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La première campagne de Samuel Poulin dans la LHJMQ n'aura pas été de tout repos, mais elle aura assurément été formatrice.

Ennuyé pendant quelques semaines par une commotion cérébrale subie à son tout premier match dans l'uniforme du Phoenix de Sherbrooke, le robuste attaquant a eu besoin de temps pour s'adapter au niveau de jeu et se mettre à produire.
« Ç'a moins bien commencé, s'est-il souvenu. La commotion a un peu ralenti les choses. Quand je suis revenu, ç'a été plus dur de reprendre le rythme et de faire la petite adaptation entre le midget AAA et la LHJMQ. Après les Fêtes, ç'a mieux été, j'ai pris confiance. »
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Cette confiance lui a permis de conclure sa première saison en récoltant 30 points, dont 12 buts, à ses 28 dernières rencontres. C'est aussi cette dose ajoutée de confiance qui l'a aidé à se tailler un poste au sein de la formation canadienne des moins de 18 ans pour la Coupe Hlinka-Gretzky, en août dernier.
Poulin n'a récolté qu'une mention d'aide en cinq matchs lors du tournoi qui réunit les meilleurs joueurs de moins de 18 ans au monde, mais il a été fort utile dans le rôle défensif et d'énergie qui lui avait été confié sur les deux derniers trios de l'équipe.
« Il est très compétitif », a remarqué Dan Marr, le directeur du Bureau central de dépistage de la LNH. « Il est toujours en mouvement et fonce au filet. Il a la capacité de trouver les espaces libres et de profiter des chances qu'il obtient autour du filet. »
C'est avant tout de cette manière que Poulin se distingue de la compétition. Parce qu'en plus de jouer avec énergie et acharnement, l'ailier droit de 6 pieds 1 pouce et 206 livres possède aussi une touche offensive et n'a pas peur de se salir le nez.
Même s'il ne l'a pas vu évoluer puisqu'il est né un an avant sa retraite, c'est un peu ce style de jeu qui a fait la renommée de son père Patrick - un choix de premier tour en 1991 et un ancien attaquant des Canadiens de Montréal - à l'époque.
« Il a un tir de la LNH et des mains rapides », a vanté son entraîneur Stéphane Julien. « Dans le junior, tu amènes de l'offensive devant le filet et en trouvant des espaces libres. Il est capable de le faire avec sa puissance et ses habiletés en protection de rondelle; il est très fort physiquement.
« Maintenant, c'est de trouver du momentum dans l'aspect offensif. Je crois qu'il peut facilement être un joueur offensif. C'est simplement une question qu'il trouve sa zone de confort dans laquelle il pourra s'établir comme joueur. »
Pas seulement une question de points
Malgré que les points (23 MJ; 10b, 8a) ne viennent pas avec autant d'abondance que certains de ses comparses admissibles au prochain repêchage de la LNH, Poulin est l'un trois joueurs de la LHJMQ à être considérés comme de potentiels espoirs de première ronde par le Bureau de dépistage de la LNH.
Ça s'explique assez facilement. L'expression est peut-être galvaudée à l'occasion, mais elle s'applique bien dans le cas de l'attaquant de 17 ans : il fait bien les petites choses.
« Je ne suis pas le genre de gars qui se fixe des objectifs de points au début de l'année ou qui détermine s'il a joué un bon match en fonction des points, a expliqué Poulin. Je regarde les vidéos pour voir ce que je peux améliorer. Je fais beaucoup de bonnes choses sur la patinoire et c'est ce sur quoi je me concentre. »