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Carey Price a le sentiment d'être capable de tout arrêter actuellement

LNH.com @NHL

BROSSARD - Carey Price soutient être comme un frappeur au baseball qui voit la balle grosse comme un ballon. Le jeune gardien du Canadien attribue l'excellente séquence qu'il traverse principalement au fait qu'il voit actuellement très bien la rondelle.

"C'est dur à expliquer. Il arrive que les gardiens connaissent des périodes où ils voient mieux la rondelle. C'est comme un joueur de baseball qui se dit qu'il peut tout frapper. Comme gardien, on a parfois le sentiment de pouvoir tout arrêter", a imagé Price, lundi, après avoir décroché la deuxième étoile de la dernière semaine dans la LNH.

Joe Thornton, des Sharks de San Jose, et Mike Fisher, des Sénateurs d'Ottawa, ont été choisis les première et troisième étoiles, respectivement.

Price fait en tout cas ravaler les propos sur Twitter du conseiller de Jaroslav Halak. Allan Walsh doit effectivement se mordre les lèvres d'avoir tourné en dérision la fiche de Price - "10 victoires, 32 défaites à ses 42 derniers matchs. Hmmm...", avait-il écrit, le 7 novembre, à la suite de la défaite de 3-1 du Tricolore contre le Lightning de Tampa Bay.

Depuis ce temps, le premier choix du Canadien en 2005 montre un dossier de 3-1-1, avec une moyenne de buts accordés par match de 1,96 et un taux d'efficacité tirs-arrêts de 94 pour cent. La semaine dernière, il s'est forgé une fiche de 2-0-1 en trois rencontres, conservant une moyenne de 1,89 tout en repoussant 94 des 100 tirs auxquels il a été confronté.

"C'est un à-côté, a-t-il d'abord commenté, en parlant de la récompense hebdomadaire qu'on lui a faite. C'est un honneur de voir sa performance être soulignée de la sorte, un honneur qui n'aurait pas été possible d'obtenir sans le soutien de mes coéquipiers", a-t-il ensuite ajouté.

Price ne l'admettra pas, mais les propos de Walsh ont sans doute piqué son orgueil au vif. Lundi, il a avoué que la séquence de cinq matchs que Halak a eue devant le filet, du 20 au 28 octobre, avait été une source de motivation additionnelle pour lui. Il a dû ronger son frein pendant que Halak permettait au CH de remporter quatre matchs de suite.

"Ce n'est jamais facile de suivre l'action du banc. Heureusement que l'équipe a eu du succès. ??a été une source de motivation."

L'entraîneur Jacques Martin a réaffirmé, lundi, que Halak jouait parce "qu'il travaillait et qu'il performait". Price joue actuellement pour les deux mêmes raisons. La semaine dernière, Martin soulignait justement combien Price mettait plus d'ardeur à la tâche à l'entraînement et qu'il doit continuer dans cette voie.

Price, qui devrait livrer un sixième match d'affilée face aux Blue Jackets de Columbus, mardi, a dit apprécier que Martin discute avec lui sur une base régulière.

"C'est essentiellement pour y aller de mots d'encouragement ou me souligner les aspects que je dois améliorer, a-t-il mentionné. C'est positif d'obtenir des commentaires de l'entraîneur, ça replace les choses en perspective. Peu importe ce qu'il dit, on doit prêter l'oreille parce qu'il s'y connaît. Il est dans la Ligue nationale depuis plusieurs années, il en a vu d'autres. Je peux apprendre énormément de lui."

Martin a souligné l'importance pour un entraîneur d'établir une bonne communication avec les joueurs, particulièrement les jeunes.

"On doit leur donner du 'feedback', a-t-il indiqué. Identifier les choses qu'ils font correctement et les aspects qu'ils doivent améliorer. On a un rôle de formateur à jouer. C'est important de les éduquer, peu importe leur statut d'athlètes bien payés. On a à faire à des jeunes au début de la vingtaine qui seraient normalement à l'université sans avoir à s'acquitter de grandes responsabilités. Ici, tous leurs faits et gestes sont scrutés à la loupe et on s'attend à beaucoup de leur part."

Price, qui est âgé de 22 ans, a dit que tout ira pour le mieux tant qu'il suivra bien la rondelle des yeux.

"C'est à la base du succès. Si vous êtes en mesure de bien suivre la rondelle, tous les autres aspects techniques s'enchaînent. Mais on ne doit rien négliger ou se permettre le moindre relâchement parce qu'il ne faut pas grand-chose pour tout faire dérégler. Je veux continuer de m'améliorer dans tous les aspects: les déplacements latéraux, mon jeu près du filet, etc."

En bref

Le défenseur Jaroslav Spacek a profité d'une journée de congé, lundi. Spacek soigne sûrement une blessure puisqu'il a eu congé d'entraînement à quelques reprises dernièrement. Le joueur de centre Scott Gomez brillait également par son absence sur la glace du Complexe sportif Bell. Gomez a raté le match de samedi en raison d'une blessure à l'aine qu'il s'est infligée la veille à Washington.

"Jaroslav a profité d'une journée de thérapie tandis que le cas de Scott est analysé sur une base quotidienne", a répondu Jacques Martin, quand on lui demandé de dresser le bilan de santé des deux joueurs.

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Carey Price s'est dit prêt à disputer deux matchs en autant de soirs pour la deuxième fois en autant de semaines. Après avoir accueilli les Blue Jackets de Columbus, mardi, le Canadien va affronter les Penguins de Pittsburgh, en Pennsylvanie, mercredi.

"Nous jouons trois matchs cette semaine et nous allons analyser la situation, a avancé Jacques Martin, à ce sujet. Nous aurons un calendrier chargé en décembre. Nous aurons besoin de nos deux gardiens", a-t-il renchéri, en évitant de se compromettre.

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Jacques Martin veut voir le Canadien afficher une plus grande discipline. L'équipe venait au 16e rang, lundi, dans la colonne des équipes les plus pénalisées de la LNH.

"Nous accordons trop de jeux de puissance à nos adversaires, en comparaison avec les occasions que nous obtenons en supériorité numérique, a-t-il constaté. Dans les 10 premiers matchs de la saison, nous avions plus de chances que nos rivaux. ??????a s'est gâté depuis ce temps. Aucun doute que nous devons être plus disciplinés", a dit Martin, en précisant que le Tricolore doit également tenter de provoquer plus de pénalités chez ses rivaux.

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Mike Cammalleri ne recule devant aucun défi, comme l'a souligné Jacques Martin lundi, et il le prouve en l'absence des Brian Gionta et Scott Gomez dans la formation.

"Mike est un gars de défis. Pour lui, c'était un plaisir de venir jouer à Montréal, même s'il sait que la pression est forte pour un joueur de hockey. On connaît les aptitudes de Mike. Il possède de bonnes habitudes de travail, il cherche toujours à s'améliorer. C'est un gars qui pose beaucoup de questions. Pour un entraîneur, c'est stimulant."

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Andrei Kostitsyn montre des signes encourageants qu'il est en voie de retrouver sa touche à l'attaque. A ses yeux, la principale explication c'est que l'entraîneur l'utilise davantage.

"Avant, je jouais 10 minutes. Maintenant, j'en joue 20", a-t-il déclaré, lundi, quand on lui a posé la question.

Jacques Martin a relevé de son côté que Kostitsyn (un but, trois passes en trois matchs) déploie plus d'ardeur dans le feu de l'action, qu'il s'implique davantage.

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