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Babcock louange la passion qu'avait Gordie Howe

« Il a profité au maximum de son temps passé sur la Terre et il a touché la vie d'une multitude de gens », selon l'entraîneur des Maple Leafs

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

Mike Babcock en était à sa première saison à la barre des Red Wings de Detroit, en 2005-06, quand une légende est entrée dans son bureau au Joe Louis Arena.

Gordie Howe n'avait pas aimé ce qu'il avait vu un joueur faire au banc des Red Wings durant le match. Il voulait le faire savoir à Babcock.

« Il s'est assis dans mon bureau et il a dit, 'Je n'ai pas aimé la façon dont un de tes gars riait sur le banc', a raconté Babcock, qui est maintenant l'entraîneur des Maple Leafs de Toronto. Je lui ai demandé, 'Vous pouvez vous en occuper ?' Il m'a répondu, 'Ne t'inquiète pas, c'est déjà fait'.

« J'avais le sentiment à l'époque qu'il valait mieux que ça vienne de lui, et évidemment il voyait les choses de la même façon. C'est pourquoi il s'en est occupé. Je suis certain qu'il a fait une forte impression. »

Babcock s'est souvenu de cette anecdote, vendredi, alors que la famille des Red Wings et le reste du monde du hockey pleuraient la mort de « Monsieur Hockey ».

Howe est décédé vendredi. Il était âgé de 88 ans.

Babcock a dirigé les Red Wings pendant 10 saisons, de 2005 à 2015, et il a remporté la Coupe Stanley en 2008. Mais c'est bien avant cela qu'il a appris à connaître Howe, soit durant son enfance alors qu'il vivait près de Saskatoon, en Saskatchewan. La mère de son ami était la sœur de Howe.

« J'ai connu Gordie quand j'étais tout jeune », a souligné Babcock.

Mais c'est quand il s'est retrouvé entraîneur des Red Wings que Babcock a constaté à quel point Howe avait la passion du hockey.

« C'est une bonne, bonne personne, a-t-il dit. Il était en amour avec sa famille, avec ses fils comme pas un. Ce gars-là a profité au maximum de son temps passé sur la Terre, c'est le moins qu'on puisse dire, et il a touché la vie d'une multitude de gens. »

Y compris celle du fils de Babcock, Michael, qui vient de compléter sa première saison au poste d'attaquant au Merrimack College à North Andover, au Massachusetts.

« La première fois que [Howe] a rencontré mon fils, il lui a serré la main, lui a donné un coup de coude à la tête et lui a dit, 'Essaie de ne pas perdre la tête', a raconté Babcock. Mon fils l'a écrit sur Twitter aujourd'hui, en fait. Je n'avais pas réalisé quelle impression ça lui avait fait jusqu'à ce que je lise son gazouillis. Mon fils a 21 ans maintenant, alors il devait avoir 10 ans à l'époque.

« [Howe] était ce genre d'homme. Il mettait les gens à l'aise. Il était formidable avec les partisans et il les appréciait. C'était tout simplement une bonne, bonne personne qui adorait raconter des histoires. Et, comme M. [Ted] Lindsay, il avait le logo des Red Wings tatoué sur le cœur. »

Babcock a dit avoir beaucoup appris de Howe. Mais ce qu'il retiendra d'abord et avant tout, c'est la passion qu'il éprouvait pour les Red Wings et le hockey.

« Quand tu côtoies M. Lindsay ou M. Howe, tu apprends ce qu'est la passion pour le hockey, a noté Babcock. C'est quelque chose de très spécial quand tu finis par comprendre que ces gars-là ne sont pas des grands du sport parce qu'ils se définissent par leur talent ; ils sont des grands du sport parce qu'ils sont motivés par la passion. C'est impossible de devenir un des meilleurs au monde dans ce que tu fais sans passion parce que sinon, jamais tu ne travaillerais assez fort pour t'améliorer. C'est ce que ces gars-là ont que les autres n'ont pas. »

Cette fois-là dans son bureau, il y a 11 ans, était la première fois que Babcock voyait à quel point Howe était passionné. Il a appris à l'apprécier au plus haut point.

« Le gars sur le banc a ri ou quelque chose du genre quand nous étions en arrière au score, et [Howe] est allé le voir et lui a dit, 'Ce n'est pas comme ça qu'un joueur des Red Wings se comporte', a relaté Babcock. Je ne peux pas vous donner plus de détails parce que je ne veux pas déformer la réalité, mais c'est surtout l'idée, la façon de faire. »

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