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Cinq raisons qui expliquent l'élimination des Ducks

Les déboires en troisième période et des blessures à des joueurs importants ont mené à leur revers contre les Predators en finale de l'Ouest

par Dan Arritt / Correspondant LNH.com

Les Ducks d'Anaheim ont mis fin à leur récente séquence de défaites dans les matchs no 7 au cours des présentes séries éliminatoires de la Coupe Stanley, mais ils n'ont toujours pas trouvé le moyen de vaincre les Predators de Nashville.

Les Ducks l'ont emporté dans le match ultime de leur série de deuxième ronde contre les Oilers d'Edmonton au Honda Center après avoir encaissé un revers dans un match no 7 à domicile à chacune des quatre années précédentes. Ils ont toutefois été éliminés en six matchs par les Predators dans leur série quatre de sept en finale d'association, ce qui porte leur fiche à 0-3 contre Nashville en séries éliminatoires. 

Voici cinq raisons qui expliquent l'élimination des Ducks :

1. Problèmes en troisième période

Les Ducks ont marqué les premiers pour mener tout au long de la rencontre dans une seule de leurs 10 victoires en séries, soit au cours du match no 4 de leur balayage des Flames de Calgary en première ronde. 

Anaheim a inscrit le premier but du match dans leurs trois premières défaites contre les Predators, a effacé un retard de deux buts dans l'une de ses victoires et a perdu une avance de deux buts dans son autre triomphe. Les Ducks ont tiré de l'arrière par deux buts à deux reprises dans le match no 6, mais sont venus de l'arrière pour créer l'égalité 3-3, pour finalement accorder les trois derniers buts de la partie dans un revers de 6-3.

Les Ducks représentaient l'équipe la plus avare de la ligue en troisième période au cours de la saison régulière (55 buts), mais ils ont accordé 10 buts au troisième tiers à leurs quatre derniers duels contre Nashville.

« C'est très frustrant pour notre groupe, d'être éliminés après avoir travaillé aussi fort toute l'année, a déclaré le centre Ryan Getzlaf. Nous n'avons pas connu les résultats escomptés. »

2. La perte des compagnons de trio de Ryan Getzlaf

Getzlaf a été l'un des joueurs les plus productifs au cours des trois premières semaines des séries éliminatoires. Il avait amassé 15 points (huit buts, sept passes) à ses neuf premiers matchs, mais a été limité à quatre mentions d'aide à ses huit dernières rencontres.

L'un des problèmes pour le capitaine et centre numéro un d'Anaheim est qu'il a amorcé les séries avec deux marqueurs de 30 buts sur ses ailes, Patrick Eaves et Rickard Rakell. Eaves a toutefois raté les 10 derniers matchs, et Rakell les deux derniers, tous deux victimes de blessures au bas du corps.

L'attaquant Nick Ritchie a connu du succès à quelques occasions lorsqu'il a été muté sur le premier trio avec Getzlaf, mais il a été évincé du match no 6 contre Nashville en première période après avoir reçu une punition majeure de cinq minutes et une inconduite de partie pour avoir donné de la bande à l'endroit de l'attaquant des Predators Viktor Arvidsson.

Avant la fin de la deuxième période du match no 6, Getzlaf était utilisé sur deux trios, soit avec Ondrej Kase et Corey Perry, ainsi qu'avec Jared Boll et Nic Kerdiles. Ces quatre joueurs ont inscrit un total de 24 buts en saison régulière.

3. La fatigue de John Gibson

Le gardien des Ducks John Gibson n'avait jamais pris part à plus de 10 matchs de suite avant le début des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2017. Il avait raté 17 des 21 derniers matchs de saison régulière des Ducks en raison d'une blessure au bas du corps.

Les Ducks ont toutefois confié le départ à Gibson au cours de leurs 16 premières parties des séries avant qu'une blessure aux ischio-jambiers ne le force à quitter la rencontre après la première période du match no 5 contre les Predators. Jonathan Bernier a effectué un superbe travail en relève à Gibson à la fin de la saison régulière, mais il a accordé six buts sur 34 lancers au cours des cinq dernières périodes de la série pour afficher un pourcentage d'arrêts de ,824.

« Si vous regardez la situation, nous avons marqué trois buts », a noté l'entraîneur Randy Carlyle en parlant du revers de 6-3 qui a mis fin à la saison d'Anaheim. « Nous aurions dû l'emporter. C'est aussi simple que ça. C'est du hockey des séries. Si vous marquez trois buts dans un match, vous devriez avoir une excellente chance de connaître du succès. »

4. Peu d'attaque de la part de Ryan Kesler et Andrew Cogliano

Pendant de longues séquences en saison régulière, le trio à vocation défensive composé du centre Ryan Kesler et des ailiers Jakob Silfverberg et Andrew Cogliano a également été le plus productif à l'attaque pour Anaheim.

Mais seul Silfverberg a continué sur cette lancée en séries. Ses neuf buts lui permettent toujours d'être à égalité au premier rang de la LNH avec l'attaquant Jake Guentzel des Penguins de Pittsburgh, et ses 14 points lui confèrent le deuxième rang chez les Ducks derrière Getzlaf.

Kesler a terminé au deuxième rang pour Anaheim avec 58 points (22 buts, 36 passes) en saison régulière, mais il a pris le sixième rang en séries avec huit points (un but, sept passes). Cogliano a récolté 35 points (16 buts, 19 passes) au cours du calendrier régulier, mais seulement trois points (un but, deux passes) au cours du tournoi printanier. 

Ces deux joueurs ont récolté un total combiné d'une mention d'aide contre les Predators et ont raté d'excellentes chances de marquer.

5. Rejeter le disque derrière Pekka Rinne

Les Ducks savaient qu'ils allaient devoir être créatifs quand ils allaient rejeter le disque en zone adverse. Le gardien des Predators Pekka Rinne fait partie des meilleurs de la ligue quand vient le temps d'intercepter la rondelle derrière son filet et de la remettre à ses défenseurs, ce qui empêche ses adversaires d'établir leur échec-avant.

La meilleure manière de contrer cela est de rejeter le disque dans les coins de patinoire, mais les Predators ont fait du très bon travail afin de congestionner le centre de la zone neutre et de forcer les Ducks à rejeter le disque en zone offensive depuis l'extérieur, ce qui fait en sorte que la rondelle longe la rampe avant de se retrouver sur le bâton de Rinne derrière sa cage.

« Ils sont une équipe structurée, a admis Perry. Ils ne s'écartent pas de leur plan de match, et ça marche. »

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