Skip to main content

Brian Elliott est prêt à être un gardien no 1

Le vétéran est heureux qu'on lui donne une opportunité de jouer un nouveau rôle chez les Flames

par Aaron Vickers / Correspondant LNH.com

CALGARY -- Le gardien Brian Elliott estime qu'il aura droit à un nouveau départ avec les Flames de Calgary et il se dit prêt à saisir l'opportunité qu'on lui donnera de devenir un gardien no 1 incontesté dans la LNH.

« Ce sont des moments vraiment excitants », a souligné Elliott, que les Flames ont obtenu le 24 juin dernier dans le cadre d'une transaction avec les Blues de St. Louis en retour d'un choix de deuxième tour lors du repêchage 2016 de la LNH et d'un choix conditionnel de troisième tour en vue de la séance de 2018.

« En tant que gardien, tu veux te sentir désiré. Tu veux qu'on t'accorde ce genre d'opportunité. Je suis fébrile à l'idée qu'on me donne l'occasion de jouer avec certains de ces jeunes joueurs, même si je ne me sens pas plus vieux qu'eux. C'est excitant de faire partie du processus de progression qu'on voit dans l'équipe. Ça ne peut que s'améliorer, selon moi. Je vais faire de mon mieux pour être la colonne vertébrale de l'équipe, je vais essayer d'être un meneur et faire tout ce qu'il est possible de faire pour être solide derrière et laisser les gars faire le reste du travail. »

Elliott, qui a 31 ans, mérite cette occasion qu'on lui donne de devenir un gardien partant à temps plein.

Il a affiché un dossier de 23-8-6 la saison dernière, menant notamment la Ligue au chapitre du pourcentage d'arrêts (,930). Il a par ailleurs présenté la deuxième meilleure moyenne de buts alloués par match (2,07), à égalité avec John Gibson des Ducks d'Anaheim, et à un cheveu de la moyenne de 2,06 enregistrée par Ben Bishop avec le Lightning de Tampa Bay.

Parmi les gardiens ayant disputé au moins 50 matchs depuis 2011-12, Elliott a la meilleure moyenne (2,01) et il est deuxième au chapitre du pourcentage d'arrêts (,925; Cory Schneider, des Devils du New Jersey, a fini premier avec un pourcentage de ,926) et des blanchissages (25; Jonathan Quick, des Kings de Los Angeles, a pris le premier rang avec 28).

Elliott a réussi tout ça en dépit du fait qu'il a partagé la tâche avec Jake Allen chez les Blues au cours des trois dernières saisons.

« C'est ce qui rend les choses aussi difficiles, a noté Elliott. Il y a un seul filet disponible et les deux gardiens veulent jouer. C'est difficile d'être un bon partenaire et un bon coéquipier quand les deux veulent se retrouver devant le filet. Tu ne te rends pas jusqu'à ce niveau sans aborder chaque entraînement, chaque exercice, chaque match comme si tu étais le gardien no 1. Je trouve que tu ne te rends pas service quand tu te présentes sur la glace simplement dans le but d'être un substitut.

« Depuis le début de ma carrière que je travaille pour ça, juste pour obtenir cette opportunité. C'est l'objectif visé. Et ensuite, il faut savoir bien réagir quand cette opportunité se présente. »

La présence d'Elliott donne également aux Flames l'opportunité d'un nouveau départ.

Après s'être qualifié pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley et atteint le deuxième tour dans l'Association de l'Ouest en 2015, Calgary a connu des difficultés en raison de performances chancelantes devant le filet et a ainsi terminé au cinquième rang dans la section Pacifique, la saison dernière.

Le directeur général des Flames Brad Treliving a décidé de ne rembaucher aucun des quatre gardiens qui ont obtenu du temps de jeu l'hiver dernier, soit Karri Ramo, Jonas Hiller, Niklas Backstrom et Joni Ortio. Collectivement, ceux-ci ont affiché le pire pourcentage d'arrêts dans la Ligue (,898) et accordé 257 buts en temps réglementaire et prolongation, un sommet dans la LNH, malgré le fait que les Flames aient pris le 11e rang pour les tirs accordés par match (29,0 en moyenne).

« Si vous regardez les trois ou quatre dernières saisons, Brian a fait preuve d'une belle constance dans ses performances, a affirmé Treliving. Nous avons hâte qu'il amène cette constance et cette force stabilisatrice au sein de notre équipe.

« La priorité no 1, c'est d'arrêter des rondelles ; mais parmi ses qualités, il y a aussi sa personnalité, son leadership et ses habitudes de travail. Je crois que ce sont là de grands atouts qu'on retrouve chez lui en tant que personne. Il faut regarder les choses dans leur ensemble, c'est-à-dire le joueur aussi bien que la personne, et nous sommes heureux de l'avoir ici avec nous. »

Après avoir fait l'acquisition d'Elliott, les Flames ont conclu une entente d'un an avec le gardien Chad Johnson, le 1er juillet, afin qu'il agisse comme réserviste. Johnson a présenté un dossier de 22-16-1 avec une moyenne de 2,36 et un pourcentage d'arrêts de ,920 en 45 matchs avec les Sabres de Buffalo la saison dernière.

« Du point de vue des personnalités, je crois qu'ils vont bien s'entendre, a avancé Treliving. Je pense qu'ils vont se pousser l'un l'autre à devenir meilleurs. Ce sont deux excellents coéquipiers. Ils vont amener notre groupe à être meilleur. En [Elliott] et Chad, je crois que nous avons deux bons gardiens et deux bonnes personnes, et nous sommes meilleurs grâce à ça. »

Elliott dit être bien conscient du fait qu'il devra faire ses preuves en tant que gardien partant à temps plein afin qu'on lui confie le filet plutôt qu'à Johnson.

« Mon approche, ç'a toujours été de considérer ça comme une compétition, a déclaré Elliott. Le poste de gardien dans la LNH… n'offre pas de garantie. Si tu ne joues pas bien, on ne t'enverra pas devant le filet. Et ce, peu importe quel est ton statut. Tu dois toujours être alerte.

« Tu veux être à ton meilleur. »

En voir plus