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Bouchard : Les Blues de St. Louis, une puissance de la ligue ?

Notre chroniqueur examine le rendement d'une des meilleures équipes au classement général cette saison

par Olivier Bouchard @oli_bou / Chroniqueur LNH.com

Les Blues de St. Louis sont encore une fois parmi les meilleurs équipes au classement général. Malgré le départ de Kevin Shattenkirk l'an dernier, mais aussi malgré le fait que des pilliers de l'équipe prennent de l'âge, la troupe de Mike Yeo continue à être une des formations les plus coriaces de la ligue. On réussit, bon an mal an, à se renouveler.

Les taux de buts attendus calculés par le site Corsica.Hockey nous indiquent à quel point les Blues forment depuis le début de la saison une équipe régulière. Outre un départ pénible et un passage à vide récent, les Blues ont généralement été parmi les équipes affichant l'un des meilleurs différentiels de buts attendus. Lorsque je parle de passage à vide, l'expression est à prendre avec un grain de sel ; on a bien vu l'équipe faire jeu égal vers la fin du mois de novembre, mais, autrement, on tient habituellement un différentiel variant entre +5 et +10 buts attendus sur une période de deux semaines, ce qui se traduit par plus d'un but par match joué.

La comparaison avec leurs adversaires de mardi soir, les Canadiens de Montréal, est instructive. Les Montréalais, s'ils sont techniquement une des formations les plus dangereuses du circuit, ont eux connu un réel passage à vide lors du mois de novembre coulant par moment nettement en territoire déficitaire.

Les Blues n'ont pourtant pas été épargnés par les blessures. L'excellent Alexander Steen n'a pu débuter la saison avec l'équipe, Robby Fabbri a vu sa saison bousillée avant même qu'elle ne commence et Jay Bouwmeester vient à peine de se joindre à l'équipe.

On s'en est tiré en trouvant de nouvelles associations, susceptibles de donner un nouvel élan à l'attaque de l'équipe.

Du côté des attaquants, il est fascinant de constater qu'on a d'abord essayé, puis rapidement abandonné un modèle qui différenciait les attaquants du top-6 selon leur rôle défensif. En début de saison, Vladimir Sobotka et Brayden Schenn sont clairement protégés des meilleurs adversaires, jouant beaucoup moins souvent contre des trios composés entièrement de membres du top-6 des attaquants adverses.

Cette façon de procéder a rapidement été abandonnée au retour de Steen. Ce dernier a permis à Yeo de construire deux unités performantes, l'une composée de Steen, Jaden Schwartz et Vladimir Tarasenko, l'autre de Sobotka, Paul Stastny et Steen.

Fait intéressant à noter, Yeo vient, depuis deux matchs, d'interchanger Steen et Tarasenko, ce qui correspond au mouvement baissier des assignations de Sobotka et Stastny, alors que Schenn et Schwartz prennent de plus en plus de responsabilités. Cela me suggère que Yeo cherche maintenant à se donner une attaque plus diversifiée en forçant les adversaires à choisir sur qui de Tarasenko ou le tandem Schwartz-Schenn ils doivent concentrer leur meilleure couverture défensive. Remarquez aussi comment ce changement d'assignations correspond au mouvement à la hausse observé en fin de période sur les buts attendus.

La défensive est organisée de manière plus classique. Alex Pietrangelo demeure le fer de lance de la défensive.

Ici, on observe un mouvement différent de ce qu'on a vu chez les attaquants : d'abord plus indifférencié dans ses responsabilités, la brigade défensive se définit de plus en plus en deux groupes, Robert Bortuzzo et Vince Dunn devenant de moins en moins présents dans les minutes dures.

Il y a en partie l'effet Bouwmeester qui est à l'œuvre. On a essayé Dunn, Carl Gunnarsson et Joel Edmundson aux côtés de Pietrangelo et ce n'est que depuis peu que Bouwmeester est revenu aux côtés de son sbire de toujours. Le bon vieux Jay a 34 ans bien sonnés, je suis curieux de voir à quel point il est encore capable de tenir le coup dans ce genre d'assignations.

Bouwmeester revenu, Edmundson semble avoir pour l'instant mérité le poste à la gauche de Colton Parayko, l'autre pilier de cette défensive. Au fur et à mesure que la troisième paire a perdu de l'importance, c'est à Parayko qu'on a transféré ces responsabilités.

À regarder aller cette formation, on comprend que Doug Armstrong, directeur général de l'équipe, pourrait souhaiter ajouter un défenseur gaucher à son top-4. Mais les Blues sont collés au plafond salarial. Pour améliorer les choses, on va donc devoir faire preuve d'imagination. En attendant ces éventuels mouvements (rien ne presse, il faut le dire), reste à voir si l'impact de l'échange de position entre Tarasenko et Steen va continuer à porter fruit. Le genre d'ajustement qu'on souhaite payant ; rien de mieux, pour une équipe, que trouver un avantage supplémentaire simplement en changeant deux joueurs de place à l'intérieur du top-6. Vu les nouveaux rôles ainsi assignés ce serait certainement le signe que la progression de Schwartz et Schenn ne se voit pas que sur la feuille de pointage, mais aussi du côté défensif.

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