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Carey Price et Andrei Markov s'enlacent à l'entraînement du Canadien

LNH.com @NHL

BROSSARD - Ca y est, l'histoire est réglée: Andrei Markov et Carey Price s'aiment comme des frères.

"Nous faisons tous partie de la même famille, nous nous aimons. Nous irons même luncher ensemble plus tard", a lancé Markov avec un sourire (légèrement) en coin, jeudi, peu après avoir vu le gardien no 1 du Canadien l'enlacer amicalement à la fin de la séance d'entraînement tenue à Brossard.

Le défenseur russe a semblé gêné par la scène, qui s'est déroulée en plein sous les yeux des journalistes attitrés à la couverture du Tricolore. Price a d'ailleurs jeté un regard vers la galerie de presse après avoir relâché son emprise, question de s'assurer que tout le monde l'avait bien vu faire.

Le jeune gardien ne s'est toutefois pas présenté dans le vestiaire pour affronter la faune journalistique locale par la suite. Markov l'a fait.

Il s'agissait du premier entraînement du Canadien à domicile depuis qu'une station de radio anglophone de Montréal a affirmé que Markov et Price s'étaient échangé des mots durs après la défaite du 20 janvier dernier, au Centre Bell, contre les Blues de St. Louis.

"Si vous cherchez de la controverse, vous avez le mauvais gars. Désolé, a lancé Markov. Ce qui arrive dans le vestiaire va rester dans le vestiaire."

Sans avouer que l'incident en question est bel et bien arrivé, Markov a reconnu qu'une prise de bec de ce genre peut avoir des effets bénéfiques, même quand elle est révélée publiquement.

"Parfois, il est vrai que ça peut amener les joueurs à se regrouper, à vouloir montrer à tout le monde qu'ils peuvent mieux jouer, a affirmé le Russe de 31 ans. Toutes sortes de choses peuvent arriver et il n'y a rien de mal à ça. Il faut vivre avec et se tenir ensemble.

"Vous, les médias, devriez nous aider en ce moment, alors que nous connaissons des moments difficiles, a par ailleurs ajouté Markov. On a l'impression parfois qu'il y a des gens qui cherchent des nouvelles négatives quand l'équipe va mal. Selon moi, si tu vis ici, tu devrais supporter et aider ton équipe. Alors c'est décevant d'entendre des choses du genre."

Loin d'être rare

Brian Gionta a nié avoir assisté à une dispute entre Markov et Price, mais il reconnaît que c'est fréquent chez des athlètes professionnels qui se côtoient pendant une longue saison.

"Ces choses-là arrivent dans toutes les équipes, a noté l'ancien des Devils du New Jersey. Des histoires vont sortir à propos de choses qui se passent - ou ne se passent pas - dans le vestiaire. Vous aurez remarqué que cette histoire-là (l'incident Markov-Price) est sortie après deux défaites, et non pas après nos deux victoires (contre les Devils et les Rangers)."

Josh Gorges, lui, a dit comprendre jusqu'à un certain point pourquoi ce genre d'histoires prend autant d'ampleur.

"Les gens veulent savoir ce qui se passe dans l'équipe sur une base quotidienne, a noté le défenseur. Ils veulent savoir comment ça se vit à l'intérieur du vestiaire, quels genres de personnalités ont les joueurs, ils veulent se sentir partie intégrante de l'équipe.

"De notre côté, nous, les joueurs, devons comprendre que tout ce qui se passe dans l'équipe doit rester à l'interne, et qu'il y a des choses qui vont être dites à notre sujet. Ainsi va la vie à Montréal et ça ne va pas changer. Nous avons un travail à faire et nous devons nous protéger les uns les autres et rester une famille unie."

Quant à savoir si Price sera affecté mentalement par tout le bruit généré par l'incident, Gorges est d'avis que non.

"Je ne sais pas si tu t'habitues à ce genre de chose, mais je dirais plutôt que tu apprends à composer avec ça, a nuancé le défenseur. Au fil des ans, il s'est dit et écrit tellement de choses à son sujet que Carey a appris comment réagir aux propos négatifs, tout comme aux commentaires positifs, et comment garder ça dans une juste perspective. A savoir si ça la dérange, je ne sais pas, je ne suis pas dans sa tête...

"Il est vrai que parfois, même si tu ne te laisses pas toucher jusqu'à un certain point, il arrive d'en avoir assez, a ajouté Gorges. Mais je pense que Carey a assez d'expérience maintenant pour garder la tête froide."

Une seule constante: l'inconstance

L'autre sujet du jour, jeudi, était le manque de constance du Canadien, qui semble incapable d'aligner plus de deux bonnes performances de suite.

"Il faut commencer à faire les bonnes choses, jouer notre match, a commenté Markov. Peut-être que la concentration n'est pas là, que des joueurs relâchent un peu trop après des victoires. Mais reste que maintenant, tous les matchs ont un enjeu pour nous, et nous devons être à notre meilleur à chaque fois."

"J'aime penser que nous avons une meilleure équipe que ce que nous avons montré en Floride, a affirmé Gionta. Ce qui rend ça encore plus frustrant, c'est que nous avons montré que nous pouvons rivaliser avec de bonnes équipes, pour ensuite revenir avec des efforts sans lustre contre des équipes de moindre calibre. Nous savons que nous sommes assez bons, c'est juste une question de le montrer avec constance.

"Si nous savions pourquoi nous manquons autant de constance, nous cesserions de le faire j'imagine, a ajouté Gionta. Nous devrons trouver des solutions et vite, parce le dernier droit s'en vient vite."

Trois défenseurs ont raté l'entraînement de jeudi, deux jours avant d'affronter les Sénateurs à Ottawa: Jaroslav Spacek à cause de la grippe qui lui avait fait rater le match de la veille contre le Lightning à Tampa, Roman Hamrlik, qui a plutôt eu droit à des traitements, et Paul Mara, toujours blessé.

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