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Brian Burke promet un amphithéâtre bruyant pour le premier match de la finale

LNH.com @NHL

ANAHEIM, Californie (PC) - La finale de la coupe Stanley va finalement s'amorcer après plusieurs jours d'attente. Mais à Anaheim, on ne sent pas la ville atteinte par la fièvre du hockey. Même l'hôtel où logent les journalistes fait très peu mention de l'affrontement entre les Ducks et les Sénateurs d'Ottawa. Malgré ce manque d'intérêt pour le hockey dans le sud de la Californie, Brian Burke a promis qu'il y aura beaucoup d'ambiance lundi soir au Honda Center.

"Notre marché ne se compare pas à ceux du Canada où le hockey n'est pas un sport mais une religion, a admis le directeur général des Ducks. Mais la couverture que nous avons demeure excellente. Elle est seulement obscurcie et cachée par tous les autres sports. Nous devons faire notre place et lutter contre deux équipes de baseball (les Dodgers et les Angels) qui sont, par hasard, en première place, et deux clubs de basketball (les Lakers et Clippers), sans parler du sport collégial. Depuis que je suis ici, l'équipe de football de UCLA (en fait USC) n'a perdu que deux matchs en deux ans. Et puis il y aura éventuellement le retour de la NFL dans la région.

"Malgré tout cela, nous avons des partisans en or, a-t-il ajouté. Je défie quiconque de trouver un amphithéâtre plus bruyant que le nôtre à travers la Ligue nationale."

Les Ducks négligés

Selon bien des observateurs, les Ducks font figure de négligés dans cette finale même s'ils ont disposé du Wild du Minnesota, des Canucks de Vancouver et des Red Wings de Detroit, trois bonnes formations en saison.

"C'est une question américano-canadienne, a noté Burke. Bien des médias canadiens vont choisir Ottawa pour l'emporter. C'est très bien même si nous comptons plus de Canadiens dans notre équipe.

"Je n'ai aucun problème à revêtir l'habit de négligé, a-t-il poursuivi. Je peux seulement dire que j'aime mon équipe, que j'en suis fier et que nous sommes heureux d'être de la finale."

On reproche aux Ducks leur manque de profondeur, à la ligne bleue comme à l'avant. Les défenseurs Scott Niedermayer, Chris Pronger et François Beauchemin ont joué jusqu'ici plus de 30 minutes en moyenne par match, ce qui inclut les cinq rencontres ayant nécessité de la prolongation. Le vétéran Sean O'Donnell a un temps d'utilisation légèrement supérieur à 20 minutes (20:33) alors que les autres défenseurs Kent Huskins (11:16) et Joe DiPenta (8:06) passent de longs moments assis au banc.

"L'important est de bien gérer notre temps de glace, a indiqué Niedermayer. Il faut avoir l'intelligence de quitter la patinoire afin d'être frais pour la présence suivante."

Pronger, lui, se dit prêt à jouer autant qu'il le faudra.

"Le corps a une grande capacité d'adaptation", fait-il valoir.

A l'attaque les Ducks ont des problèmes depuis que Chris Kunitz s'est blessé contre les Red Wings. L'entraîneur Randy Carlyle cherche à trouver un joueur qui pourra le mieux compléter le jeu de Teemu Selanne et Andy McDonald. Heureusement pour les Ducks, le trio des jeunes - Dustin Penner, Ryan Getzlaf, Corey Perry - a pris la relève.

La troisième unité composée de Travis Moen, Samuel Palhsson et Rob Niedermayer sera également sollicitée. Ces trois joueurs auront la responsabilité de neutraliser le trio de Jason Spezza, d'emblée le plus explosif des séries.

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