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Bergeron explose avec quatre buts pour les Bruins

L'attaquant égale un sommet en carrière avec cinq points contre les Hurricanes

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

BOSTON - Il n'y avait que la moitié de la rencontre de jouée, mais déjà, Brad Marchand et David Pastrnak échafaudait un plan. Ils avaient vu les casquettes voler sur la patinoire, s'étaient fait l'accolade à maintes reprises et avaient célébré les quatre fois où Patrice Bergeron a déjoué les gardiens des Hurricanes de la Caroline. Mais ils en voulaient plus.

« On espérait l'aider à en marquer six, a avoué Marchand. Ça n'a pas fonctionné. »

Il ne s'est pas rendu à six. À la place, Bergeron a dû se contenter de quatre, un sommet en carrière pour le joueur de centre, qui a aussi égalé un record personnel avec cinq points dans la victoire de 7-1 contre les Hurricanes samedi.

Comme l'entraîneur-chef Bruce Cassidy l'a souligné, « il en a obtenu quatre. Il aurait peut-être pu en marquer six. Il a eu beaucoup d'occasions de qualité. »

La voix de Bergeron était rauque après la rencontre, mais ce n'était pas à force d'avoir crié ou célébré - quoiqu'on lui aurait pardonné si ça avait été le cas. Ce n'est pas le style de Bergeron et ça ne l'a jamais été. Sa voix était enrouée en raison d'un virus, une maladie qui a fait de lui l'un des joueurs les plus heureux que le match de jeudi contre les Panthers de la Floride soit remis en raison de la tempête de neige dans la région.

« Je ne me sentais pas très bien ce jour-là », a admis Bergeron.

Ça lui a laissé le temps de se reposer, de se remettre sur pied et d'être prêt pour les Hurricanes.

« C'est vraiment impressionnant, a dit Marchand. Trois buts, c'est déjà énorme, mais quand tu peux en marquer quatre c'est encore mieux. C'était génial d'en faire partie et de voir le match qu'il a connu. »

Malgré cela, selon Marchand, « les Jeux olympiques, la Coupe Stanley et juste le fait qu'il soit Patrice Bergeron sont supérieurs à cela. »

Il s'agissait du premier tour du chapeau de Bergeron depuis son premier en carrière, le 11 janvier 2011 contre les Sénateurs d'Ottawa, et la première fois en presque deux décennies qu'un joueur des Bruins marquait quatre buts dans un même match. Dave Andreychuk avait réussi l'exploit le 28 octobre 1999 contre le Lightning de Tampa Bay.

C'est aussi la première fois que Bergeron réussissait un tel tour de force depuis l'âge de 16 ans. Mais ce n'est pas la manière dont ses coéquipiers mesurent ses succès.

« Ce n'est pas seulement les matchs comme ce soir, c'est tous les soirs, a expliqué le capitaine des Bruins Zdeno Chara. Il en fait tellement pour cette équipe, cette organisation. Chaque soir, il travaille extrêmement fort, il joue sur les 200 pieds de la patinoire et il fait toutes les petites choses auxquelles on s'attend de lui à chaque match. »

« Je suis très heureux pour lui qu'il ait connu cette soirée. Il a été récompensé en marquant de superbes buts et en réalisant de beaux jeux. Tu ne peux qu'être heureux pour un joueur comme lui, qui donne tout à l'équipe. »

Les Bruins montrent un dossier de 8-0-2 au cours des 10 derniers matchs, de 11-1-2 dans les 14 plus récents et de 17-3-2 au cours des 22 derniers. Ils ont gagné de différentes manières grâce à plusieurs joueurs et unités. Ce ne fut pas toujours le trio de Bergeron, la première ligne des Bruins. L'effort est venu de tout le groupe.

« C'est bien pour ce trio, a dit Cassidy. Je leur ai dit dans le vestiaire qu'ils étaient probablement tannés d'entendre parler de la production de [Sean] Kuraly et de [Riley] Nash, alors ils ont pris les choses en mains. »

Ils ont marqué, marqué et encore marqué.

Le premier but de Bergeron est survenu en désavantage numérique à 3 :14 de la première période lorsqu'il a décoché un tir du côté de la mitaine du partant Cam Ward, qui a été retiré du match après avoir donné deux buts sur deux tirs 5 :43 après le début de la rencontre.

Après que Nash, Pastrnak et Jake DeBrusk eurent poursuivi le travail, Bergeron a marqué ses trois autres filets contre Scott Darling. Son deuxième est survenu à 14 :34 du premier engagement, du haut du cercle droit, et son troisième a fait voler les casquettes à 5 :36 du deuxième vingt.

Le quatrième, qui a fait de Bergeron le 16e joueur des Bruins à marquer autant de buts dans un match, est venu à 10 :45 de la deuxième période. C'était le cinquième point de Bergeron et le quatrième de Marchand. Trois d'entre eux étaient des passes décisives sur les trois premiers filets de Bergeron.

« Ils étaient beaux à voir jouer quand ils avaient la rondelle, a affirmé Cassidy à propos du trio qui inclut aussi Pastrnak. Ils se retrouvaient souvent près du filet avec des tirs de haute qualité dans l'enclave. C'est formidable de voir Bergy prendre ses tirs de là. Mais si vous êtes souvent au Warrior [Ice Arena] (pour les pratiques), vous verrez qu'il travaille à dégainer rapidement lors de chaque entraînement matinal. »

C'est l'une des raisons pour lesquelles il est si bon et son unité fonctionne si bien.

C'est une ligne au sein de laquelle la chimie opère presque toujours dans une équipe où tout baigne.

« Ils sont la meilleure unité dans le hockey, a mentionné le défenseur Torey Krug. Lorsque tu les as dans ton équipe et qu'ils sont en forme, tu ne fais que leur remettre la rondelle et les laisser faire le travail. C'est évidemment très agréable de les voir jouer. »

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