Skip to main content

Ces hommes de fer qui ont vu leur séquence prendre fin

Une blessure, une suspension, un renvoi dans les mineures : plusieurs raisons peuvent expliquer la fin d'une série de matchs joués

par Siniša Šindik @SinisaSindik / Collaborateur LNH.com

Il était au quatrième rang de l'histoire de la LNH pour le plus grand nombre de matchs consécutifs disputés dans la LNH. Il n'était qu'à 54 matchs de la troisième marche du podium. Or, l'attaquant des Ducks d'Anaheim Andrew Cogliano a vu son incroyable séquence s'arrêter à 830 en raison d'une suspension qui lui a fait rater le match de lundi entre les Ducks et l'Avalanche du Colorado au Pepsi Center. Keith Yandle est par le fait même devenu le nouvel homme de fer de la LNH (675 matchs consécutifs).

Cogliano avait 135 matchs de retard sur Doug Jarvis, ultime homme de fer de la LNH. L'exploit de l'ailier gauche de 30 ans des Ducks nous a inspiré une liste des séquences les plus mémorables au fil du temps et la façon dont elles se sont terminées.

Cogliano, le seul et unique coupable

Cogliano était en parfaite santé et il n'a que lui-même à condamner pour la conclusion de son extraordinaire série.

Samedi soir dernier, l'intensité était à son comble lors du duel entre les Kings de Los Angeles et les Ducks. Les esprits se sont échauffés, si bien que trois combats ont éclaté en l'espace de quelques secondes.

Quelques instants plus tard, Cogliano a asséné un coup à la tête de son adversaire, Adrian Kempe. Ce n'était peut-être pas la mise en échec la plus puissante et sournoise de l'histoire, mais c'était illégal. Résultat des courses : deux matchs de suspension. Le compteur s'arrête à 830.

Le Torontois, 25e choix au total du Repêchage 2005 de la LNH par les Oilers d'Edmonton, n'avait pas raté un seul match depuis ses débuts, soit le 4 octobre 2007. Sa séquence est la deuxième plus longue de l'histoire de la LNH pour amorcer une carrière.

Doug Jarvis, victime d'un renvoi dans les mineures

L'homme de fer incontesté de la LNH trône au sommet de la liste avec 964 matchs d'affilée. Il aurait peut-être pu atteindre le prestigieux plateau des 1000 matchs si ce n'était de la décision de son entraîneur de l'époque, Jack Evans, qui a abruptement mis fin à la séquence.

Jarvis a débuté sa carrière avec les Canadiens de Montréal en 1975-76 avant d'enfiler l'uniforme des Capitals de Washington pour enfin terminer sa carrière avec les Whalers de Hartford.

De l'automne 1975 à l'automne 1987, Jarvis n'avait raté aucun match. Puis, en octobre 1987, évoluant alors pour Hartford, après avoir disputé les deux premiers matchs de la saison, le joueur de centre a été envoyé sur la passerelle par son entraîneur Jack Evans. Sa série s'arrêtait ainsi à 36 matchs du plateau des 1000.

Quelques semaines plus tard, le natif de Brantford, en Ontario, a été renvoyé dans les mineures avec les Whalers de Binghamton. Il a complété la saison à titre de joueur-entraîneur avant d'accrocher ses patins.

Steve Larmer et les Blackhawks… incapables de s'entendre

Si Doug Jarvis détient le record pour la plus longue séquence de matchs consécutifs dans la LNH, l'attaquant Steve Larmer, lui, peut se vanter d'être le détenteur du record de la plus longue série avec la même équipe. Il a participé à 884 matchs de suite avec les Blackhawks de Chicago.

Les Blackhawks ont repêché Larmer en 6e ronde, 120e au total, lors de l'encan de 1980. Il a entamé son illustre carrière dans la Ville des vents en 1981-82 et, durant les onze saisons suivantes, il a participé à tous les matchs. Or, à l'aube de sa 12e saison avec Chicago, alors qu'il s'approchait du record de Jarvis, Larmer a décidé qu'il voulait changer d'air.

L'attaquant ontarien estimait que la formation faisait du surplace. Même s'ils avaient participé à la finale de la Coupe Stanley un an auparavant, les Blackhawks ont procédé à un changement d'entraîneur (Mike Keenan pour Darryl Sutter) et ont considérablement modifié leur formation.

Voyant sa carrière tirer à sa fin et ne voulant pas faire partie d'une « reconstruction », Larmer voulait s'offrir une dernière chance de remporter les grands honneurs.

C'est alors qu'il aurait demandé à être échangé. Malheureusement, les Blackhawks n'ont pas immédiatement exaucé son souhait. Ainsi, il a raté les 13 premiers matchs de l'équipe en 1993-94 avant de finalement être échangé aux Rangers de New York. Il était cependant trop tard. Sa série se terminait.

En rafale

Andy Hebenton est souvent désigné comme l'un des premiers, sinon le premier, hommes de fer de la LNH. Hebenton a disputé neuf saisons consécutives (1955-1964) avec les Rangers et les Bruins de Boston sans jamais prendre une soirée de congé, soit 630 matchs consécutifs.

Il a ainsi éclipsé le record précédent détenu par John Wilson (580). Un peu à l'image de Jarvis, Hebenton a été renvoyé dans les mineures et n'est jamais revenu dans la Ligue par la suite.

Or, la séquence de l'ailier droit ne s'est pas arrêtée là. Il a prolongé sa série jusqu'à 1062 matchs consécutifs chez les professionnels. Il avait disputé 216 matchs de suite dans les mineures avant de faire le saut dans LNH en 1955, puis 216 autres lors de sa rétrogradation. Sa séquence a pris fin en 1967, non pas en raison d'une blessure, mais puisqu'il a dû assister aux funérailles de son père, à Winnipeg.

Puis, n'oublions pas la séquence du capitaine des Canucks de Vancouver, Henrik Sedin, qui s'est conclue en 2014 à 679 rencontres consécutives en raison d'une blessure.

Fait intéressant : dans le cas de Sedin, à la fin de la saison régulière 2013, les Canucks l'ont fait jouer pendant 22 secondes lors du dernier match de la campagne, avant de le renvoyer au vestiaire. On s'assurait ainsi de prolonger sa séquence à 629 matchs tout en évitant un risque de blessure avant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Finalement, mention honorable à Garry Unger, qui occupe le deuxième rang de tous les temps à ce chapitre.

C'est avec les Red Wings de Detroit, les Blues de St. Louis et les Flames d'Atlanta que l'attaquant a disputé un impressionnant total de 914 matchs consécutifs dans la LNH, avant de voir son entraîneur le retirer de la formation pour lui permettre de soigner une blessure.

En voir plus

La LNH utilise des témoins, des pixels invisibles et d'autres outils technologiques similaires. En naviguant sur les sites web de la LNH et ses autres services en ligne, vous acceptez les pratiques décrites dans notre Politique de confidentialité et dans nos Conditions générales d'utilisation, incluant notre Politique sur les témoins.