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Clifton fait bonne impression chez les Bruins en Finale

Le défenseur recrue a marqué un but important dans le match no 1 et démontre ce qu'il peut accomplir dans la LNH

par Shawn P. Roarke @sroarke_nhl / Directeur du contenu éditorial NHL.com

BOSTON - Connor Clifton commence souvent par être sous le radar, mais il ne faut pas beaucoup de temps au défenseur recrue des Bruins de Boston pour faire bonne impression, et ce, peu importe où il passe.

Clifton l'a fait de nouveau, lundi, ayant un impact important dans la remontée des Bruins, qui ont vaincu les Blues de St. Louis 4-2 dans le match no 1 de la Finale de la Coupe Stanley au TD Garden. Il a inscrit le premier but de Boston à 2:16 de la deuxième période, insufflant de l'énergie à son équipe et à la foule, et il a été nommé la troisième étoile du match.

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C'est la même chose partout où passe Clifton. Les gens le remarquent, que ce soit en raison de son ardent désir de gagner et la manière dont ça se reflète dans son style robuste ou par les jeux risqués, mais payants, qu'il tente parfois en territoire offensif. 

Clifton est débarqué au camp d'entraînement des Bruins, la saison dernière, et s'est retrouvé confronté au vétéran David Backes, un attaquant de puissance typique de la LNH. Clifton (5 pieds 11 pouces, 175 livres) a rivalisé avec Backes, qui a quatre pouces et 40 livres de plus que lui.

« J'étais un vétéran de 11 saisons et il était un jeune blanc-bec, et il ne m'a pas lâché d'une semelle », a raconté Backes, qui est assis près dans le vestiaire et a appris à connaître Clifton au cours des derniers mois. « Il était après moi. J'étais un peu fâché au début, mais j'ai ensuite pris un pas de recul pour réaliser que c'est le genre de jeune qui a l'entrain et le talent pour avoir un impact, car il a le désir profond de vaincre n'importe lequel de ses adversaires. »

Robert Bortuzzo a appris la même leçon à la dure, lundi. Le défenseur de 6 pieds 4 pouces des Blues croyait avoir menotté Clifton quand il a abandonné sa couverture pour s'avancer vers le joueur de centre des Bruins Sean Kuraly lors d'un surnombre des Bruins. Mais Clifton a foncé au filet et a été en mesure de rediriger la passe de Kuraly derrière le gardien Jordan Binnington.

« Je n'ai pas vu la rondelle, a admis Clifton. J'ai vu la passe arriver, puis je n'ai plus rien vu. J'ai senti la rondelle me toucher, puis j'ai vu les gars célébrer et j'ai su que le but était bon. »

Video: STL@BOS, #1: Clifton et Kuraly font la paire

Ce mélange de ténacité, d'insouciance et de talent lui a valu le surnom de « Cliffy Hockey » quand il évoluait pour Providence dans la Ligue américaine de hockey (LAH). L'entraîneur des Bruins Bruce Cassidy a repris le surnom et a appris à vivre avec certaines des erreurs inhérentes au jeu téméraire du joueur de 24 ans.

Après tout, il apprend encore.

Clifton a signé un contrat de la LAH avec Providence, le 16 août 2017, puis a été retranché à plusieurs reprises à sa première saison. Il a entamé la saison au 11e rang au sein de la charte de profondeur des défenseurs de Boston, mais a disputé 19 parties dans la LNH en raison des diverses blessures. Clifton a transformé cette audition en un rôle de régulier durant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2019. Il a joué 13 des 18 parties de Boston, inscrivant quatre points (deux buts, deux passes) après avoir amassé seulement une aide en saison régulière.

« C'est un compétiteur, a noté Cassidy. Il compétitionne fort, il a beaucoup de courage. Il a tranquillement découvert ce qu'il peut accomplir à ce niveau et ce qui lui permet d'avoir du succès. Je pense qu'il est un joueur efficace quand il bouge ses pieds, car les jeux lui viennent naturellement quand il est en mouvement. Quand il ne bouge pas, il est un joueur dans la moyenne, et c'est à ce moment-là qu'il peut être pris à contrepied. »

Durant son adolescence, Clifton a joué avec l'académie Christian Brothers, non loin de sa ville natale de Matawan, au New Jersey. L'école a produit plusieurs joueurs de la LNH, dont l'attaquant des Flyers de Philadelphie James van Riemsdyk, le défenseur des Hurricanes de la Caroline Trevor van Riemsdyk et le défenseur des Sharks de San Jose Joakim Ryan. Le frère plus âgé de Clifton, Tim, qui est de trois ans son aîné, évolue pour San Jose dans la LAH.

Ryan Bogan, qui a quitté l'école cette saison, les a tous dirigés. Mais peu de joueurs pouvaient rivaliser avec Clifton en ce qui a trait à l'énergie et au courage.

« Il jouait comme un monstre à l'école secondaire », a dit Bogan, qui admet s'être demandé quel calibre constituerait un trop gros défi pour la petite charpente de Clifton. Il attend encore de le savoir.

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Quand on lui a demandé de résumer ce qui fait de Clifton un joueur spécial, Bogan s'est souvenu d'une rare défaite en saison régulière. L'équipe jouait de manière peu inspirée face à l'école secondaire Brick et avait accordé les trois premiers buts de la partie. Clifton avait ensuite inscrit deux filets de toute beauté en plus de toucher un poteau, et l'équipe avait raté une remontée de peu, s'inclinant 3-2.

« Il était partout sur la glace et contrôlait constamment la rondelle durant ce match, a relaté Bogan. Ce n'était pas parce qu'il était égoïste, c'est qu'il avait décidé que si les autres n'allaient donner un effort soutenu, il allait sauter sur la glace et le faire. Il refuse de perdre et il n'abandonne pas. Il est comme ça. »

Ces traits de caractère ont bien servi Clifton durant son parcours jusque dans la LNH, qui a inclus des arrêts avec les Hitmen du New Jersey (United States Premier Hockey League), le Programme de développement de l'équipe nationale américaine (USNTDP), l'université Quinnipiac et Providence.

À chaque étape, il a dû se faire un nom et démontrer que son mélange de talent et de passion peut être un atout.

« Ç'a été tout un parcours, et je pense que j'ai travaillé pour ça toute ma vie, a dit Clifton. Tu rêves de jouer dans la LNH et tu ne sais pas si c'est une possibilité avant d'atteindre un certain niveau. Quand tu atteins ce niveau, tout change.

« J'ai véritablement savouré tout ce parcours. Chaque nouvel entraîneur, tous les nouveaux coéquipiers, tu veux apprendre d'eux. On apporte tous quelque chose de différent. Pour chaque défi qui se dresse sur ta route, quelqu'un va t'aider à passer à travers et c'est ce qui est génial du monde du hockey. » 

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