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Laflamme: Ça va se jouer devant le filet jusqu'à la fin

Ce serait très surprenant que Mike Sullivan ne continue pas de faire confiance au jeune Matt Murray

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - Les Penguins de Pittsburgh sont rentrés de Nashville avec les oreilles qui bourdonnaient sûrement et le moral quelque peu dans les talons, mardi. 

Mais les champions en titre en ont vu d'autres. Après tout, la Finale de la Coupe Stanley est à égalité 2-2 et ils seront de retour dans le confort douillet de leur domicile pour le cinquième match de la Finale de la Coupe Stanley contre les Predators, jeudi (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN). 

L'entraîneur Mike Sullivan et les joueurs ne le diront pas, mais ils savent que c'est une rencontre qu'ils peuvent difficilement se permettre d'échapper. Imaginez s'ils devaient retourner à Nashville en étant confrontés à l'élimination.

S'ils ont connu l'enfer à leur première visite au Bridgestone Arena, on n'ose pas imaginer le sort qu'on leur réservera lors du match no 6, dimanche. 

Les Predators sont presque imbattables avec leur « septième joueur », comme l'illustre leur fiche de 9-1 en séries cette année à domicile et leur domination de 34-15 dans la colonne des buts. 

À l'inverse, les Predators vont s'amener au PPG Paints Arena jeudi animés d'une belle assurance. Pas uniquement parce qu'ils viennent d'effacer un recul de 2-0 dans la série, mais aussi parce qu'ils ont livré de bonnes performances à Pittsburgh malgré les deux défaites encaissées en ouverture de la série. 

On a beau décortiquer tous les aspects du jeu à l'aide de statistiques avancées ou pas, il reste que c'est généralement l'affaire des gardiens en séries. Dans les deux premiers matchs, le vétéran Pekka Rinne n'a pas été bon, les Penguins l'ont emporté. Dans les deux matchs suivants, Rinne a été excellent, voire formidable lundi, et les Predators ont gagné. 

Le jeune Matt Murray des Penguins a été moins efficace à Nashville et des observateurs avancent que Sullivan devrait donner un électrochoc à l'équipe en misant sur le vétéran Marc-André Fleury pour le cinquième match. 

Il ne le fera pas. Les mêmes observateurs soulignent que la stratégie a fonctionné en finale de l'Association de l'Est contre les Sénateurs d'Ottawa, quand il a décidé de remplacer Fleury par Murray après son premier faux pas des séries 2017. 

Il ne le fera pas quand même, sans offense à Fleury. C'est que le contexte est très différent d'il y a quelques semaines. Premièrement, Murray n'a pas été nécessairement mauvais dans les deux dernières sorties. Secundo, Murray est l'homme de confiance Sullivan et le gardien d'avenir de l'organisation. Tertio, les liens entre les Penguins et Fleury sont à toutes fins utiles rompus. 

Sullivan jouerait beaucoup trop gros en s'en remettant à Fleury après l'avoir blessé psychologiquement comme il l'a fait, à un moment très crucial de la Finale. 

L'entraîneur n'a pas voulu mardi confirmer l'identité du gardien partant pour jeudi, en prenant soin d'ajouter que Murray n'était pas à blâmer pour les deux défaites subies à Nashville. 

De toute façon, le principal problème des Penguins c'est l'attaque. Comme Sullivan l'a dit lundi soir, « on ne peut pas espérer l'emporter en ne marquant qu'un but par match ». 

L'aspect réconfortant, c'est que les champions de l'Est ont connu lundi leur meilleur match de la série en zone offensive. Le capitaine Sidney Crosby a été très impliqué. Il a été le seul buteur des siens, en plus de provoquer plusieurs occasions. 

Sullivan s'est dit confiant que l'équipe trouve une façon de réussir des buts, en continuant de travailler avec acharnement comme elle l'a fait. Il n'a pas tort, sauf que la pensée magique rendu au match no 5 de la Finale de la Coupe Stanley ça ne fonctionne pas toujours. 

Les champions ont de l'expérience à revendre. C'est le moment pour eux d'en faire l'étalage. Une nouvelle série va s'amorcer, jeudi. Très courte celle-là.

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