Skip to main content

Brad Richards part par choix

Le joueur de centre a le sentiment d'avoir atteint tous ses objectifs

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Journaliste NHL.com

Brad Richards sait qu'il aura mal.

Arrivera un moment, peut-être pendant la Coupe du monde en septembre, peut-être au début de la saison de la LNH en octobre, quand il verra ses amis, d'anciens coéquipiers et de vieux rivaux sur la glace, où il souhaitera ardamment être encore avec eux.

 

Quinze ans qu'il a passés dans la LNH. Deux cent quatre-vingt-dix-huit buts qu'il a marqués en saison régulière. Trente-sept autres fois en séries éliminatoires.

Deux fois qu'il a gagné la Coupe Stanley: avec le Lightning de Tampa Bay en 2004, se voyant remettre le trophée Conn Smythe à titre de joueur par excellence en séries, et avec les Blackhawks de Chicago en 2015. Une fois il a remporté la Coupe du monde avec le Canada en 2004.

Il sait qu'il n'y a rien d'incomparable.

« Vous ne marquerez plus un autre but devant 20 000 personnes ou ne ressentirez l'euphorie de la foule, a philosophé Richards jeudi au cours d'un entretien au téléphone. Tout ça est terminé à jamais. C'est la partie la plus difficile. »

Mais Richards est en paix avec la décision qu'il a prise. Il n'est pas contraint d'accrocher ses patins parce qu'on ne veut plus de lui - il a reçu une offre contractuelle au lendemain de l'ouverture du marché des joueurs autonomes - mais parce qu'il a jugé que c'est le moment pour diverses raisons. Il peut quitter la tête haute.

En prenant de l'âge, il a redoublé d'ardeur afin de garder la forme. Malgré cela, il voyait son temps d'utilisation péricliter. Il a changé d'équipe trois fois en autant d'années, imposant trois déménagements à sa famille. Rendu à l'âge de 36 ans, son épouse Rechelle et lui, déjà les parents de Luca, âgé de presque deux ans, attendent la venue d'un autre enfant en octobre.

« C'était plus difficile, pas uniquement pour la famille, a confié Richards. Pour moi également. »

Son idée était passablement faite à la conclusion de la saison des Red Wings. Il a arrêté sa decision il y a environ trois semaines, mais il a patienté jusqu'à mercredi avant de l'officialiser sous la recommandation de son conseiller Pat Morris, qui souhaitait qu'il soit convaincu à 100 pour cent.

Le sport ne cesse de gagner en vitesse et de se rajeunir, a-t-il soulevé. Vous devez mettre beaucoup plus d'efforts plus vous vieillissez. Si j'avais été dans la même équipe depuis trois ans, et que j'avais pu revenir, la situation aurait été fort différente. Vous demeurez au même endroit, vous connaissez les gens. Je jouerais possiblement encore, je ne vous mentirai pas. 

« Ça ne s'est pas passé comme ça au cours des deux ou trois dernières années. Et puis, j'ai le sentiment d'avoir suffisamment gagné et accompli que je n'estime plus avoir à pourchasser des objectifs. Ce n'est pas juste pour tout le monde, l'équipe, moi et ma famille. Si vous n'êtes plus animé du même désir, alors je ne crois pas que vous devez continuer d'essayer. »

Richards a à son palmarès de beaux accomplissements. Il n'a plus rien à gagner.

« J'ai joué pour une raison : gagner la Coupe Stanley à toutes les saisons. Je suis très heureux de l'avoir gagnée à deux reprises. Je l'ai gagnée à deux époques, si on regarde ça. Le sport était fort différent en 2004 qu'il ne l'était en 2015. Et j'ai contribué aux deux conquêtes.

« Ç'a été très particulier de jouer avec Marty (St-Louis) et [Vincent Lecavalier] et d'autres à Tampa et puis d'évoluer avec Kaner (Patrick Kane) et Tazer (Jonathan Toews), et la toute nouvelle génération de joueurs. D'avoir fait partie de ça, c'est très spécial. »

Richards adore encore son sport. Il est encore passionné. Il pourrait faire un bon dirigeant, avec ses connaissances et sa personnalité. Il ne cache pas que ça puisse l'intéresser un jour. Il va réfléchir à tout ça quand il ira s'installer dans la région de Tampa en mars.

Auparavant, il va reprendre le temps perdu avec sa famille. Son épouse va accoucher à New York. Ils vont passer l'hiver dans le pays natal de Rechelle, l'Australie, et il jouera quelques parties de golf en Nouvelle-Zélande. Ce n'est pas comme jouer au hockey devant une salle comble, mais ce n'est pas si mal.

« Je vais m'éloigner du hockey et apprécier la vie, a-t-il résumé. J'espère que ça me permettra de décrocher. »

 

En voir plus