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Cinq raisons qui expliquent l'élimination des Sénateurs

L'incapacité à museler Sidney Crosby et l'inefficacité des unités spéciales ont mené à la perte des Sénateurs face aux Penguins

par Chris Stevenson / Correspondant NHL.com

OTTAWA - Les Sénateurs d'Ottawa sont venus à un but d'accéder à leur première Finale de la Coupe Stanley depuis 2007.

Les Sénateurs ont été éliminés par les Penguins de Pittsburgh lors de la deuxième prolongation du match no 7 de la Finale de l'Est sur le deuxième but du match de Chris Kunitz.

Les Sénateurs ont surmonté beaucoup d'épreuves cette saison, dont le congé de deux mois du gardien Craig Anderson en décembre et en janvier pour accompagner sa femme Nicholle dans ses traitements de chimiothérapie pour combattre un cancer de la gorge. Ils ont aussi perdu les services de l'attaquant Clarke MacArthur pour toute la saison sauf les quatre derniers matchs et les séries après qu'il eut subi une commotion cérébrale lors du camp d'entraînement.

Sous les ordres du directeur général recrue Pierre Dorion et du nouvel entraîneur-chef Guy Boucher, les Sénateurs ont terminé au deuxième rang de la section Atlantique et ont défait les Bruins de Boston au premier tour et les Rangers de New York en deuxième ronde.

« Nous y étions presque mais ça semblait si loin quand nous avons vu la rondelle traverser la ligne des buts, a dit l'attaquant Bobby Ryan. Je suis très fier des gars. Nous étions dans chaque match. Malgré les critiques, nous avons continué à tenir bon. »

1. INCAPABLES DE CONTENIR SIDNEY CROSBY

Ottawa n'a pas été la première équipe et ne sera pas la dernière à réduire l'impact de Crosby sur une série. Après avoir été blanchi lors des deux premiers matchs à Pittsburgh, Crosby s'est illustré à Ottawa. Le capitaine des Penguins a marqué dans les trois matchs suivants et a récolté trois buts et trois aides lors des cinq derniers matchs de la série.

2. UNITÉS ORDINAIRES

Les Sénateurs ont été dominés 6-1 sur les unités spéciales dans cette série. Ils ont été 1-en-20 en avantage numérique (cinq pour cent) et leur désavantage numérique a maintenu un rendement de 68,4 pour cent contre les Penguins, qui ont marqué sur l'avantage numérique lors du match ultime.

3. LA MÊME HISTOIRE

Les Sénateurs tentent toujours de gagner un premier match no 7 dans leur histoire. Ils ont maintenant une fiche de 0-en-6 en pareille situation et de 0-en-5 à l'étranger.

« On ne peut pas blâmer personne, a dit Anderson. Je crois que chaque gars dans ce vestiaire a donné tout ce qu'il avait et qu'il n'a aucun regret sur la manière dont il a joué. On ne peut pas dire ça souvent. Je sais que nous pouvons le dire dans ce vestiaire. »

4. LA PATINOIRE ÉTAIT INCLINÉE

Les Sénateurs ont été dominés 242-197 au chapitre des tirs au but dans cette série et ont passé de longs moments à se défendre dans leur zone. Ces longues présences ont donné du rythme au Penguins; Ottawa a été dominé aux tirs 88-59 dans les deux derniers matchs.

5. L'ÉTAT DE SANTÉ D'ERIK KARLSSON

Karlsson a révélé après la première ronde qu'il jouait malgré deux microfractures au talon gauche après avoir bloqué un tir à la fin du mois de mars. On ne sait pas si c'est la blessure, son important temps de jeu (28 :07 par match en séries) ou le jeu physique des Penguins, mais le capitaine des Sénateurs n'avait pas le même impact en Finale de l'Est.

« C'était une belle expérience, quelque chose que nous n'avions pas vécu auparavant et nous en avons profité, a dit Karlsson. Quand nous allons repenser à ça, nous allons nous dire que nous avons fait tout ce qui était possible et que nous avons perdu contre une meilleure équipe. »

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