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Claude Giroux attribue une bonne partie de sa relance à Sean Couturier

Une mutation comme ailier pour le capitaine qui rapporte gros aux Flyers

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TAMPA - Claude Giroux ne fait pas de cachette : il veut repartir de Tampa avec l'automobile que la LNH remet au joueur par excellence du mini-tournoi à trois contre trois que se livrent les joueurs étoiles des quatre sections de la ligue, dimanche.

« Mon objectif de la fin de semaine? J'espère gagner le char », a répondu du tac au tac l'attaquant vedette des Flyers de Philadelphie, samedi matin.

« C'est ma cinquième participation au Match des étoiles. Je suis dû », a-t-il ajouté.

Video: Giroux parle après un samedi plaisant

Blague à part, Giroux savoure pleinement sa cinquième présence à l'événement parce qu'il admet que les deux dernières saisons ont été éprouvantes sur le plan personnel, surtout la saison dernière.

Avec 57 points à sa fiche en seulement 49 matchs, il n'est qu'à un point du total de toute la saison dernière, en 82 matchs.

Le Franco-Ontarien natif de Hearst attribue une grande partie de son redressement à l'éclosion du jeune joueur de centre Sean Couturier.

L'entraîneur Dave Hakstol voit en tout cas la décision qu'il avait mûrie de muter Giroux de la position de centre à celle d'ailier gauche, tout en le jumelant avec Couturier, lui rapporter gros.

« On m'a présenté le plan avant le premier match préparatoire et je n'avais rien contre l'idée d'essayer parce que j'avais déjà joué à l'aile, a-t-il relaté. D'avoir Sean à mes côtés, qui est très responsable en défense et qui a trouvé sa touche à l'attaque, me facilite grandement la tâche. C'est le "fun" de jouer avec lui parce que je n'ai pas à me soucier autant de mon jeu en défense. »

Couturier a explosé à l'attaque à l'âge de 25 ans. Il connaît déjà sa plus fructueuse saison avec 49 points en autant de rencontres. À ses six premières saisons complètes, il n'avait jamais récolté plus de 39 points dans une saison.

« Nous savions tous qu'il était bon offensivement, mais peut-être pas autant qu'il le montre, a avoué Giroux. Avec l'autre membre du trio Travis Konecky, nous avons créé une belle cohésion, et nous espérons qu'elle va durer en deuxième moitié de saison. » 

Giroux a expliqué que jouer à l'aile lui permet de se concentrer davantage à engranger des points.

« Comme centre, tu dois être plus soucieux dans ta zone et plus impliqué en fond de territoire. Tu affrontes de gros joueurs qui te font gaspiller ton énergie. Tu en as donc moins quand tu réussis à te présenter dans la zone adverse. Je suis choyé avec "Couts". Je n'ai pas à aller profondément dans ma zone. Même que comme nous n'avons pas beaucoup à nous défendre, nous passons plus de temps en zone offensive. »

Voilà une explication qui devrait permettre de mieux saisir les problèmes d'adaptation qu'éprouve cette saison le jeune Jonathan Drouin chez les Canadiens. 

Au début de la trentaine l'été dernier, Giroux a également apporté des changements importants à son programme d'entraînement. 

« J'ai voulu retourner à la base. J'ai renoué avec mon entraîneur de patinage et j'ai été beaucoup plus souvent sur la glace qu'au cours des étés précédents », a-t-il élaboré.

Il a dit qu'il devait se refaire un bon moral parce qu'il avait la confiance fragilisée par ses insuccès des deux dernières saisons. Inutile de préciser que tout est rentré dans l'ordre à ce chapitre.

Giroux veut maintenant aider les Flyers à réintégrer le tableau des 16 équipes qualifiées aux séries éliminatoires.

À la pause du Match des étoiles, les Flyers (24-17-8) occupent la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries éliminatoires dans l'Association de l'Est, un point devant les Rangers de New York et les Islanders de New York.

« Nous aurions pu facilement obtenir plus de points en première moitié, n'eût été notre séquence de 10 défaites (0-6-4, entre le 11 novembre et le 2 décembre), a-t-il estimé. Ce n'était pas que nous jouions du mauvais hockey. Nous étions simplement malchanceux. Rien ne fonctionnait, la rondelle ne bondissait pas pour nous. Nous n'avons pas dérogé de notre façon de jouer, le groupe de joueurs est resté uni et nous avons recommencé à avoir du succès. La confiance est de retour et nous jouons du bon hockey.

« C'est tellement serré au classement. Ce qui complique la tâche, c'est le nombre d'équipes impliquées dans la lutte. Ce sera important pour nous de connaître du succès contre nos rivaux de la section Métropolitaine », a résumé Giroux.

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