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Bruins : Pas de remaniement majeur selon Bergeron

Malgré deux absences consécutives en séries éliminatoires, le centre de Boston croit que l'équipe peut rebondir

par Shawn P. Roarke @sroarke_nhl / Directeur du contenu éditorial NHL.com

LAS VEGAS - Le joueur de centre des Bruins de Boston Patrice Bergeron a passé trop de temps à ruminer ce qui a mal tourné pour les siens la saison dernière et à penser à ce qu'ils peuvent faire pour rebondir en vue de la saison 2016-17.

Bergeron n'a pas joué depuis le 9 avril, jour où Boston s'est incliné à son dernier match du calendrier régulier face aux Sénateurs d'Ottawa. Cette défaite a permis aux Red Wings de Detroit de dépasser les Bruins au troisième rang dans la section Atlantique et a ouvert la porte aux Flyers de Philadelphie, qui ont pris le dessus sur Boston dans la course pour une place de quatrième as.

Les Bruins ont également raté les séries en 2015. Ces absences ont été les premières vécues par Bergeron depuis que Boston a raté les séries en 2005 et 2006. Les fins de saison prématurées ont été dures à vivre.

« Ç'a été différent, a dit Bergeron des longues vacances estivales. L'an dernier, c'était une situation où on voulait oublier ça, revenir plus fort et connaître une bonne saison. Je trouvais qu'on était en bonne voie d'y arriver et ensuite, ça s'est écroulé à la fin et voilà qu'on est dans le même bateau, alors c'est difficile. »

Les Bruins ont affiché un dossier de 3-6-1 à leurs 10 derniers matchs de la saison, perdant ainsi leur emprise sur une place en séries au profit des Flyers et des Red Wings.

Bergeron a émis ces commentaires durant sa rencontre avec les médias, mardi, en vue de la Cérémonie de remise des trophées de la LNH 2016 qui aura lieu mercredi à Las Vegas (19 h (HE); NBCSN, Sportsnet). Bergeron est finaliste pour le trophée Frank J. Selke, qu'il a remporté trois fois au cours des quatre dernières saisons.

Bergeron ne s'attarde pas trop au déclin qui a mené à la fin de saison hâtive des Bruins. Il préfère se rappeler à quel point ils ont été compétitifs à d'autres moments de la campagne. Alors qu'il restait 10 matchs à disputer au calendrier régulier, les Bruins avaient 86 points. Les Penguins de Pittsburgh, qui ont remporté la Finale de la Coupe Stanley en six matchs devant les Sharks de San Jose, avaient 88 points avec 10 rencontres à faire.

La différence, évidemment, c'est que les Penguins ont trouvé leur erre d'aller au moment où les séries allaient commencer et ils ont vogué là-dessus en route vers leur premier titre depuis le printemps 2009.

« Ça m'a justement traversé l'esprit et ça montre qu'on est plus près que bien des gens peuvent penser, a noté Bergeron. Il s'agit d'y croire. C'est ce que les Penguins ont réussi mieux que tous les autres. Ils ont connu des difficultés pendant une bonne partie de la saison, mais ils ont persévéré, ils ont continué d'y croire et ils se sont améliorés en tant qu'équipe. Quand les séries ont commencé, ils étaient ceux qui jouaient le meilleur hockey d'après moi.

« C'est comme ça qu'on gagne des championnats. Il s'agit de se réunir autour d'une cause et de se donner une chance d'être parmi les 16 équipes qualifiées. »

Bergeron s'entend très bien avec Sidney Crosby, le capitaine des Penguins. Il a indiqué qu'il pourrait passer un peu de temps, cet été, à discuter avec lui pour savoir comment Pittsburgh a changé de cap, alors que cette équipe qui avait pris l'habitude de ne pas jouer à la hauteur des attentes a finalement réussi à aller jusqu'au bout. Crosby et Bergeron passeront beaucoup de temps ensemble au mois de septembre puisqu'ils font tous deux partie de la formation d'Équipe Canada qui prendra part à la Coupe du monde de hockey 2016.

« Je ne vais pas lui tordre un bras, a dit Bergeron de la conversation qu'il projetait d'avoir. C'est toujours bien de discuter, non seulement avec Sid, mais avec des joueurs d'un peu partout dans la ligue, surtout quand tu joues avec tant de bons joueurs et meneurs. C'est toujours plaisant d'avoir l'occasion d'interagir avec des personnes comme ça et d'apprendre d'eux. »

Les Bruins risquent de vivre une période de transition cet été. L'ailier droit Loui Eriksson, qui a récolté 63 points, cinq de moins que Bergeron, le meneur de l'équipe à ce chapitre avec 68, pourrait bientôt devenir joueur autonome sans compensation et il testera probablement le marché. Le défenseur Torey Krug, qui a amassé 44 points, pourrait devenir joueur autonome avec compensation. D'autres changements pourraient être apportés à une formation qui a raté les séries deux années de suite.

Mais Bergeron ne croit pas qu'il soit nécessaire d'apporter des changements importants.

« Je trouvais qu'on avait une bonne équipe, a souligné Bergeron. On verra ce qui va arriver. On a de bons joueurs qui montent et qui gagnent en expérience. L'expérience, ça ne s'achète pas. En espérant qu'ils vont continuer de progresser et rendre notre équipe meilleure. C'est la façon dont on voit les choses. On verra s'il y aura des changements. J'ai déjà hâte au camp d'entraînement. »

 

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