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Boucher : La « tempête parfaite » à Toronto

Le congédiement de Mike Babcock chez les Maple Leafs n'a pas renversé notre chroniqueur Philippe Boucher

par Philippe Boucher @Booboo4343 / Chroniqueur LNH.com

Philippe Boucher a disputé 17 saisons dans la LNH récoltant 94 buts et 300 points en 748 matchs. Le défenseur natif de Saint-Apollinaire a notamment connu deux saisons de 40 points et plus. Il a participé au Match des étoiles en 2007, en plus de soulever la Coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh à sa dernière saison dans la LNH en 2009. Choix de première ronde (13e au total) des Sabres de Buffalo en 1991, il a successivement porté les couleurs des Sabres, des Kings de Los Angeles, des Stars de Dallas et des Penguins. Au terme de sa carrière de joueur, il a occupé des postes de direction chez l'Océanic de Rimouski, les Remparts de Québec et les Voltigeurs de Drummondville dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Philippe a accepté de collaborer avec l'équipe de LNH.com afin de traiter de divers sujets de l'actualité du hockey.

Le congédiement de Mike Babcock à Toronto ne m'a pas jeté par terre. Je n'ai pas été surpris parce qu'il y avait de toute évidence des tensions entre l'état-major des Maple Leafs et lui. C'était bien documenté. Babcock n'était pas l'homme du directeur général Kyle Dubas. Il était déjà en poste à son arrivée, en 2018.

Ce n'était qu'une question de temps avant que ça arrive. Surtout si on estimait au sein de l'organisation avoir le remplaçant idéal en Sheldon Keefe. Dubas a engagé Keefe à la barre des Greyhounds de Sault Ste. Marie, dans la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL), en 2012, et comme pilote des Marlies de Toronto, l'équipe-école des Maple Leafs, en 2015. C'était donc la « tempête parfaite » pour que ça se produise, tôt ou tard.

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C'est préférable de procéder à un changement d'entraîneur plus tôt que tard dans la saison, surtout en sachant que la situation est inévitable.

Je connais peu Keefe. J'en ai entendu le plus grand bien comme entraîneur, comme tout le monde. Il a fait ses classes dans la Ligue américaine de hockey (LAH). C'était un des prochains entraîneurs à obtenir sa chance dans la LNH. Il l'obtient dans une organisation qu'il connaît de fond en comble et aux côtés d'un directeur général qui a une confiance inébranlable en lui.

Pour ce qui est de Babcock, le reverra-t-on rapidement dans la LNH ou s'accordera-t-il une pause? C'est embêtant à dire. Ça dépend ce qu'il veut faire. Il est lié par contrat avec les Maple Leafs pour encore trois saisons et demie.

Est-ce qu'une équipe pourrait lui faire signe? Une équipe qui soupèse la possibilité de changer d'entraîneur pourrait-elle saisir la balle au bond? Rappelez-vous, c'est ce que les Canadiens de Montréal avaient fait à la suite du congédiement de Claude Julien à la barre des Bruins de Boston en février 2017. Ce n'est pas impossible, compte tenu de la forte réputation de Babcock.

La balle est maintenant dans le camp des joueurs vedettes des Maple Leafs. Le blâme des insuccès de l'équipe n'est pas qu'imputable à Babcock. Malheureusement, c'est l'entraîneur qui écope, mais ce n'est pas uniquement de sa faute. L'électrochoc a été donné, c'est aux John Tavares, Auston Matthews, Mitchell Marner, Morgan Rielly et Frederik Andersen de jouer.

Drouin, ça fait mal

C'est fou comment l'opinion des gens peut changer rapidement. Jonathan Drouin connaissait un camp d'entraînement ordinaire et on était prêt à le voir partir sous d'autres cieux. Quelques mois plus tard, on constate qu'un Drouin bien intentionné et préparé peut faire la différence. C'est ce qu'il faisait chez les Canadiens, jusqu'à ce qu'il subisse une malencontreuse blessure à un poignet qui a requis une opération cette semaine. 

C'est à souhaiter maintenant que l'adversité à laquelle il est confronté le rende encore meilleur à son retour au jeu. D'ici là, sa perte va faire mal aux Canadiens. Jonathan a fait la démonstration que quand il s'implique comme il le faisait cette saison, c'est assurément un attaquant du top-6 pour n'importe quelle équipe.

Video: CBJ@MTL: Drouin marque habilement en fusillade

Ce ne sera pas facile de combler sa perte. Ça devra se faire à l'interne. Ça doit passer par le leadership de l'équipe. Il faudra que les Carey Price, Shea Weber et Jeff Petry jouent leur meilleur hockey.

Ce n'est pas comparable, mais quand Evgeni Malkin se blesse chez les Penguins de Pittsburgh, l'équipe réussit à se tirer d'affaire. C'est la même chose quand les Penguins perdent les services de Sidney Crosby. Tout le monde se serre les coudes et élève son niveau de jeu. 

Les partisans des Canadiens ne doivent pas s'attendre à ce qu'on fasse une transaction. On ne fait pas de transaction sur un coup de tête dans la LNH ou pour combler une absence temporaire. Les transactions se préparent longtemps d'avance. 

Les réponses sont carrément à l'interne. Les jeunes Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi doivent en faire davantage. Charles Hudon, ou d'autres doivent saisir sa chance.  

Courage les Sam, bravo Math!

Dans une récente chronique, j'avais fait état du retour en santé cette saison du jeune défenseur Samuel Morin des Flyers de Philadelphie. La saison s'était bien amorcée pour lui et il avait joué un match dans la LNH, avant d'être cédé dans la LAH à des fins de remise en forme.

Sam a vu sa saison tourner au cauchemar en subissant une blessure à un genou qui a mis fin abruptement à sa saison.

Je sympathise avec lui pour cet autre coup dur à encaisser. Il se voyait offrir une belle occasion de s'établir dans la LNH par le nouveau groupe d'entraîneurs. J'espère qu'il pourra se reprendre. Pour bien le connaître, je sais qu'il va tout faire pour revenir en santé, la saison prochaine. C'est un jeune homme extrêmement persévérant. 

Un autre Samuel que je connais un peu moins, Samuel Blais des Blues de St. Louis, a dû être opéré à un poignet et il sera à l'écart du jeu pendant au minimum 10 semaines. La différence avec Samuel Morin, c'est qu'il est établi dans la LNH. Il a fait sa place en séries éliminatoires et il va la ravoir à son retour. C'est un autre jeune très persévérant, nous connaissons son parcours. Il a dû surmonter beaucoup d'adversité dans les rangs midget et juniors. 

Video: STL@MIN: Blais pousse le disque derrière Dubnyk

Sur une note plus réjouissante, je tiens à souligner les débuts dans la LNH de Mathieu Olivier, qui a livré un premier match avec les Predators de Nashville, mercredi. Voilà un autre jeune joueur de la rive-sud de Québec qui a trimé dur afin de réaliser son rêve.

* Propos recueillis par Robert Laflamme, journaliste principal LNH.com

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