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CMJ: La table est mise pour un grand match

Le Canada et la Russie croiseront à nouveau le fer après l'humiliant revers subi par l'unifolié en ronde préliminaire

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

OSTRAVA, République tchèque - Le Canada a dû patienter un an avant de venger le revers qu'il avait subi contre la Finlande en quarts de finale à Vancouver. Maintenant que c'est fait, il a l'occasion de faire subir le même sort à la Russie alors que la médaille d'or sera en jeu, huit jours après avoir été humilié 6-0 par la machine rouge.

C'est après ce match que les doutes sur la composition de l'équipe, sur les gardiens et sur l'état de santé de l'attaquant Alexis Lafrenière ont fait surface. C'est à ce moment que c'est devenu un peu chaotique dans l'environnement de l'équipe, un énorme défi dans un tournoi aussi court que le Championnat mondial junior.

Qu'à cela ne tienne, le Canada a dissipé tous les doutes avec ses récentes prestations. À peu près tout le monde contribue aux succès de l'équipe, Joel Hofer s'est imposé comme un gardien no 1 digne de ce nom et Alexis Lafrenière domine la compétition, comme il l'a toujours fait.

Le duel de dimanche entre les deux équipes s'annonce fort différent.

« Je crois que ce n'était pas du tout notre meilleur match, a plaidé l'attaquant Joe Veleno. Nous n'avons pas joué selon notre identité et ils ont été à leur meilleur. C'est une bonne équipe, il faut leur rendre crédit. Mais nous pouvons en offrir beaucoup plus que ce nous avons fait lors du deuxième match du tournoi. »

La troupe de Dale Hunter s'amène en finale en pleine confiance. Depuis qu'elle a encaissé la pire défaite de l'histoire du pays contre la Russie à ce tournoi, elle a battu l'Allemagne, la République tchèque et la Finlande par un score combiné de 16-4 pour conclure au premier rang du groupe B.

Pendant ce temps, les Russes ont perdu 3-1 contre les Américains et ont défait facilement l'Allemagne 6-1 avant de battre de justesse la Suède 5-4 en prolongation, lors de la demi-finale. Ils avaient pris la troisième position du groupe avec une fiche de 2-0-0-2.

« Je souhaitais les affronter à nouveau », a déclaré Hofer, qui a vu la porte s'ouvrir quand il a pris la relève de Nico Daws après que ce dernier eut donné quatre buts en un peu plus d'une période contre les Russes.

« Ce serait bien d'obtenir notre revanche. Je crois que nous nous sommes améliorés depuis ce match, et eux aussi. S'ils sont en finale, c'est qu'il y a une raison. Ils ont battu d'assez bonnes équipes aussi, donc ça devrait être un bon match. »

Le Canada a eu le dessus sur la Russie quatre fois lors des cinq derniers affrontements entre les deux pays en finale. La dernière fois, en 2015, la formation unifoliée avait triomphé 5-4 à Toronto après avoir laissé leurs opposants inscrire trois buts sans riposte pour réduire l'écart à un seul but.

« Je me souviens très bien de ce match, je l'ai regardé avec des amis et de la famille, a indiqué le défenseur de 17 ans Jamie Drysdale. C'était un duel très excitant. Jamais je n'aurais pu penser, ce jour-là, que j'aurais l'occasion de faire partie de l'aventure quelques années plus tard. C'est fou. »

« Je ne sais pas combien de fois j'ai gagné cette médaille dans ma tête, a renchéri Veleno. J'y rêve depuis que je regarde le tournoi à la télévision. D'avoir l'occasion de disputer le match de finale et de mettre la main sur la médaille d'or, ce sera très spécial. »

Nervosité

On ne peut qu'imaginer à quel point les joueurs des deux équipes sont anxieux et nerveux à l'aube de cet affrontement. Il fallait voir l'attaquant russe Egor Sokolov parler de la possibilité de gagner la médaille d'or après la victoire des siens contre la Suède. Il ne tenait tout simplement pas en place.

« C'est exceptionnel ce qui se passe en ce moment, a-t-il lancé en bougeant frénétiquement. Nous jouons tous ensemble depuis que nous avons 16 ans et nous n'avons encore rien gagné. Demain, c'est la plus grande chance de notre vie. »

Essayez ensuite d'imaginer comment ces joueurs vont réussir à fermer l'oeil en pensant que le moment auquel ils rêvent depuis des années n'est qu'à quelques heures de se produire. Mission impossible, ou presque…

« C'est le plus gros match de ma vie, a fait valoir Hofer. Je vais probablement prendre de la mélatonine, ça m'a aidé par le passé. La pire chose, c'est de ne pas pouvoir dormir parce que ton cerveau est en ébullition. Je prends un comprimé et les lumières se ferment! »

Deux comprimés seront peut-être nécessaires, cette fois.

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