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Parfois, un gardien remporte un match parce qu'il se dresse devant son but comme un mur. Et parfois, c'est en dépit de ses performances qu'il signe la victoire.

C'est ce qui se passe avec Martin Jones du Kraken de Seattle depuis trois matchs.
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Jones est assurément la plus grande surprise de la LNH chez les gardiens depuis le début du calendrier. Après avoir connu quatre saisons consécutives de plus de 30 victoires entre 2015 et 2019, le vétéran vient de vivre trois campagnes de suite où il n'a pas dépassé les 17 victoires. Relégué à un poste d'adjoint chez les Flyers de Philadelphie la saison dernière, il a maintenu une fiche de 12-18-3, et pour une quatrième année de suite, son taux d'efficacité était de ,900 ou moins.
Les choses regardaient bien mal pour la suite de sa carrière. Il a tout de même obtenu ce qui pourrait être sa dernière chance, lorsque le Kraken lui a offert un contrat d'un an afin de remplacer Chris Driedger, qui est sur la liste des blessés à long terme.
Dire que les performances de Jones surprennent serait un euphémisme. Au sein d'une équipe qui a terminé au 30e rang de la LNH à sa première année d'existence la saison dernière, le gardien de 32 ans a une fiche de 12-4-2, ce qui le place à égalité au deuxième rang de la Ligue pour le nombre de victoires. Il a même connu une séquence de huit rencontres où il n'a accordé plus de deux buts en un match qu'une seule fois, entre le 29 octobre et le 19 novembre.
Soudainement, il est devenu une option intéressante dans les pools, en particulier ceux à masse salariale, puisqu'il touche un salaire de 2 millions $.

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Mais même si Jones est actuellement sur une séquence de cinq gains consécutifs, plusieurs questions subsistent.
Ses trois derniers départs peuvent être qualifiés d'inquiétants, puisqu'il a accordé un total de 17 buts. À sa défense, tout le monde chez le Kraken semblait avoir oublié comment jouer du hockey défensif dans la victoire de 9-8 en prolongation contre les Kings de Los Angeles mardi.
Mais en raison de cet incroyable nombre de buts permis depuis trois rencontres, les statistiques individuelles de Jones ont chuté drastiquement. Sa moyenne de buts alloués est passée de 2,30 à 2,90, alors que son taux d'efficacité a plongé de ,913 à ,893.
En d'autres mots, Jones a gagné ces cinq rencontres parce que le Kraken marque énormément de buts. Depuis le 17 novembre, date du début de la séquence de Jones, Seattle a inscrit en moyenne 5,27 filets par match lorsqu'il était d'office, au tout premier rang de la LNH. Ville Husso, des Red Wings de Detroit, le suit de très loin avec une moyenne de 4,39.
Gagner même s'il accorde beaucoup de buts, ce n'est rien de nouveau pour Jones. C'est lors de la saison 2018-19 que la chaîne a semblé débarquer pour lui, alors qu'il était gardien numéro un des Sharks de San Jose. Il avait terminé l'année avec une moyenne de 2,94 et un pourcentage d'arrêts de ,896 - le deuxième pire parmi les gardiens ayant disputé la majorité des matchs de leur équipe lors de cette saison. Malgré tout, il avait conclu la campagne à égalité au troisième rang de toute la LNH pour les victoires (36), ce qui en avait fait un des gardiens les plus payants pour les poolers.
Depuis la saison 2018-19, Jones est au dernier rang de la LNH pour la moyenne (3,09) et pour le taux d'efficacité (,897) parmi les 30 gardiens qui ont amorcé au moins 125 matchs. Il a aussi maintenu une moyenne de départs de qualité (taux d'efficacité supérieur à ,900) de 46,8 pour cent, ce qui est encore une fois bon pour le dernier rang de la Ligue.
Qui sait, peut-être que Jones a trouvé la fontaine de Jouvence à Seattle. Peut-être que son nouvel entourage lui a permis de retrouver ses repères. Peut-être que l'air du Pacifique Nord lui va mieux que la brise californienne. Peut-être que la musique de Nirvana lui permet de mieux performer que celle de Smash Mouth (celle-là est assurément vraie!)
Et peut-être que ses dernières sorties ne sont qu'une mauvaise passe.
Ce sont beaucoup de peut-être. Les poolers doivent être conscients d'une chose : s'ils choisissent Jones, ils font confiance à un gardien qui n'a démontré aucune constance depuis cinq ans. C'est non seulement risqué, mais ce l'est encore plus dans une équipe qui n'avait jamais joué un match dans la LNH il y a à peine 14 mois.
Voici le top-25 des gardiens pour les poolers :
1. Linus Ullmark, BOS
La semaine dernière : 2e
2. Jake Oettinger, DAL
La semaine dernière : 1er
3. Ilya Sorokin, NYI
La semaine dernière : 3e
4. Connor Hellebuyck, WPG
La semaine dernière : 7e
5. Logan Thompson, VGK
La semaine dernière : 5e
6. Vitek Vanecek, NJD
La semaine dernière : 6e
7. Alexandar Georgiev, COL
La semaine dernière : 8e
8. Juuse Saros, NSH
La semaine dernière : 11e
9. Igor Shesterkin, NYR
La semaine dernière : 4e
10. Andrei Vasilevskiy, TBL
La semaine dernière : 9e
11. Ville Husso, DET
La semaine dernière : 15e
12. Tristan Jarry, PIT
La semaine dernière : 16e
13. Martin Jones, SEA
La semaine dernière : 10e
14. Jordan Binnington, STL
La semaine dernière : 12e
15. Marc-André Fleury, MIN
La semaine dernière : 17e
16. Ilya Samsonov, TOR
La semaine dernière : 22e
17. Matt Murray, TOR
La semaine dernière : 20e
18. Pyotr Kochetkov, CAR
La semaine dernière : 13e
19. Spencer Knight, FLA
La semaine dernière : 14e
20. Jacob Markstrom, CGY
La semaine dernière : 19e
21. Darcy Kuemper, WSH
La semaine dernière : N.C.
22. Stuart Skinner, EDM
La semaine dernière : 24e
23. Jeremy Swayman, BOS
La semaine dernière : N.C.
24. Jonathan Quick, LAK
La semaine dernière : 18e
25. Karel Vejmelka, ARI
La semaine dernière : 25e
Ont quitté le top-25
Carter Hart, PHIFrederik Andersen, CAR (blessé)
Consulter le classement de la semaine dernière