Skip to main content

Bouillon très élogieux à l'endroit de Shea Weber

Le défenseur à la retraite affirme que la nouvelle acquisition des Canadiens est le joueur le plus impressionnant qu'il ait côtoyé

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - Les Canadiens de Montréal sont « sans aucun doute une meilleure équipe » avec Shea Weber dans la formation. C'est Francis Bouillon qui le dit.

Bouillon sait de quoi il parle parce qu'il connaît très bien Weber et P.K. Subban, qui ont fait les frais de la transaction majeure que les Predators de Nashville et le CH ont ficelée, mercredi dernier. Le défenseur à la retraite a évolué avec Weber pendant trois saisons à Nashville, entre l'automne 2009 et le printemps 2012. Il a joué par après avec Subban pendant deux saisons (2012-14) à Montréal.

Weber était âgé de 24 ans et il était le capitaine des Predators, à l'arrivée de Bouillon en 2009.

« Il est probablement le gars qui m'a le plus impressionné comme joueur de hockey et comme personne », a déclaré lundi Bouillon, qui a connu une carrière de 19 saisons dans le hockey professionnel avant de tirer sa révérence avant la saison 2015-16.

« C'est un joueur complet très talentueux et un leader incroyable. J'ai été surpris que les Predators le laissent aller. Les Canadiens viennent d'acquérir tout un joueur de hockey et une bonne personne. Les 'fans' vont l'adorer. »

Bouillon, qui participe au camp de perfectionnement du Tricolore à titre d'entraîneur invité, s'est dit surpris de l'échange même s'il était au fait, comme tout le monde, des rumeurs qui circulaient au sujet de Subban.

« P.K. est également tout un joueur. Il possédait une bonne valeur sur le marché. Les Canadiens ne l'auraient pas laissé aller pour rien. On peut dire que c'est gagnant-gagnant. »

Bouillon a dit croire que l'arrivée de Weber va grandement alléger l'atmosphère dans l'entourage de l'équipe.

« On entendait dire que les Canadiens manquaient de joueurs de caractère la saison dernière. Weber est le meilleur joueur de caractère que j'ai connu. C'est M. Hockey, un gars qui a tout : excellent sur le jeu de puissance et possédant un lancer frappé foudroyant. Il travaille fort au cours des séances d'entraînement ainsi que dans le gymnase. Il est un modèle pour les jeunes. Tout le monde va vouloir le suivre. C'est un très bon échange pour les Canadiens. »

Cela dit, Bouillon a assuré que Subban n'avait pas été un élément perturbateur au sein de l'équipe au cours des deux saisons qu'il l'a côtoyé.

« Il n'était pas du tout dérangeant. Il est différent et il déborde d'énergie. Je l'ai apprécié comme coéquipier et c'est un excellent joueur de hockey. Une saison de hockey, c'est très long. Nous passons plus de temps avec nos coéquipiers qu'avec nos familles. Il y a eu des journées qu'il me faisait rire, d'autres qu'il me tapait sur les nerfs, a-t-il glissé avec le sourire. En général, tu es content de l'avoir dans ton équipe. »

Bouillon a établi un lien entre Subban et le nouvel attaquant du Tricolore Alexander Radulov, avec lequel il a joué à Nashville vers la fin de la saison 2011-12.

« P.K. et Radulov, c'est le même type de personnalité flamboyante. Ce sont des personnages. Ils canalisent leur énergie de façon différente que la plupart des joueurs. Au cours des quelques mois que j'ai connu Radulov, j'ai apprécié sa personnalité. C'est un joueur spectaculaire et bourré de talent. Il est très démonstratif quand il marque un but. Il va donner un bon spectacle sur la glace. »

Un nouveau chapitre

Bouillon est resté en contact avec les dirigeants des Canadiens depuis qu'il a accroché ses patins, il y a un peu moins d'un an. Il connaît évidemment très bien l'entraîneur Michel Therrien.

Sa présence à titre d'entraîneur au camp de perfectionnement des espoirs représente une première affectation officielle.

« Pour moi c'est une fierté parce que les Canadiens sont ma deuxième famille. Je vais partager mon expérience avec les jeunes pendant la semaine. »

Pour la suite des choses, il a dit n'avoir aucune idée précise encore de ce qu'il souhaite faire.

« Je vais voir si j'aime ça. Le 'coaching', je ne suis pas rendu là. J'ai eu des offres l'hiver dernier, mais je n'étais pas prêt. J'ai consacré mon temps à la famille après avoir mis fin à une longue carrière. Maintenant, le hockey me manque un peu. C'est normal, j'ai toujours baigné là-dedans. »

Bouillon, âgé de 40 ans, a mentionné qu'il doit peaufiner ses aptitudes de pédagogue qui ne sont pas innées chez lui.

« J'ai toujours aimé aider mes jeunes coéquipiers comme joueur vers la fin de ma carrière. Mais je n'ai pas d'expérience dans le 'coaching'. Ça ne vient pas naturellement pour moi. J'ai beaucoup à apprendre et je commence au bas de l'échelle. Jusqu'à maintenant, j'aime ça. »

En voir plus