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Byron en a eu assez de toutes ses chances ratées

L'ailier de petite taille du CH a pu savourer sa revanche devant Bobrovsky après avoir évacué sa frustration

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Paul Byron en a eu assez, mardi. Après avoir été lésé par Sergei Bobrovsky au terme d'une échappée en deuxième période, Byron a évacué sa frustration à son retour au banc. On l'a vu tenter de fracasser son bâton sur le bord de la bande. Le bâton a résisté, il a donc voulu l'envoyer par-dessus la baie vitrée derrière le banc. Encore là, la manœuvre a échoué. Il s'est alors assis au banc avant de donner un coup de pied et de fracasser son casque sur le rebord.

Une question demeure toutefois : quel sort a-t-on réservé au bâton?

« Le bâton est resté là », maugréait Byron encore à l'issue de la rencontre. « Je n'ai pas pu le casser. Je ne pouvais pas marquer et je ne pouvais pas rien casser. »

Le Franco-Ontarien âgé de 28 ans a toutefois mentionné que la montée de lait lui avait fait le plus grand bien.

« Je pense que ça m'a aidé. Je me suis senti mieux par après, c'est sûr et certain », a-t-il ajouté en retrouvant le sourire.

Byron a pu savourer sa revanche devant Bobrovsky en réussissant le but égalisateur en troisième période.

« Les gars m'ont dit de rester positif. Ils me rappelaient que j'avais fait un bon jeu pour obtenir l'échappée. 

« Il a fait un bel arrêt, a continué Byron en parlant de Bobrovsky. J'ai essayé de soulever la rondelle, elle est restée trop basse. Il a bien réagi. Ce n'était pas qu'une occasion ratée pour moi, mais l'accumulation de plusieurs qui ont provoqué ma réaction au banc. »

Video: CBJ@MTL: Byron s'échappe mais Bobrovsky se dresse

Byron obtient autant d'échappées que la saison dernière, mais son taux de conversion en buts est nettement inférieur cette saison.

« J'ai ressenti un grand soulagement en voyant la rondelle pénétrer dans le but », a-t-il admis. 

C'était un quatrième filet seulement pour celui qui a atteint un sommet personnel de 22 buts la saison dernière. 

Au rythme où il touche la cible cette saison, il tomberait à court de la vingtaine, d'où le sentiment grandissant de frustration.

« C'est frustrant de ne pas pouvoir aider l'équipe comme vous souhaitez le faire, a-t-il élaboré. Quand l'équipe a besoin d'un gros but et que vous avez la chance de le réussir, mais que vous n'y parvenez pas, c'est un fort sentiment de frustration qui vous envahit. »

L'entraîneur Claude Julien a apprécié voir son troupier réagir comme il l'a fait.

« Ça ne me dérange pas du tout, a-t-il répondu. Il était frustré parce qu'il ne marque pas, pas en raison de son rendement. Nous sommes satisfaits de ce qu'il accomplit sur la glace. Il joue très bien. Mais il a tellement à cœur les succès de l'équipe qu'il veut marquer. La situation le frustrait. C'était de la frustration bien placée. Il était mécontent de lui. Il était le seul à penser de la sorte parce que nous lui avons souligné sur le banc qu'il avait fait un excellent jeu et que le gardien avait réalisé un superbe arrêt.

« J'apprécie que les gars montrent qu'ils sont impliqués émotivement dans l'action. C'était un aspect qui faisait défaut pour nous en début de saison », a noté Julien en guise de conclusion.

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