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CH: la blessure ? une cheville de Sergei Kostitsyn tarde ? gu?rir

LNH.com @NHL

MONTRÉAL - La solution de remplacement à Andrei Kostitsyn chez le Canadien pour relancer le trio de Tomas Plekanec n'est pas son jeune frère Sergei Kostitsyn, du moins à court terme. C'est que la blessure à une cheville qui contraint Sergei à l'inactivité depuis le 31 décembre tarde à guérir.

"L'état de santé de Sergei ne s'améliore pas comme on le souhaiterait", a laissé savoir l'entraîneur Jacques Martin, mardi, au retour du Tricolore à l'entraînement exceptionnellement au Centre Bell.

"Sergei ne patine pas encore. C'est évident qu'il ne sera pas en uniforme pour nos deux prochains matchs."

Martin devra donc poursuivre les expériences, qui n'ont guère été concluantes jusqu'à maintenant. La présence de Matt D'Agostini à la droite de Plekanec et de Mike Cammalleri lors des deux dernières rencontres n'a pas provoqué l'étincelle souhaitée. La tâche est colossale pour un jeune comme Max Pacioretty. Et muter le défenseur Marc-André Bergeron aux côtés de Plekanec et de Cammalleri ne fait pas partie des plans de l'entraîneur.

Depuis la perte d'Andrei, le 31 décembre à Sunrise, en Floride, Plekanec et Cammalleri ont été blanchis en quatre matchs. Opéré au genou gauche, Kostitsyn ne reviendra pas au jeu avant la reprise des activités après les Jeux olympiques.

"Je suis mécontent de la façon dont a joué dernièrement, a admis Cammalleri. Moi le premier, et je ne blâme aucunement 'Plekie'. Je dois en faire davantage et élever mon niveau de jeu.

"Le match contre les Devils samedi a été correct, a analysé le Torontois, qui a dirigé 21 tirs au but dans ses quatre dernières sorties, mais je n'ai pas apprécié ma performance face aux Panthers de la Floride, jeudi. J'ai joué mon pire match de la saison contre les Capitals de Washington, deux jours plus tôt."

Cammalleri, qui a 20 buts et 37 points à sa fiche en 46 rencontres, a ajouté que les explications à cette baisse de régime sont nombreuses, incluant la perte de Kostitsyn "mais ce n'est pas une excuse".

"Vous avez beau vous appliquer sur ce que vous devez faire, avoir le souci du détail, il arrive que ça ne fonctionne pas comme vous le voulez, a-t-il élaboré. Personnellement, l'important est de faire l'analyse de la situation et de procéder à un examen de conscience. Partant de là, vous vous dites 'ok, retrousse-toi les manches et double d'ardeur à l'entraînement'. Il n'y a pas d'autre solution que de travailler plus fort."

Le début de la disette à l'attaque de l'unité de Plekanec coïncide à toutes fins utiles avec l'émergence du deuxième trio. Scott Gomez, Brian Gionta et Benoit Pouliot traversent une bonne séquence actuellement. C'est l'histoire de la saison du CH jusqu'à maintenant. L'entraîneur n'a pu miser sur une bonne contribution de deux trios en même temps.

"Les équipes aspirantes aux grands honneurs ont toutes deux trios productifs, en plus d'un excellent gardien et d'une bonne défense, a relevé Cammalleri. Si on parvient à avoir deux trios qui produisent, nous serons durs à battre."

O'Byrne de retour

Le Canadien a tenu une bonne séance de dérouillage après avoir profité de deux journées complètes de congé. Martin a soumis les joueurs à une séance de patinage d'une bonne dizaine de minutes, vers la fin.

Le défenseur Ryan O'Byrne était de retour sur la glace avec ses coéquipiers, après avoir passé une semaine au chevet de sa mère, gravement malade, au domicile familial de Victoria, en Colombie-Britannique.

Le géant O'Byrne, qui s'est efforcé de garder la forme pendant son absence, était heureux d'être de retour avec ses coéquipiers.

"En ces temps difficiles, c'est agréable de retrouver les gars. Ãa change le mal de place. Nous sommes comme une grande famille. Je sens le soutien de mes coéquipiers et de toute l'équipe."

O'Byrne n'a pas encore livré un match en 2010, et Martin a laissé entendre qu'il devra patienter quelque peu.

"On va lui donner la chance de retrouver la forme et le synchronisme. Nous sommes en santé. Nous verrons si on va l'utiliser jeudi ou non."

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On a bien pris soin de ne pas créer de remous chez le Canadien en lien avec la controverse impliquant deux Québécois, soit l'attaquant Alexandre Burrows des Canucks de Vancouver et l'arbitre Stéphane Auger.

Burrows a accusé Auger de l'avoir pris à partie dans le match de dimanche entre les Canucks et les Predators de Nashville, en lui décernant deux pénalités en troisième période. Burrows a déclaré après coup que Auger lui avait indiqué, avant la rencontre, qu'il se vengerait parce qu'il l'avait fait mal paraître lors du dernier affrontement entre les équipes.

"C'est difficile pour moi de commenter parce que je n'étais pas là, a souligné l'entraîneur Jacques Martin. Les arbitres ont une tâche ingrate et difficile à accomplir. Personnellement, je n'ai jamais rien vécu de tel tout au long de ma carrière. Comme entraîneur et directeur général, j'ai toujours entretenu de bonnes relations avec les arbitres."

Même son de cloche chez les joueurs, qui ont également marché sur des oeufs de crainte de se mettre les hommes aux chandails rayés à dos.

"Je sais qu'il y a des arbitres qui m'aiment, d'autres pas, a dit Maxim Lapierre. L'important, c'est de respecter les arbitres et le travail qu'ils font."

Mike Cammalleri a ajouté que le métier d'arbitre est peu commode et que les arbitres sont des êtres humains, qui font des erreurs comme tout le monde.

"Je fais des erreurs, et les arbitres également. Mais c'est la première fois que j'entends parler d'un incident semblable."

Le défenseur Hal Gill a commenté la première pénalité qu'a écopée Burrows en troisième période, en disant simplement qu'elle lui paraissait tirée par les cheveux.

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C'était la traditionnelle visite des enfants malades pour les joueurs du Canadien, mardi, dans deux hôpitaux (Sainte-Justine et l'hôpital pour enfants de Montréal).

"C'est une date que j'inscris toujours dans mon calendrier, a affirmé Mike Cammalleri. Dans les rangs universitaires américains, au Michigan, nous faisions des visites semblables presque à toutes les semaines. C'est une activité que j'ai à coeur. Les enfants malades ont parfois de meilleurs conseils à nous donner qu'on peut nous-mêmes leur en donner."

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Georges Laraque s'est dit prêt à renouer avec l'action, après avoir raté le dernier match en raison de raideurs à la nuque qui n'ont rien à voir avec les maux de dos chroniques qui l'affligent.

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