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Bouchard : Et de deux…

Notre chroniqueur revient sur les deux séries qui ont pris fin dimanche

par Olivier Bouchard @oli_bou / Chroniqueur LNH.com

J'étais tellement fier de ma première ronde de prédictions, 8 en 8! Les victoires des Golden Knights de Vegas et du Lightning de Tampa Bay hier m'ont fait mordre la poussière pour deux de mes quatre prédictions et ce soir, les Capitals de Washington et les Jets de Winnipeg sont en position de confirmer mon échec total et complet en deuxième ronde. Ainsi passe la gloire du monde…

En attendant de voir si P.K. Subban remplira sa promesse de revenir à Nashville, ou encore si les Capitals vont, une énième fois, crouler sous la pression, j'aimerais revenir un instant sur les deux victoires de dimanche soir.

Tampa Bay élimine Boston 

J'avais identifié la défensive du Lightning comme point faible en début de série. C'est finalement celle des Bruins qui a craqué sous la pression. Charlie McAvoy a retrouvé sa foulée dans cette série, mais la perte de Torey Krug, blessé à la cheville, a été un coup terrible pour les Bruins.

L'autre élément qui m'a beaucoup surpris, dans cette série, c'est la tenue du trio constitué de Yanni Gourde, Anthony Cirelli et Alex Killorn. Surtout confrontés au tandem Chara-McAvoy et au trio de David Krejci, ces joueurs ont eu tout au long de la série un avantage clair aux tirs à forces égales. Même si, réunis, ils n'ont obtenu que deux buts contre un accordé à forces égales, ils ont épuisé les Bruins.

L'autre élément qui ressort ici, c'est que, même si le trio de Patrice Bergeron a dominé aux tirs contre ses couvreurs attitrés (Tyler Johnson et ses sbires), ils ont fait jeu égal aux buts (2-2) à forces égales. Privés d'un avantage aux buts tiré de leurs gros canons, les Bruins n'ont eu aucune chance.

Je me dois aussi de souligner les performances du tandem Brayden Coburn-Mikhail Sergachev, qui me semblaient suspectes. Tenus loin des deux premiers trios des Bruins, ils ont fait la pluie et le beau temps contre les deux autres lignes, et ce peu importe qui appuyait Boston en défensive. De l'autre côté, la relève n'était pas de taille, Matt Grzelcyk et Kevan Miller cassant sec une fois Krug parti à l'infirmerie.

Vegas élimine San Jose

Jumbo Joe ne sera pas venu à la rescousse, finalement.

Lorsqu'on regardait le tableau des confrontations des Bruins contre le Lightning, il était frappant de voir le vert (à l'avantage de Boston) se concentrer en haut de l'alignement et le rouge en bas.

Le portrait de la situation entre les Golden Knights et les Sharks est fort différent. Tout d'abord, on rappelle qu'à Vegas, c'est au trio de William Karlsson et au tandem Brayden McNabb-Nate Schmidt qu'on demande de prendre le gros des responsabilités défensives, ici illustrées par les différentiels de mises en jeu disputées en zone offensive et défensive. Le tableau suivant est du point de vue des Sharks; les zones vertes montrent donc quels joueurs ont disputé le plus de mises dans le territoire des Golden Knights.

 

Lorsqu'on regarde le différentiel des tirs, encore une fois du point de vue des Sharks, un constat s'impose : personne n'a réussi à traverser le trio de Karlsson de manière convaincante. Les Golden Knights terminent la série 14-9 aux buts à forces égales, le trio de Wild Bill étant de loin le plus efficace avec un différentiel de 5-1 aux buts, 73-62 aux tirs tentés.

 

Même Marc-Édouard Vlasic n'a pas réussi à les arrêter, c'est dire.

On a beaucoup parlé des performances de Marc-André Fleury, souvent spectaculaire dans cette série (ne l'est-il pas toujours?), à raison. Son pourcentage d'arrêts de ,914 (quatre buts sur 47 tirs) en désavantage numérique est particulièrement impressionnant, tout comme ses 133 arrêts (,936) à forces égales. En fait, NaturalStatTrick.com nous rappelle que Fleury a arrêté 92 pour cent des tirs de haute qualité dirigés vers lui lors de la série, déclassant à ce chapitre son vis-à-vis, Martin Jones (89 pour cent et des poussières).

Il faut remettre ces chiffres en contexte : parmi les gardiens ayant joué au moins 2000 minutes cette saison, les meneurs au chapitre du taux d'arrêt sur chances de marquer furent Sergei Bobrovsky et Antti Raanta, tous deux titulaires d'un taux de 83 pour cent. Martin Jones a, dans l'ensemble, été exceptionnellement efficace au cours de cette série, mais Fleury l'a surclassé. Une performance incroyable.

 

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