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Bouchard : À qui le trophée Norris?

Notre chroniqueur tente d'illustrer qui sont les principaux candidats au titre de défenseur de l'année dans la LNH

par Olivier Bouchard @oli_bou / Chroniqueur LNH.com

C'est une année faste pour les défenseurs offensifs. Le choix du gagnant pour le trophée Norris, remis au défenseur par excellence de la ligue, en est d'autant complexifié.

La contribution offensive est à mon sens le premier élément qui doit départager le groupe restreint de candidats pouvant prétendre à cet honneur. À deux semaines de la fin de la saison, une trentaine d'arrières ont déjà franchi le cap des 35 points. Comme toujours, il me semble pertinent de distinguer la manière dont ces points ont été obtenus.

Premier constat : les deuxièmes passes ont dopé la fiche de quelques-uns des joueurs du groupe de tête, mais le nombre de ceux-ci ayant obtenu une trentaine de points primaires ou plus m'étonne.  

On parle d'une ère où les défenseurs sont appelés à contribuer à l'attaque de manière plus systématique et ce genre de constat me semble appuyé par le nombre de contributions directes aux buts marqués.

 

J'ajoute que ces performances sont d'autant plus intéressantes à souligner que nous sommes dans une ère où la plupart des unités d'avantage numériques n'utilisent qu'un seul défenseur. Donc, moins d'opportunités de doper ses statistiques pour ces joueurs.

Pourtant, même si on classe ce groupe des meilleurs pointeurs en fonction des points obtenus à forces égales, on constate qu'une douzaine d'entre eux flirtent avec le cap des 30 points à forces égales, un score honorable pour un attaquant de top-9!

Dans ce contexte, la contribution des meilleurs pointeurs à cette position doit être nuancée si on veut avoir une meilleure idée de qui peut gagner le titre de meilleur défenseur du groupe.

Tout d'abord, s'ils obtiennent tous une quantité similaire de temps de jeu à forces égales, ces défenseurs n'ont pas les mêmes responsabilités sur les unités spéciales. Voici leur temps de jeu dans ces situations, le graphique étant classé en fonction du nombre de points obtenus dans toutes les situations; l'idée est ici de distinguer plus précisément les rôles des meilleurs en gardant à l'esprit leur rang parmi les pointeurs.

Des joueurs ayant offert des contributions offensives moins importantes ont par ailleurs eu à donner beaucoup de temps en désavantage numérique. Ces noms reviennent d'une saison à l'autre : Drew Doughty, Ryan Suter, Mark Giordano, P.K. Subban, Alex Pietrangelo, Victor Hedman… Je souligne la présence de Roman Josi et Keith Yandle dans ce groupe, deux défenseurs aux réputations plus offensives, mais qui ont, depuis quelques saisons déjà, la confiance de leurs entraîneurs dans toutes les situations du jeu.

Il faut le dire, John Klingberg et Erik Karlsson prennent un pas de recul ici face à Hedman et John Carlson, qui jouent beaucoup dans toutes les situations.

C'est une chose de jouer beaucoup, mais encore faut-il faire une différence notable. Sur le plan offensif, tous ces joueurs font plus que leur part. Mais on peut, en regardant la part de leur contribution aux différentiels de buts attendus relativement au reste de leur équipe, avoir une idée plus précise de ce qu'ils peuvent apporter au fil du jeu, et non pas seulement sur la feuille de pointage.

Voici, encore une fois classé en fonction du nombre de points qu'ils ont obtenus, comment ces différents défenseurs ont eu un impact sur la part des buts attendus de leur équipe selon qu'ils jouent en désavantage numérique ou à forces égales.

 

J'ai choisi de cibler ces deux situations parce que ce sont celles qui, à mon sens, sollicitent le plus les défenseurs dans ce qu'ils ont de particulier à faire, soit jouer en zone défensive!

On constate rapidement que peu de défenseurs contribuent positivement dans toutes les facettes du jeu. Certains affichent des scores étonnants (Morgan Reilly en désavantage numérique!), d'autres laissent deviner qu'on leur en a probablement trop demandé (Alex Pietrangelo, Keith Yandle) et les contributeurs polyvalents (Colin Miller, Jake Muzzin, Mark Giordano) se trouvent plus loin au classement des pointeurs.

À une exception près : Erik Karlsson. Le capitaine des Sénateurs, malgré une saison minée par les blessures, des moments de tumultes avec le propriétaire et, dernièrement, un drame terrible, a néanmoins encore une fois connu une campagne au cours de laquelle il s'est distingué, portant à bout de bras une équipe moribonde.

C'est un thème qui traverse à mes yeux du joueur par excellence à celui de meilleur défenseur de la ligue : c'est la saison ou sont à l'honneur les perles sises dans des écrins de carton. Au même titre que Connor McDavid, Erik Karlsson est celui qui, à mes yeux, mérite d'être reconnu comme le premier d'entre ses pairs, malgré les difficultés de son équipe.

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