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Coupe 1993: La présence de Demers aux retrouvailles a réjoui ses joueurs

Les membres de l'équipe championne sont toujours aussi heureux de se voir, 25 ans après leur conquête

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Directeur de la rédaction LNH.com

L'édition des Canadiens de Montréal qui a remporté la Coupe Stanley en 1993, la dernière conquête de l'histoire de l'équipe, s'est réunie vendredi afin de souligner le 25e anniversaire de ce triomphe.

Parmi eux, l'entraîneur Jacques Demers, confiné à un fauteuil roulant en raison des AVC qu'il a subis au cours des dernières années. Demers prenait un plaisir évident à se trouver entouré de ses anciennes ouailles, qui venaient à tour de rôle le saluer et prendre de ses nouvelles.

« Ça c'est magique, je suis tellement content qu'il soit là, a déclaré l'ancien défenseur Patrice Brisebois. C'était le chef d'orchestre. Tout est parti de lui. C'est lui qui nous a fait croire en nous et qui nous a dit que nous allions surprendre le monde du hockey.

« Cet homme-là a cru en moi. J'avais 21 ans quand la saison a commencé, et il m'a dit qu'il allait avoir besoin de moi, que j'allais être important pour l'équipe. Je me disais que cet homme-là voulait mon bien, et on a le goût d'aller à la guerre pour un homme comme lui. »

« C'est un très gros morceau », a reconnu le capitaine de l'édition championne, Guy Carbonneau. « L'une des raisons pour lesquelles on a poussé pour organiser cette réunion, c'est à cause de Jacques. On connaît tous sa situation présentement. Si nous sommes capables de lui donner le sourire et de le voir heureux pendant quelques heures, tant mieux. Je pense qu'il est très content de voir les joueurs.

« C'est un gars qui croyait beaucoup en lui, qui était extrêmement positif. Il voulait nous faire croire qu'on était les meilleurs au monde, et ç'a fonctionné. »

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Après avoir eu en Pat Burns un entraîneur au style dur et autoritaire, l'architecte de cette équipe, l'ancien directeur général Serge Savard, a opté pour un pilote au style diamétralement différent.

« Le choix s'est fait entre Jacques et Michel Bergeron, a raconté Savard. Je tenais à avoir un gars local, ça a toujours été ma pensée. Je penchais vers Jacques, certains de mes adjoints hésitaient. Mon idée était un peu faite, je voulais y aller avec Jacques.

« Pour les gars, c'était une bouffée d'air frais. Il donnait de la confiance à son monde, il ne critiquait personne. Le message est très bien passé. Les gars avaient confiance en lui, et ils ont embarqué dans son système. Il est content d'être ici, et les gars aussi sont contents. »

Comme si c'était hier

Chaque fois que quelqu'un faisait son entrée dans la salle où se déroulait cette fête, il était accueilli par au moins un ancien camarade, était assailli immédiatement par un ancien collègue. Tape dans le dos, coup de poing sur l'épaule. Les discussions s'entamaient comme si elles avaient été amorcées quelques minutes plus tôt, alors que plusieurs d'entre eux ne s'étaient pourtant pas vus depuis longtemps.

C'est sous l'impulsion de Brisebois et de Carbonneau que ces premières retrouvailles officielles depuis 2003 se sont organisées.

« Je trouvais que 25 ans c'était un beau chiffre, a expliqué Brisebois. Depuis qu'on s'était vu pour les 10 ans, on se disait qu'il fallait faire quelque chose, mais personne ne faisait rien. Alors j'ai pris l'initiative, j'ai appelé Carbo et j'ai dit qu'on pourrait organiser quelque chose de vraiment beau.

« Ces gens-là pour moi, c'est des gens spéciaux. C'est comme des frères. J'ai gagné avec ces gars-là. Quand tu gagnes, c'est pour la vie, a confirmé Brisebois. Même si ça fait 10 ans que je n'ai pas vu mes anciens coéquipiers, je vais les voir et… Wow! Regarde ce soir, on est tellement contents de se voir. »

Le plaisir que ces hommes avaient à se retrouver sautait aux yeux, et les liens forgés par cette victoire ont de toute évidence résisté à l'épreuve du temps.

« Par expérience, quand tu gagnes un championnat avec une équipe, il y a toujours quelque chose qui reste, a avancé le préposé à l'équipement Pierre Gervais. J'ai eu la chance de gagner des médailles d'or avec Hockey Canada, et même si c'est des gars que tu côtoies pendant deux ou trois semaines, il y a toujours un lien quand je croise, disons Mario Lemieux, John Tavares ou Mike Babcock.

« C'est encore plus fort comme lien quand on passe une année complète ensemble à travailler fort. »

Sur des écrans dans la pièce était diffusée la cinquième partie de la Finale de la Coupe Stanley contre les Kings de Los Angeles, disputée le 9 juin 1993, au terme de laquelle les Canadiens avaient mis la main sur ce trophée si convoité.

Plusieurs des joueurs n'avaient aucun problème à se souvenir des détails de cette partie, et du reste de leur parcours.

« Ce qui me reste, c'est la façon dont on l'a gagnée, a indiqué Brisebois. C'est ça qui est beau. Il y a eu tellement de choses qui se sont passées en séries. Les 10 matchs en prolongation, la mesure du hockey de Marty McSorley, le clin d'œil. C'est ça qui fait que tout le monde s'en souvient, qui fait que c'est une Coupe spéciale. Je suis extrêmement fier d'en faire partie, et extrêmement fier des coéquipiers avec qui j'ai joué. »

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