe Stanley.

Des problèmes de commotion cérébrale l'ont privé de 101 matchs dans les années 2011 et 2012. Il y a eu beaucoup de roulement au sein de l'organisation après la saison 2013-14, quand les Penguins ont laissé filer une avance de 3-1 dans leur série contre les Rangers et ont été éliminés en sept rencontres.

Jim Rutherford a remplacé Ray Shero au poste de DG tandis que Mike Johnston a succédé à Dan Bylsma derrière le banc.

Les Penguins ont perdu au premier tour le printemps dernier.

Un an plus tard, les Penguins se retrouvaient avec un nouvel entraîneur et 10 joueurs qui entreprenaient les séries avec l'équipe alors qu'ils n'en avaient pas fait partie la saison précédente. Parmi ceux-là, quatre recrues : le gardien Matt Murray ainsi que Rust, Sheary et Tom Kuhnhackl.

« Ce n'est pas évident de mettre des gars ensemble et de développer ce genre de chimie, ce niveau de confiance, a fait remarquer Crosby. Ça n'arrive pas du jour au lendemain. Quand on regarde notre groupe, combien de nouveaux il y avait, c'est plutôt spécial de constater ce qu'il a été possible de réaliser. »

Video: PIT@SJS, #6: Pittsburgh célèbre avec la Coupe Stanley

Crosby a dû s'adapter pour que les choses se mettent à bien aller.

En 2009, quand les Penguins ont remporté la Coupe Stanley pour la dernière fois, Corsby avait récolté 31 points, cinq de moins qu'Evgeni Malkin, qui avait obtenu le trophée Conn Smythe. À ce moment-là, Crosby, qui était alors âgé de 21 ans, devait produire de façon substantielle parce que les Penguins n'avaient pas autant de profondeur que cette saison.

Cette fois, il y avait plusieurs coéquipiers qui étaient en mesure de l'aider.

Le « trio HBK » composé de Carl Hagelin, Nick Bonino et Kessel a enlevé un peu de pression à Crosby et a récolté 56 points.

Malkin a enregistré 18 points. Hornqvist en a totalisé 13, dont neuf buts. Kristopher Letang a amassé 14 points. Chris Kunitz en a eu 12. Bryan Rust a enfilé six buts, dont le filet vainqueur dans le septième match contre le Lightning de Tampa Bay.

En Finale de la Coupe, les Penguins ont vu les défenseurs Ben Lovejoy, Ian Cole et Brian Dumoulin trouver le fond du filet. Cole n'avait pas réussi à le faire en 104 matchs de suite avant d'y arriver dans le quatrième match.

 « Il y a tellement de joueurs qui ont apporté leur contribution, a noté Crosby. Je considère que ç'a été un effort d'équipe. J'ai juste essayé de travailler fort à tous les matchs, de faire mon travail comme les autres l'ont fait. Je ne sais pas si j'ai fait quelque chose de différent ou de précis ; je crois simplement que tout le monde a cherché à rivaliser, tout le monde a essayé de jouer à la hauteur des attentes qu'on avait à leur endroit, de jouer leur rôle. Quand une équipe le fait à tous les matchs, elle a de très bonnes chances de l'emporter. »

Sauf que personne ne pouvait jouer le rôle de Crosby. Aux yeux de ses coéquipiers, il est le coeur et l'âme des Penguins.

« C'est un grand leader », a déclaré l'attaquant à la retraite des Penguins Pascal Dupuis, qui s'est retrouvé en uniforme sur la patinoire pour les célébrations suivant le match. « Juste la façon dont il se comporte, la façon dont il traite les gens, à quel point il veut gagner à chaque match, la façon dont il se comporte avec les médias, avec les gens du monde du hockey… Il faut lui lever notre chapeau. »

Dupuis a littéralement levé son chapeau quand il a dit cela. Crosby ne l'a pas vu faire. Il était encore en train de gérer les opérations liées à la prise de photos avec la Coupe Stanley, un autre signe du leadership que Crosby exerce.

« Il y a une raison pour laquelle il porte le "C" », a affirmé Sheary.

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