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Le simple retour du balancier pour les Canadiens?

Le CH semble enfin compter sur des bonds favorables

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Ben Scrivens ne s'attribue pas de mérite pour la série de trois victoires des Canadiens.

« Il faudrait demander à mes coéquipiers (si j'ai un impact) », a-t-il répondu à la question, à l'issue du gain de 4-2 contre le Lightning de Tampa Bay. « Je ne tente que de bloquer le prochain tir auquel je fais face. La pression est déjà suffisamment forte que je ne m'impose pas cette pression additionnelle. Je n'essaie pas de réaliser l'arrêt spectaculaire ou celui qui peut faire tourner le vent. Si vous pensez de la sorte, vous courrez à votre perte.»

 

Le vétéran gardien réserviste est trop humble. Pour l'entraîneur Michel Therrien, le brio de Scrivens a grandement influencé le résultat des trois dernières rencontres.

« Il est formidable depuis le match de samedi. Il a réalisé des arrêts importants au cours de la rencontre contre les Oilers [d'Edmonton]. C'est un atout important pour n'importe quelle équipe. Ce que nous avons remarqué, c'est qu'il se bat devant le but pour arrêter tous les tirs. Depuis son arrivée, il se concentrait sur sa technique. Il arrive un temps que tu dois être compétitif. C'est ce qu'il fait. »

La déroute de l'équipe a été totale pendant deux mois, le fond du baril introuvable. Mais les trois derniers matchs sont peut-être annonciateurs du retour du balancier.

« Qu'on le veuille ou pas, une équipe a besoin de bonds favorables pour connaître du succès, a claironné Therrien. Le but de Devante Smith-Pelly (le troisième de l'équipe en fin de deuxième période) a été un bel exemple. P.K. Subban a envoyé la rondelle vers le but et elle a frappé la jambière de Smith-Pelly pour rentrer dans le but. Quelques centimètres un peu à côté et la rondelle aurait raté le filet. Nous avons eu les bonds de notre bord ce soir. »

Pour Scrivens, ce n'était qu'une question de temps avant que la chance sourit de nouveau à l'équipe.

« Tout le monde qui regardait nos matchs savait que l'attaque finirait par débloquer, que nous allions finir par obtenir des bonds favorables, a-t-il avancé. Nous connaissions des matchs de 35-40 lancers, sans parvenir à marquer. Quand c'est le cas, les gars y vont pour des tirs ou des jeux parfaits et rien ne fonctionne. C'est agréable de voir les gars connaître du succès, à commencer par Tomas Plekanec.

« Il a pris les choses en main à l'attaque et il rend ses compagnons de trio meilleurs. Il n'est pas le plus vocal dans le groupe, mais c'est bon de le voir montrer la voie aux autres par ses actions sur la patinoire. »

Plekanec a relevé qu'un des facteurs du réveil de l'équipe est le fait qu'on marque plus souvent le premier but des rencontres.  

« Je ne suis pas friand de parler de malchance, mais vous jouez différemment quand vous amorcez les matchs du bon pied, quand vous réussissez à obtenir le premier but. Quand vous ne le faites pas, vous vous retrouvez en recul.

« Dans le moment, nous marquons des buts et Scrivens fait les arrêts, comme Mike Condon le faisait, mais nous étions incapables d'acheter un but. »

Au bout du compte, Plekanec a dit que c'est toujours positif de procéder à un examen de conscience et c'est sans doute ce qu'il a fait pendant la pause du match des étoiles.

« C'est de cette façon que j'ai été éduqué. Parfois ça aide. Parfois c'est une bonne chose. »

 

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