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Bergevin : « Aux joueurs de trouver les solutions »

Le directeur général des Canadiens estime que la réponse aux déboires de l'équipe se trouve dans le vestiaire

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL -- Marc Bergevin affirme qu'il demeure à l'affût afin d'apporter du renfort aux Canadiens de Montréal. Mais en attendant, le directeur général estime que c'est aux joueurs de trouver des solutions aux déboires de l'équipe. 

« La réponse se trouve dans le vestiaire. C'est à eux autres. Il n'y a personne de l'extérieur qui va venir nous aider, a déclaré Bergevin, mercredi. Nous sommes tous là-dedans, ensemble. Nous vivons une période difficile. Les joueurs sont tendus, ils serrent leur bâton. Ça devient quelque chose de mental. J'espère qu'ensemble, nous allons nous en sortir en retrouvant la confiance. » 

Le message, Bergevin a précisé qu'il l'avait essentiellement livré aux joueurs avant de monter à bord de l'avion qui a ramené l'équipe de la Californie, samedi matin.  

Quelques heures plus tôt, le CH venait de subir la veille un septième revers d'affilée -- 6-2 face aux Ducks d'Anaheim. Il montrait sa pire fiche après huit matchs depuis la saison 1941-42. 

La victoire décisive de 5-1 signée mardi contre les Panthers de la Floride au Centre Bell a été comme un baume sur les plaies toujours vives de l'équipe. 

Le Tricolore occupe le dernier rang de l'Association Est, avec cinq points, avant de recevoir la visite des Kings de Los Angeles, jeudi (19 h 30 HE; RDS, TSN2, FS-W). 

« C'est certain que nous ne sommes pas satisfaits de notre fiche », a affirmé Bergevin qui a rencontré les journalistes après la séance d'entraînement de l'équipe. « Mais il faut mettre les choses en perspective. La saison dernière, nous avions commencé avec une fiche de 12-1, puis en janvier nous avons conservé un dossier de 4-10 ou quelque chose de semblable. Donc des hauts et des bas, il y en a dans la Ligue nationale. » 

C'est uniquement que le passage à vide cette saison se produit dès le début et le périple sur la côte ouest américaine, où le CH n'a historiquement jamais de succès, n'a fait qu'amplifier les choses. 

Pour Bergevin, l'équipe n'a pas joué de chance au cours de plusieurs matchs et sa confiance s'en est trouvée grandement affectée. 

« C'est une affaire de confiance, a-t-il argué. Mardi par exemple contre les Panthers, nous connaissons un début chancelant. Ça se replace quelque peu, mais on rechute après le but des Panthers tôt en deuxième période. Nous ne sommes plus capables de faire une passe de 10 pieds. Nous marquons par la suite deux buts en supériorité numérique et l'équipe est complètement métamorphosée. C'est pour ça que je dis que c'est une affaire de confiance. » 

Bergevin a dit qu'il veut bien aider le groupe, lui qui dispose d'une marge de manœuvre financière de 8,5 millions $, mais que c'est difficile de le faire à ce stade de la saison. 

«Il n'y a personne qui va me donner un joueur qui peut faire une différence. Les équipes ont besoin de leurs bons joueurs. Les solutions doivent provenir du vestiaire. C'est certain que si je peux améliorer l'équipe, je vais le faire. C'est ce que je tente de faire depuis que je suis en poste et ça ne changera pas. » 

Les Canadiens s'enfoncent dans un trou duquel il leur sera difficile de s'extirper, s'ils ne redressent pas la barre sous peu. 

« Je ne projette pas dans six mois. Je m'attarde uniquement au prochain match », a-t-il réagi quand on a sondé son niveau d'inquiétude. « C'est ce qui est important. Tu ne dois regarder le haut de la montagne, tu dois la monter une étape à la fois. Le plus important pour nous, c'est le match de jeudi contre une équipe qui connaît un excellent début de saison. » 

Bergevin a assuré n'entretenir aucun regret quant aux mises sous contrat qu'il a faites au cours de l'été. 

« Pas du tout », a-t-il lancé sur un ton sans équivoque. 

Pour la première fois depuis son arrivée en poste en 2012, Bergevin est la cible de critiques. Il a dit bien composer avec la situation. 

« Ça vient avec le poste. Je ne suis pas certain que c'est la première fois, a-t-il répondu. Honnêtement, je ne peux pas m'arrêter à ça. Je ne me lève pas le matin en me demandant qui me critique ou qui ne me critique pas. Ça fait partie du métier. Toute mon attention est portée sur l'équipe. Ça ne change rien à mes activités quotidiennes. »

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