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Bergeron n'avait pas d'inquiétude quant à la réussite de son retour

LNH.com @NHL

MONTREAL - Patrice Bergeron n'est pas surpris d'avoir tôt fait de retrouver la forme et son synchronisme, à la suite d'une absence de tout près d'un an découlant de la sévère commotion cérébrale qu'il a subie le 27 octobre dernier.

"C'est rassurant de voir que ça va bien, même si je n'avais pas réellement d'inquiétude", a affirmé l'attaquant québécois des Bruins de Boston, mercredi matin.

"J'étais déjà rassuré au camp d'entraînement parce que je me sentais très bien. Je savais que l'été avait été bénéfique pour moi, qu'il m'avait permis de récupérer et de retrouver mes forces."

Dans les deux premiers matchs des Bruins en saison régulière, avant celui de mercredi, Bergeron a amassé trois passes. Il forme un trio en compagnie de Marco Sturm et de Phil Kessel.

"Je suis satisfait jusqu'à maintenant, mais il y a place à l'amélioration. Il y en a toujours. Je n'ai pas le sentiment d'accuser du retard sur le jeu. C'est bon pour la confiance d'avoir des chances de marquer, et j'en ai."

Bergeron, âgé de 23 ans, a dissipé les doutes quant à son état de santé dès l'ouverture du camp. A son premier match préparatoire contre le Canadien, le 22 septembre, il avait très bien paru.

"Les matchs hors-concours m'ont permis d'apporter les ajustements nécessaires en plus de me réhabituer au style de vie d'un hockeyeur, a-t-il noté. Le premier match s'était bien déroulé, mais mon positionnement sur la glace n'était pas au point A mesure que j'ai disputé des matchs, j'étais moins hésitant et j'utilisais davantage mon instinct.

"Jouer a été positif et je me sens très bien. J'ai travaillé tellement fort pendant l'été, tant physiquement que mentalement."

Avec le recul, le patineur natif de L'Ancienne-Lorette constate que les Bruins ont pris une sage décision en ne faisant pas appel à ses services en séries éliminatoires, le printemps dernier.

"Si ça n'avait été que de moi, j'aurais joué en séries, a-t-il mentionné. Mais l'équipe a sans doute bien agi et c'était la meilleure décision pour moi. J'étais 12 livres en deçà de mon poids normal. C'aurait été difficile en séries. De toute façon, ça ne sert à rien de poser la question parce que c'est chose du passé. Je suis uniquement content d'être de retour."

Optimiste

Se réjouissant du vent de stabilité qui souffle enfin au sein de l'organisation, Bergeron envisage la saison qui vient de s'amorcer avec optimisme.

"Je suis confiant, a-t-il dit. On a des jeunes qui montrent de belles choses ainsi que de bons vétérans. Ca fait trois ans que l'équipe garde le même noyau. C'est important parce que ça facilite la bonne entente entre les gars, sur la glace et à l'extérieur. Et les jeunes qui se greffent vont renforcer cette stabilité parce qu'ils seront là pour longtemps.

"A mes premières saisons quand je me présentais au camp, on aurait dit qu'on avait changé toute l'équipe."

Avec Claude Julien à la barre pour une deuxième saison, les Bruins ont retrouvé leur mordant. Ils sont redevenus l'équipe vaillante et hargneuse qui vend chèrement sa peau, fidèle à la réputation qu'ils avaient à l'époque des "Big Bad Bruins".

"On doit constamment redoubler d'ardeur et préconiser un style physique, a résumé Bergeron. On ne peut pas se fier qu'à notre talent pour connaître du succès. On doit travailler d'arrache-pied."

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