Skip to main content

Crosby fait peu de cas de sa rivalité avec Ovechkin

Le capitaine des Penguins dit vouloir battre les Capitals, pas seulement faire mieux que l'attaquant russe

par Wes Crosby / Correspondant LNH.com

PITTSBURGH - Le capitaine des Penguins de Pittsburgh Sidney Crosby fait peu de cas de sa rivalité avec le capitaine des Capitals de Washington Alex Ovechkin.

Sept années après d'être affrontés pour la dernière fois en séries éliminatoires de la Coupe Stanley, Crosby et Ovechkin se feront face pour la deuxième fois au deuxième tour éliminatoire dans l'Association de l'Est.

Le battage publicitaire ayant trait à cette série mettant aux prises deux des plus grandes vedettes dans la LNH a déjà commencé, mais ne comptez pas sur Crosby pour l'alimenter.

Crosby a déclaré lundi qu'il ne cherchera pas à battre Ovechkin. Il cherchera plutôt à aider les Penguins à défaire les Capitals.

« En tant que joueur, ma préoccupation c'est de chercher à faire de mon mieux et de tout faire pour aider l'équipe à passer au tour suivant, a affirmé Crosby. Les autres choses, les mises en situation, c'est aux autres de le faire. Mais comme joueur, je me concentre avant tout sur ce qu'il faut faire pour gagner. »

Crosby et Ovechkin ont fait l'objet de comparaisons depuis qu'ils ont fait leurs débuts dans la Ligue en 2005-06.

Ils ont chacun remporté le trophée Hart, ainsi que le Art-Ross et le Maurice-Richard. Crosby est peut-être celui qui a affiché la plus belle constance dans la LNH avec une production de 938 points en 707 matchs. Ovechkin s'est avéré le franc-tireur le plus électrisant, lui qui a inscrit 525 buts en 839 rencontres.

Crosby est souvent considéré comme l'archétype du joueur complet tandis qu'Ovechkin est la quintessence du buteur.

« C'est sûr que je n'ai pas un tir comme le sien, a indiqué Crosby. Je ne marque pas des buts comme il le fait, alors je ne vais pas prétendre que c'est le cas. C'est impressionnant de voir ce qu'il a réussi à accomplir au fil des ans et de voir comment il marque des buts, et aussi à quel rythme il marque des buts. »

La rivalité a atteint son sommet en 2009, quand Pittsburgh et Washington ont disputé une série éliminatoire au deuxième tour qui a nécessité sept matchs.

Pendant cette série, on a notamment vu Crosby et Ovechkin chacun réussir un tour du chapeau dans une victoire de 4-3 des Capitals qui a permis à ceux-ci de prendre les devants 2-0 dans la série.

« [Le deuxème match] s'est déroulé en montagnes russes. Je me souviens de ce match-là, a affirmé Crosby. On avait l'impression qu'à chaque fois que nous marquions, ils répliquaient. Et j'imagine que deux joueurs qui obtiennent un tour du chapeau dans le même match en séries, ça ne doit pas arriver très souvent. Alors c'était un match qui était plutôt unique en son genre. »

La série s'est rendue jusqu'au septième match, qui a eu lieu à Washington, et Crosby a alors inscrit deux buts et un aide dans un gain de 6-2 des Penguins.

Ovechkin avait totalisé huit buts et 14 points durant cette série; Crosby avait quant à lui enregistré huit filets et 13 points.

Les Penguins ont complété leur parcours printanier, cette année-là, en battant les Red Wings de Detroit en finale de la Coupe Stanley.

« Le septième match, ç'a évidemment été un des moments-clés de notre parcours, a souligné Crosby. Nous avons été en mesure de nous en tirer à l'étranger. C'est du passé. Ça fait un bon moment maintenant, mais ce sont évidemment de très beaux souvenirs. »

Crosby a dit s'attarder au moment présent, mais ses coéquipiers estiment qu'il affiche bel et bien plus d'intensité quand il affronte Ovechkin.

« Sid est quelqu'un qui a un sens de la compétition très prononcé et qui veut aller sur la glace dans les moments importants pour faire la différence face à l'autre équipe, a déclaré l'attaquant Chris Kunitz. Et [Ovechkin], lui, termine ses mises en échec et il fonce au filet avec la rondelle. Il est très compétitif lui aussi. Tous les joueurs veulent être à leur meilleur quand ils se retrouvent sur la patinoire. »

L'attaquant Eric Fehr a disputé neuf de ses 10 premières saisons à Washington avant de conclure un entente avec Pittsburgh en juillet 2015.

« Je ne vais pas mentir, ils rehaussent tous deux leur niveau de jeu dans un contexte comme celui-là, a dit Fehr. Je pense qu'une bonne partie des discussions concernant la rivalité est alimentée par les partisans et les médias, mais on ne peut pas leur reprocher de le faire quand on voit à quel point ils y vont à plein régime quand ils s'affrontent, et à quel point les partisans sont émotivement impliqués. C'est donc excitant à regarder et ce sera une bonne série. »

Crosby s'est dit d'accord avec Fehr, mais il a déclaré que sa seule préoccupation est d'aider les Penguins à se rendre en finale de l'Association de l'Est.

« Je crois que ça nous amène tous deux à puiser dans nos ressources, a déclaré Crosby. Ç'a été le cas par le passé et c'est vrai qu'on en a fait beaucoup de cas. Mais il faut dire que nous voulons tous deux être à notre meilleur pour aider nos équipes respectives et il n'y a rien de mal à cela.

« La situation est ce qu'elle est. Les gens vont poser des questions à ce sujet-là. Les gens vont y prêter attention. Mais je crois que mon approche et ma façon de faire les choses ne changent pas. Je ressens les choses comme d'habitude. Les sensations sont les mêmes qu'à l'époque et je crois que nous réussirons tous deux à bien gérer la situation. Mais nous n'avons qu'une préoccupation : gagner. »

En voir plus